samedi 29 février 2020

La comédie absolue de la réforme des retraites



Une réforme/régression imposée par les GOPE de l’Union Européenne. Une de plus, et pas la dernière. Qui va en mettre un paquet de plus dans la misère à terme sur fond de plus de 9 millions de pauvres en France, dont tant et tant de personnes âgées ayant travaillé toute leur vie mais qui ne peuvent plus se nourrir normalement en 2020.

Des opposants à ladite régression qui maintiennent leur désir de demeurer dans ladite Union
Européenne vu que sortir de l’UE, électoralement et médiatiquement parlant, ça équivaudrait d’après les sondages et l’état d’une opinion qui rejette encore le retour à la souveraineté pleine et entière à leur mort politique. Et qui continuent à nous faire croire qu’une fois élus ils parviendront à transformer l’Etoile Noire de l’intérieur.

Un Macron-candidat qui prend des engagements sur le sujet des retraites qu’il rompt après son élection sans vergogne.

Une interminable et inutile comédie de concertation avec des syndicats cousue de fil blanc pilotée par un homme dont les conflits d’intérêt avec le monde de l’assurance privée pullulent.

Le patron d’un énorme fond de pension US reçu sitôt Macron élu à l’Elysée en grande pompe puis décoré en tout début d’année de la Légion d’Honneur.
Une grosse entourloupe autour de la question de l’âge pivot qui fait rentrer dans le rang le plus Pinocchio des syndicats.

Un texte dont le caractère amateuriste et ni fait ni à faire est dénoncé par le Conseil d’Etat, ce qui ne change strictement rien.

Des mensonges à tout bout de champ du gouvernement un à un démontés et qui donnent lieu à la répétition ad nauseam de ses mantras sans jamais aucune réponse sur le fond des lièvres soulevés.

Un flou artistique absolu sur la question du financement comme du montant des pensions à terme que tout-un-chacun peut espérer.

Une réforme universelle prétendument merveilleuse sur le plan social qui au fil de l’eau multiplie sous la pression de corps sociaux pouvant déstabiliser le pouvoir de miraculeuses exceptions.

Des manifestations record sur lesquelles le pouvoir s’assied et envoie ses forces de l’ordre matraquer aveuglément.

Un matraquage médiatique ahurissant qui reprend les éléments de langage du pouvoir.

Une opposition parlementaire qui multiplie par milliers des amendements bidons conduisant à ce que le débat ne puisse avoir lieu sérieusement. Et qui pousse effectivement la majorité à utiliser le 49.3.

Un passage en force que Mélenchon et les siens dénonceront bien entendu comme une atteinte inadmissible à la démocratie et aux parlementaires. Sachant qu’ils ont tout fait pour qu’on en arrive là.

Un RN comme toujours aussi peu présent et actif, sauf à la TV.

Un président qui réfléchit déjà à l’étape de casse sociale suivante et qui se sera bien gardé de se mettre en avant sur le sujet. Préférant surfer sur la démagogie en trompe l’œil en multipliant les discours creux avec sa prétendue lutte contre l’islamisme radical et son prétendu engagement écologique.


vendredi 28 février 2020

Manu au cul des vaches ! (extrait de MACARON ET LES CANARIS - sortie mars 2020)



Après le Cricrif, le cul des vaches ! Eh oui, Président des Riches, c'est un métier, d'acteur s'entend, avec des classiques et des scènes aussi récurrentes qu’obligatoires. Au baiser de la babouche cacher de Kalifat succéda donc pour notre bien-aimé monarque quelques heures à la Porte de Versailles dans les allées d'un salon où ça sent bon le purin labelisé FNSEA.

Poudré, maquillé et parfumé, la chemise blanche immaculée et la cravate droite, Manu, huit heures pétantes, fut donc lâché par Maman Brigitte avec deux cent gorilles de Castener à ses bottes au Salon de l'Agriculture. Où s'agglutinaient déjà tous les cul-terreux de ce royaume dont notre Auguste Suzerain ne connait guère que les beaux quartiers des grandes villes, mais certainement pas les bourgs, encore moins les campagnes, les champs, les prés et les étables.
Accueilli comme il se doit par des quolibets, des lazzis et de drôles de vêtements jaune fluorescents, le Monsieur Propre de la Politique demanda à son service de CRS de bien vouloir faire déguerpir la piétaille et de bien passer de la javel avant que de poser un bout de mocassin dans les allées.
On poussa ainsi les gueux vers la sortie pour mieux les remplacer par de braves et honorables citoyens, en l'occurrence des militants du Parti Présidentiel, ici conduits sur deniers publics depuis les XVIème et XIVème arrondissements. Lesquels acclamèrent comme il se doit Son Imberbe Seigneurie sous les caméras de BFM, la Télé du Ministère de la Vérité préférée des gens qui ne sont pas des riens et des moins que rien, et qui plutot qu'errer sans but dans les gares prennent des trains.
Rassuré par ces déferlements d'amour aussi transis que matinaux – le sentimentalisme macroneux est telle la gaule du matin, il surgit dès le réveil et fait de son sujet un authentique porte-manteau -, notre Jupi ne touchant plus Terre put s'en aller dans les allées tâter de la vache LREM, de la brebis Modem et du perdreau macroneux. Des plumes, des poils – ça change de ceux de Benalla – et de gentils électeurs aussi, assez polis pour faire avec lui des selfies.
Quelle belle France Potemkine que voilà, songea notre Pinochet de poche, avant que de monter sur un trépied dispenser Sa Bonne Parole devant les caméras amoureuses de ses neuf amis Propriétaires des Médias et Bienfaiteurs de l'Humanité.
S'éclaircissant la voix non sans avoir nettoyé ses naseaux cocaïnés avec un peu de sel de mer, Sa Généreuse Suffisance entama alors la lecture du PowerPoint défilant sous ses yeux et déclama avec entrain son amour de la terre et des cul-terreux. D'où il ressortit que le glyphosate, cette sympahique substance tout récemment à nouveau autorisée par les députés de Son Oublieuse Majesté, serait prochainement éradiquée de nos vignobles. Que le Bio non dégradable deviendrait croix de bois croix de fer l'alpha et l'oméga de nos assiettes. Et que la PAC nous sauverait de tous nos maux-santo grâce à une action conjointe avec notre cher partenaire allemand,  spécialiste de l'agriculture intensive et du non respect de la biodiversité. Tenez bon, harangua le Grand Mamamouchi des Terroirs, la Transition Ecologique mes enfants, y'a que ça de vrai, sauvons la planète et on ira tous au paradis !
Ayant achevé sa péroraison écologique sous un tonnerre d'applaudissements, le Petit Chose descendit de son carton surélevé afin de poursuivre son oraison dans les allées, suivi par d'amoureuses caméras, et ainsi côtoyer de près les CSP+ castés par son staff RSCG de communicants.
Nous eûmes droit à une séquence déchirante reprise en boucle sur tous les JT. Un agriculteur retraité et handicapé larmoyant dans les bras de notre bien-aimé égorgeur, lequel, retardant généreusement l'heure de l'exécution, lui refourgua quelques tickets de réduction et quelques théatrales paroles de réconfort transpirant l'empathie. Emu, le presque mort s'en alla pleurer dans les bras du roitelet. Lequel, à peine le dos tourné, commanda aussitôt à ses équipes un nouveau costume, celui du jour ayant été maculé de la bave d'un crapaud pas même capable de s'en acheter un de marque sur ses propres deniers.
Après des heures et des heures à tournicoter tel un Zébulon d'allée en allée, à tater de la croupe et à ânonner des banalités, notre brillant acteur de telenovela arrivant sur la fin de sa propre batterie fut enfin rangé par ses gorilles dans sa CX aux vitres teintées et réexpédié à Dame Brigitte.
Laquelle, aussitôt le colis réceptionné, l'envoya au pressing et à la désinfection. Après l'orgie de houmous de la veille, devoir supporter un mari sentant l'étable, non merci !


Macaron veut débattre avec les canaris !



Que le spectacle continue !

Et voila que le petit monarque, à quelques semaines des municipales, remet une piécette dans le cochonnet. Et de proposer au débotté de recevoir une heure en son palais une délégation de ces canaris qu’il méprise, ignore et fait matraquer depuis presque un an et demie. 

Evidemment, certaines des figures médiatiques que nous connaissons répondent déjà présents. Macaron leur concède du bout des lèvres une petite heure de rien du tout après 67 semaines à faire le sourd et le coup du mépris volontairement, et on en trouve pour accourir alors qu’il se fiche ouvertement de la gueule de tout le monde sans même se cacher ! 

Ils iront donc au palais avec leur cahier de réclamations émanant de la base. Sur lequel Macaron s’était déjà assis après 3 mois de débat à nos frais avec son nombril l’an dernier juste avant les européennes. Pourquoi donc accorderait-il aujourd’hui ce qu’il leur refusa hier ? Et surtout, pourquoi perdre une heure à aller lui donner le change ? Comment se fait-il qu’après tout ce temps passé à se battre contre des moulins à vent ces 3 là n’aient toujours pas compris à qui ils avaient affaire (je ne parle pas du pantin Macron mais des tireurs de ficelles) et qu’avec ce pouvoir-là, négocier ou débattre est stérile et ne conduit à rien de tangible ? Ils ne savent donc toujours pas que la Présidence de la République est une simple vitrine et que le pouvoir est ailleurs ?

Rappelons que ces leaders médiatiques (sincères et honnêtes tous trois, là n’est pas le sujet) sont très décriés par une partie de leur base, pas tous de la même façon, pas par les mêmes, chacun a ses préférences mais personne ne fait l’unanimité. Avec ces trois là, qui ont chacun leurs qualités, on sait d’entrée de jeu qu’un certain nombre de sujets de fond dont je ne vous ferai pas la liste ne seront pas abordés. Avec Wilson et les GJ Constituants (qui eux seraient allés débattre à l’UE, rue Cadet, au Crif, ou au siège de Blackrock mais pas rue du Faubourg Saint Honoré), ç’aurait eu de la gueule, Macron aurait surement passé un sale quart d’heure, mais là il est sur un parcours balisé, il ne prend aucun risque, il n’a que des points à prendre.

Les gilets jaunes (leurs pseudo-représentants) réclament par ailleurs que les échanges soient filmés (avec diffusion simultanée chez Hanouna ?). Je ne serais pas surpris que Macaron leur réponde chiche, ce serait dans son intérêt. Comme il est loin d’être sot et qu’il est friand de communication et que sur ce registre il a ce qui s appelle du métier et de la répartie, il se montrera particulièrement affable sur la forme, prendra une mine concentrée et faussement respectueuse quand Boulo ou un autre déroulera son argumentaire (imaginons les gros plans du monarque qui prend des notes avec un Mont Blanc, le regard habité ...), bottera habilement en touche sur tel aspect, renverra ses interlocuteurs vers le gouvernement sur tel autre (« ça c’est pas Bibi que ça concerne »), concèdera quelques cacahouètes en restant dans les généralités, feindra de reconnaitre qu’il a eu tort à telle occasion, fera avec le sourire quelques petites provocations en mentant effrontément comme il sait si bien le faire histoire de tester les nerfs de ceux qui lui font face, et les raccompagnera jusqu’en bas des marches de l’Elysée. 

On échangera alors des poignées de main devant les caméras de BFM en se donnant rendez vous pour dans quelques mois, Macron comme les GJ-canal officiel auront leurs images, tout le monde sera content sur le moment ... Ça fera l’ouverture des JT, nos présentateurs vedettes parleront d’évènement et tartineront à tort et à travers sur le nouveau visage du Macaron. Et puis tout retombera comme un soufflé après le scrutin !


mercredi 26 février 2020

Bande de tisémites ! (extrait de MACARON ET LES CANARIS - sortie mars 2020)



80 tombes profanées dans un cimetière juif en Alsace. Le retour de Carpentras, la veille des marches du 19 février à 19 heures contre l’insupportable montée des actes antisémites en France.

74% de plus en 2018 qu’en 2017, nous serine t-on à longueur d’antenne, le chiffre en effet en soi fait frémir.

Tout racisme est évidemment à proscrire et est condamnable. Notamment, cela à mes yeux ne fait nullement question, l’antisémitisme. Un terme auquel je préfère de beaucoup et substitue celui de judéophobie, tous les juifs n’étant pas sémites et beaucoup de sémites n’étant pas juifs, les palestiniens notamment.

74% d’augmentation d’actes judéophobes d’une année sur l’autre, donc. Ceci étant posé, réfléchissons sereinement.

Si on ramène ce pourcentage de 74% en unités comptabilisées, on passe de 300 en 2017 à 500 en 2018. Sachant que l’on comptabilise non pas des actes antisémites avérés – c’est-à-dire prouvés être de nature anti sémite après enquête – mais des plaintes déposées, autant traitées que non traitées par la justice et qualifiées comme tel lors des dépôts de plainte par les plaignants eux mêmes.

Ce qui n’est pas exactement la même chose. Un restaurateur de la rue des Rosiers mettant le feu à son propre établissement pour toucher la prime d’assurance, et s’abritant derrière un acte antisémite, rentre donc dans cette logique de comptage. Après tout, ça s’est déjà vu, et pas quune fois, cette entourloupe ! Souvenez-vous, un exemple parmi tant d’autres, cette histoire de la mythomane du RER D. Une fille prétendument agressée par des judéophobes parce que juive. A l’époque, les médias avaient tartiné à chaud une semaine durant sur ce même sujet de l’antisémitisme, avant de timidement rétropédaler, sans faire aucun mea culpa.

Ce chiffre de 74 % … On omet de rappeler la forte baisse des actes en question en 2016 par rapport à 2015 et 2014. On était alors passé de 800 actes entre guillemets à … 300 ! Je n’ai pas souvenir en 2016 d’une campagne médiatique sur la baisse significative des chiffres liés à la même cause nationale.

Bref les chiffres, quand on n’a pas le thermomètre dans les mains, on les agite quand on veut et on leur fait dire ce qu’on veut.

Ajoutons 80 tombes juives profanées. Carpentras, souvenez-vous, même histoire. Une marche avec Mitterrand qui défila en tête de cortège, Le Pen et ses nazillons désignés comme coupables, plus jamais ça etc. Sauf que Le Pen et le FN, les épouvantails de service habituels, l’enquête le prouva bien plus tard, n’y étaient strictement pour rien. 
On peut donc avec le recul prudemment préférer à cette excitation politico médiatique qui flaire bon l’instrumentalisation et la diversion la simple application du principe de précaution et l’attente que toutes les enquêtes soient effectuées et que tous les coupables soient désignés par la justice pour se forger un avis éclairé sur la réalité de cette terrible augmentation des actes antisémites en France.

Avant les 80 tombes et les 74%, nous avions eu droit à une multiplication en un temps record de tags antisémites, à l’arbre d’Ilan Halimi, enfin à trois excités qui avaient aspergé de noms d’oiseaux notre cher philosophe adepte du racisme décomplexé envers les noirs, les arabes et les antillais que je ne vous présente plus.
Ça fait beaucoup en très peu de temps, et depuis, le soufflé est mystérieusement retombé comme par magie.

Finkie a désigné Soral, l’islamisme et l’extrême gauche, bref ses têtes de turc de toujours, comme les véritables coupables de sa prétendue agression, et refuse de porter plainte. En parallèle, son compère BHL, toujours dans la nuance, désigne les canaris dans leur globalité comme ayant l’antisémitisme au CŒUR de leur démarche.

Nous y voilà, BHL a finalement parfaitement résumé le baratin culpabilisateur et évidemment mensonger que l’oligarchie nous ressort au moment où ils n’avaient plus trop de munitions. Le grand débat débile de Macron fait un flop, la liste bidon des Gilets Jaunes s’auto-flingue, les canaris ont boudé le cirque Hanouna, leurs pseudo représentants un à un se font de plus en plus démasquer dans les manifs et sur les réseaux, les sondages bidons sur la cote de popularité de Manu en hausse font se gondolier les gens, bref, rien ne prend.

Donc antisémitisme et chaud ananas, le tube star maison censé mettre tous les canaris au garde-à-vous. L’accusation d’être du côté obscur de la force. Le truc qui met tous les partis d’accord, Madame Le Pen incluse, sur le dos des gueux à qui on fait un cours de morale accéléré. Bande de vilains fascistes, sales chemises brunes, au secours la peste revient, à moi la République !

Alors tels des petits pois recouverts d’un brassard bleu blanc rouge, nos sympathiques et désintéressés élus s’en vont dans les rues chanter les belles valeurs de la République Française, défenderesse de cette communauté que certains organes censés la représenter enfoncent chaque jour en la victimisant à outrance pour se faire mousser sur son dos.

Le quidam de confession juive de base est devenu le dindon de cette farce ripoublicaine. Lui, comme tout-un-chacun, n’aimerait rien tant que vivre paisiblement, il a les mêmes problèmes de pouvoir d’achat que les manifestants en jaune fluo, d’ailleurs il se mêle à eux, ce qui est normal, c’est un français au même titre que tous les autres. Sauf que le CRIF et la LICRA en ont décidé autrement, et les politiciens et les chiens de garde médiatiques tout autant.

Non, tu n’es pas comme tous les autres, tu es à part parce que de telle confession, d’entrée de jeu ta copie on te donne la moyenne d’office.

Quelle belle manière que de les désigner, eux qui n’ont rien demandé, comme les chouchous de la maitresse, qu’automatiquement certains vont détester. S’il fallait résumer la désastreuse conséquence de l’instrumentalisation de la judéophobie ce serait ça. Sous couvert de victimiser certains, parvenir au résultat inverse tout en se faisant mousser sur leur dos.

Nos Pinocchio s’en vont défiler avec un missel de bien pensance sirupeux et une histoire de la seconde guerre mondiale à colorier sous le bras. Etoiles de David et croix gammées, on n’en sort pas, ils ne le souhaitent pas. Parler d’avant hier permet de taire ce qui en 2019 fâche. Donc marches puis diner au CRIF de la marionnette Rothschild, tweets à foison et grandes envolées pleurniche recopiées sur celles des marches précédentes.


jeudi 20 février 2020

Avant propos de mon prochain livre : Macaron et les canaris



Il avait promis une révolution, un renouvellement de fond en comble de la vie politique. Il prétendait être l’incarnation du nouveau monde - rien que ça. La presse, réunie dans une suspecte unanimité de classe, nous chanta des mois durant sa geste avec des trémolos dans la voix. Chaque jour, on le qualifiait de nouveau roi de l’Europe, de chef des progressistes, de sauveur de la planète. On vantait sa jeunesse, sa modernité, ses talents de communicant, de manager. Lui même alla jusqu’à s’auto qualifier de Maitre des Horloges, puis, sans rire, de Jupiter.
Un an et demie durant, depuis les quatre coins du monde et de l’hexagone, ne mettant tel un enfant roi surpuissant guère de filtre dans son expression publique, il lâcha, régulièrement, ses méprisantes saillies sur une partie plus que significative, en fait majoritaire, de ce peuple de France qu’il tenait pour des riens et des moins que riens, silhouettes se confondant à ses yeux dans l’anonymat des gares à des rebuts de la société marchande, alcooliques, fainéants, séditieux, illettrés, fumant trop, coutant un pognon de dingue. Totalement décomplexé, le poulbot de la maison Rothschild ne s’interdisait alors rien.
Jusqu’à ce que, par dizaines de milliers, ces gueux de la France péri-urbaine, ceux qu’il ignorait, ces déclassés tirant en silence la gueule de plus en plus depuis au moins deux décennies, se rappellent à lui. Et cassent en deux son jouet.
Ceux qu’affectueusement j’appelais les canaris sortirent donc de leurs cages, se rassemblèrent sur des ronds points dans nos provinces, puis dans d’immenses manifestations. Les taiseux de toujours, victimes de cette mondialisation heureuse de la start up nation incarnée par le banquier d’affaires Emmanuel Macron, s’étaient enfin réveillés. Quelque chose s’était soulevé depuis le ventre du pays, qui depuis ne s’est point rendormi.
Ce mouvement que j’analysai, avec quelques autres, comme ayant été possiblement créé et mis en avant par l’oligarchie pour semer les germes de la discorde et de la guerre civile et donc conduire à l’instauration de nouvelles lois liberticides, fut telle la créature de Frankenstein dans un certain nombre de ses actions incontrôlable, et échappa à ses instigateurs. Loin d’être sots, certains de nos canaris, dépassant après quelques mois les figures mises en avant de ces agents de crise qu’étaient leurs soit disant représentants médiatiques et ne se laissant récupérer par aucun parti et aucun syndicat, quittèrent le vase clos de la seule problématique du pouvoir d’achat et de la réécriture d’une nouvelle constitution ne remettant pas en cause le système, à savoir la république française et ses affiliations réelles. Sur les réseaux et entre eux, ils échangèrent, s’informèrent par eux-mêmes, partagèrent, et finirent, tels les Gilets Jaunes Constituants que je salue, à soulever puis comprendre un à un les sujets majeurs, à débusquer les vérités cachées, à désigner les tireurs de ficelles tout en haut du castelet, à tacher de décrypter les codes d’un système faussement démocratique, et à commencer à imaginer un autre monde. Pédocriminalité des élites, sexualisation des enfants, réseaux de pouvoir souterrains commandant les politiciens, création des dettes iniques et asservissement économique des peuples, institutions supranationales contrôlées par le pouvoir de l’argent, dangers mortifères de la 5G, des vaccins, des compteurs dits intelligents ou de l’intelligence artificielle, pillage des ressources de l’Afrique et enjeux pour l’élite des vagues migratoires, dessous des cartes des guerres au Proche Orient, camps FEMA, guerres bactériologiques, rôle de Big Pharma, projet du nouvel ordre mondial, propagande des médias, fausses oppositions contrôlées, tous les sujets majeurs, un à un, furent creusés puis peu à peu mieux compris. A ce jour, l’effort d’éveil des consciences continue et se propage lentement mais surement, l’esprit consumériste recule, des initiatives de démocratie locale et de retour à la nature en communauté se multiplient.
Accusés de tous les maux, traités de mille noms d’oiseaux par les politiciens de la majorité et leurs serviles perroquets médiatiques, violentés et mutilés par les forces de l’ordre de l’état comme jamais on ne le fit avant dans la Vème république, et condamnés avec une sévérité implacable par une justice aux ordres, nos amis les canaris ne courbèrent point l’échine après des mois et des mois d’insurrection et d’acharnement à leur encontre. On les crut (y compris moi au tout début, qui avais eu quelque difficulté à voir dans leurs premières actions, sinon le fait de se réunir sur des ronds points et de libérer leur parole, du bon pour eux, avant de découvrir ravi les effets positifs engendrés par un certain nombre d’entre eux) au bord de l’épuisement mille fois, mais non. Ceux-là ont compris que ce n’est pas Macron qu’il suffit de destituer, mais bien tout le système qui doit tomber. Système dont Macron n’est qu’une simple marionnette, probablement une de ses toutes dernières cartouches. Et ce sont eux, ces inutiles selon Macron et ses sbires, qui dans un beau sursaut reprennent un à un le drapeau de leur liberté.
Celle des êtres souverains.


mercredi 12 février 2020

Les godillots Playmobil de Macaron




Complètement dépités, les députains Playmobil LREM, depuis que leur Roi Soleil les a publiquement admonestés pour avoir suivi aveuglement une consigne foireuse au pire moment. Franchement les gars, faites comme moi, soyez humains, merde, leur avait balancé leur Oracle. Les petiots en ont fait une jaunisse, le chef y m’a critiqué, le chef y m’aime plus !

Histoire de solder le deuil de leur ego blessé (5 jours, pas un de plus !), Manu les a donc tous conviés en son palais pour une de ces calino-thérapies de groupe dont il a le secret, histoire de remettre une pile Wonder dans chacun de ces cochonnets à la sensibilité à fleur de peau. Des carambars, quelques rails de c., un bisou de maman Brigitte, quelques tapes sur l’épaule, et hop tout est guéri ! Les pauvres petits choux sont ressortis de la jupiterrienne rencontre aussi ragaillardis que possible, le petit mot qui vexe, balayé, oublié, on se fout du passé !

Les godillots LREM sont de petits lémuriens fragiles qui régulièrement connaissent des baisses de moral. On se souvient de certains de ces archi débutants tout droit sortis de start up en tous genres pleurnicher dans certaines de nos gazettes à quelques mois de leur élection. On travaille trop, on gagne pas assez, on est trop pressurés, notre piaule à Paris est trop petite, qu’ils se lamentaient alors. Les pauvres petits chéris croulaient sous les projets de lois et passaient des nuits blanches à photocopier puis à traduire des tas de GOPE, vous rendez-vous compte, les nuits blanches sur les bancs à bachoter, avec Schiappa cachée dans un coin qui veille à ce qu’on s’attarde pas trop sur les collègues féminines en prime !

Bon, on a bien vu qu’après ces quelques mois de mise en jambe le Nouveau Monde avait comme par magie retrouvé certaines habitudes absentéistes de l’Ancien. Il faut leur reconnaître a minima qu’être aussi bien rémunéré pour systématiquement appuyer en troupeau sur le même et unique bouton, ça fatigue le corps, neuf doigts qui dorment, un qui bosse sans que le cerveau intervienne, ça en fait des muscles en inactivité prolongée, pas bon pour la santé !

En outre, depuis quelque temps, dans les coulisses, ça râle sec contre la direction du Parti, cette armada de simplets candides ayant découvert avec deux ans de retard à l’allumage que leurs idées, leurs desiderata, leurs avis perso, bref, leur pomme, le politburo s’en contre-cague. LREM comme toutes les boutiques concurrentes c’est dix cranes d’œufs qui décident de tout et 300 qui comme dans le privé doivent invariablement répéter en bons perroquets SIR YES SIR. Les gars ont signé sans le savoir pour le Nouvel Ordre Mondial des Rothschild et ils s’imaginaient que ça allait être la démocratie participative ! Pas futés les Playmobil !

Faut dire que depuis un an et quelques, pas simple de se promener dans la rue ou sur les marchés avec un écusson Macaron collé aux miches …  Manu lui, ça va, avec son service d’ordre pléthorique surarmé il ne risque pas grand chose et peut toujours zozoter Venez me chercher !  Pas aussi commode pour ses petits pois, eux, ils se coltinent canaris, cégétistes, retraités en colère, cheminots et toute la collection de gueuses et de gueux du patelin aux basques à peine posé un pied dehors. Certains se font tagger leurs permanences, jeter leurs prospectus, copieusement siffler dans leurs circonscriptions à tout bout de champ. A se demander si avec leurs conjoints et conjointes ils ne se recouvrent pas d’une cagoule black block quand ils font leurs courses, histoire qu’on les laisse juste un peu souffler.

Comprennent pas trop ce qui leur tombe dessus, vu qu’eux ils vivent un peu en sécession vis-à-vis de tous ces citoyens dont ils réduisent les droits à fond la caisse et que les Powerpoint que leur refourgue Richard Ferrand ne contiennent que de jolis slogans édulcorés disant le contraire même de ce qu’ils votent dans une novlangue répétée en boucle sur les chaines dinformation continue par tout plein dhommes tronc. Ils voient pas le mal, en fait, en tout cas pas chez eux, eux, ce qui se passe en France depuis mai 2017, tuto va bene, les chiffres sont bons, le chômage, linvestissement, tout va dans le bon sens, cest juste des empêcheurs de réformer en rond qui sattardent névrotiquement sur ce qui ne va pas au lieu de sémerveiller devant les prétendus miracles de Jupiter.

Faut dire, en cherchant à peine, chez eux on trouve parfois des cas. Tiens, au hasard, Guillaume Chiche, un ex PS, vous savez, le parti des petits salaires … Lui, je sais pas sur quelle planète il batifole, en tout cas pas la nôtre. A peine sorti du raout avec Macaron, un journaliste laccoste, et le mec lui sort, histoire de décrypter que les taxer damateurs cétait à comprendre comme un compliment “ Ce que Macron voulait dire, c’est que si on vous taxe de godillots ou d’amateurs par les professionnels de la politique, soyez en fiers, on va changer le système, on est l’anti-système ”.

Vous avez bien lu ? Ce pois Chiche croit sérieusement depuis plus de trois ans qu’il est l’anti-système, vous vous rendez compte ! A ce niveau-là, soyons cléments, ce Playmobil n’a tout simplement plus de pile.





mardi 11 février 2020

Manu Maniste Grand Sauveur des Handicapés




C’est donc un appel à une mobilisation intergalactique ! Notre bon Emmanuel a clos ce mardi 11 février depuis son palais la très attendue “conférence nationale du handicap”, quinze ans jour pour jour après la loi majeure de Jacques Chirac sur le sujet.
“ En parlant du handicap, nous ne parlons pas d’une politique publique, d’une cause, mais d’un projeeeeet profondément républicain. Nous parlons de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être ”, a-t-il lancé à la cantonade la narine pleine à craquer devant un parterre de micros et de caméras complaisantes. Et dajouter non sans grandiloquence avec un style canapé rouge de Michel Drucker “ La vie digne et la vie libre c’est aussi l’accessibilité. Ce sont des souffrances, des humiliations quand on ne peut pas prendre le bus parce qu’il n’est pas aux normes, entrer dans un commerce ou entrer dans une administration dans laquelle on doit se rendre pour défense ses droits ”.

Cest beau, la compas-sion ! Même notre bon pape François naurait pas su dire mieux !

Des promesses plein sa besace et de jolies déclarations pleines de guimauve ! Les grosses ficelles démagogiques de Macaron à quelques semaines des municipales, trop fort ! Sympa de sa part de se mettre - un peu tard, de vous à moi - sur le créneau o combien porteur et consensuel des handicapés, et une fois encore de faire la dame patronnesse, après avoir sucré tant de subventions au profit de ses amis les nantis à des tas dassociations et nous avoir fait exploser les statistiques de la pauvreté ... Aurait-il oublié que ses propres forces de l’ordre en ont créé ex nihilo un certain nombre, d’handicapés, à propos desquels le moins que l’on puisse dire c’est que l’expression de sa compassion fut quelque peu inexistante ? Les gilets jaunes estropiés par la milice de sa Majesté auront donc bientôt droit à un monte-charge pour aller sans se fatiguer dans les escaliers chez le juge, merci dy avoir pensé !

Bon, on a compris que ça fait partie du nouveau plan de com la face méconnue de la poupée Chucky du petit télégraphiste des banksters. Après avoir (sans rire) déclaré en 2017 éradiquer les SDF de nos rues puis sauvé la planète en 2018 avec les résultats que l’on connaît, Manu rétropédale, bifurque à 360 degrés et en un bel écran de fumée essaie de se faire passer pour un grand humaniste et de reprendre la main en mettant ses mocassins à gland taille 41 dans les immenses barques de Chirac, la sincérité en moins. Ce super menteur de Chichi, paix à son âme, avait tout de même quelques indéniables valeurs humanistes. Son piteux successeur, après un début dannée catastrophique sur tous les plans, essaie une nouvelle fois de le singer, après son risible numéro zozotant à Jérusalem et la reprise des pièces jaunes par mamie. Lui, le président des ultra-riches qui découvre, la tronche dans les mines de sel de l’impopularité, la douleur du handicap, laissez-moi rire ! Quelques jours après avoir sermonné ses godillots LREM en leur demandant de faire preuve de davantage – je cite Eborgneur 1er – dhumanité envers les parents ayant perdu un enfant, ça sent la réunion de crise tupperware avec sa bande de mormons, Griveaux, Sibeth, Marlène et les autres, et la leçon de Dame Brigitte sur loreiller.
-       Faut reprendre linitiative Chouchou, arrête un peu la schnouf et fais-leur un plan verveine, à ces gueux, allume donc un contre-feu ! Attends voir … Les violences faites aux femmes, lantichmitichme, la lutte contre la peste brune et le rachichme, lAmajaunie qui brule, les photos de nuit avec les SDF, les clins dyeux appuyés aux transgenres et aux tarlouzes, tout ça on a fait, alors y reste quoi en stock ?
-       Ben les freaks, Bibiche !
-       Ok, va pour les handicapés, chouchou, je técris le speech, répétition demain sans faute avant lheure du gouter !

Accélérateurs de particules inégalitaires et grands amateurs de matraques, nos amis les banksters, ces grands bienfaiteurs de lhumanité, nont de cesse que de se draper de temps à autre sous les oripeaux de belles et nobles causes, histoire de se faire mousser et de se repositionner lair de rien dans le camp du Bien. Ces grands abonnés aux galas de charité et aux Fondations philanthropiques dégoulinantes de bons sentiments qui ne jurent que par la petite Greta, le greenwashing et les migrants et déboursent des milliards défiscalisés pour sauver Notre Dame ont le chic de faire déplacer des caméras à demeure et de lire au prompteur des discours aussi soporifiques que ceux des vainqueurs aux Césars où ils promettent tout voire davantage avec des trémolos dans la voix, éradiquer la faim dans le monde et sauver les écosystèmes, lutter contre le sexisme et lhomophobie dès la maternelle, et mobiliser les bonnes âmes pour permettre à celles et ceux que la vie a malencontreusement doté dun handicap de se sentir membre à part entière de ce fameux monde inclusif qu’ils nous chantent avec leur belle novlangue orwellienne. En clair, ces fabricants dexclusions en tous genres et de handicapés sociaux qui ces derniers temps ont créé les conditions de galère pour de futurs retraités ou chômeurs nous la jouent juste après à lenvers en se métamorphosant en grands samaritains défenseurs de la veuve malentendante et de lorphelin cul de jatte dans des Téléthon médiatiques où ils ne débourseront bien entendu pas un radis.

Le prince du En même temps qui tandis qu’il casse nos gueules et nos droits les plus fondamentaux tache de se refaire une virginité sur le dos des handicapés en leur promettant la lune à quelques semaines de se prendre une dérouillée de râteaux électoraux dans nos petits bourgs, qui à part Christophe Barbier et Patrick Cohen sera dupe ? Plus cest gros plus ça passe, confiait parfois rigolard notre bon vieux Chirac, un as de la démagogie qui sassumait comme tel non sans panache avec une verve contagieuse. Avec ce Pinocchio de salon sorti des cartons de la maison Rothschild dont le visage au regard de glace suinte le mépris par tous les pores, le décalage entre l’handicapé du cœur qu’il est et ce qu’il énonce est tellement abyssal qu’on en aurait presque de la peine pour lui. Te fatigue pas pour des prunes, Manu, on a compris !