mardi 12 février 2019

Gilets jaunes : bande d’antisémites !



Contre-feu attendu à la crise des gilets jaunes : offensive médiatique habituelle sur le retour non pas de la nuit des morts vivants mais de la nuit de cristal. En clair la peste brune est de retour, les juifs de France sont la cible des haines recuites, l’antisémitisme – euh, les palestiniens sont sémites, reprenez vos dicos ! – est de retour, BHL avait donc raison.

Au programme depuis samedi : un tag «JUDEN» sur une chaine de restaurants détenu par des gérants d’origine juive, des croix gammées sur des portraits de Simone Veil sur les boites aux lettres dans le 13ème arrondissement de Paris, un tag, « Macron pute des juifs » sur un garage dans le 1er, un arbre à la mémoire de Ilan Halimi scié dans l’Essonne, une inscription, Truie juive, sur un mur du 18ème. Et pour finir, une inscription vite torchée au feutre sur le siège du journal Le Monde : « Micron Rothschild parce qu’il se vend bien. La putain de la youterie universelle ».

Fermez le ban avec une enquête dont les résultats tombent à pic pour prouver par A+B qu’Hitler est de retour : augmentation phénoménale de 74% en France des actes antisémites !

Du coup, toute la classe médiatico-politique sort de sa torpeur et y va de sa déclaration, Castener va voir de ses yeux l’arbre en Essonne, tweete son indignation, Elie Semoun cite Einstein, et les articles outrés se multiplient.

On se souvient, c’est pas vieux et c’est bien entendu lié, des accusations de nos chers éditorialistes salariés indirects de la CIA à propos du silence inadmissible de ces pauvres gueux en jaune fluo sur les propos de certains des leurs à connotation – au choix – antisémite – degré de gravité 1 -, anti-migrants, anti-homos, antirépublicains etc. Le mépris de classe dans toute sa splendeur qui accuse un groupe de 1000 personnes parce qu’un des 1000 a écrasé une crotte de nez sous la table. Comme si nous on allait accuser tous les élus d’être des pourris, tous sans exception, parce que l’un d’entre eux a tapé dans la caisse, et qu’on exigeait que tous les élus tel un seul homme écrivent directement une profession de foi et la signent de leur sang.

En gros c’est ce que le sommet exige de la base. La fameuse quenelle anti capitaliste de Montmartre et la logorrhée médiatique l’ayant accompagnée, ainsi que cette histoire cousue de fil blanc d’agression d’une vieille dame d’origine juive sur la ligne 4 du métro parisien, ces deux tentatives de détourner l’attention ayant échoué, on ressort les vieilles combines et on fait un bon tir groupé. Vu que le concept c est Gilets Jaunes = bœufs populistes antisémites !

Parce que des tags – qui prouve que ce sont des judéophobes qui les ont faits ? En clair, à qui profite le crime ? Ce que j’observe, c’est qu’en haut ils s’échinent à détourner l’attention de ce qui les dérange et qu’ils se scandalisent cent fois plus à propos d’un tag parfaitement stupide qu’à cause d’une main arrachée ou d’un œil crevé par leurs armes et de leur faute. Que je sache, les nazis n’ont pas commis leurs exactions avec des stylos, des feutres et des bombes de peinture murale.

Il va sans dire que cette miraculeuse cueillette de girolles antisémites qui sert si bien la LICRA et le CRIF coïncide admirablement avec le calendrier électoral comme avec les intérêts oligarchiques, et permettent à peu de frais aux tireurs de flashballs – plutôt leurs donneurs d’ordre – de se repositionner dans le camp qui est le leur, à savoir le camp du bien. Plus jamais ça, va nous ressortir Macaron, entre deux ventes de deux fleurons français à ses amis les consortiums étrangers qui nous veulent tant de bien !



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