jeudi 24 janvier 2019

Pétrole vénézuélien et radeau américain de la Méduse



D’après la police vénézuélienne, quatre personnes ont trouvé la mort lors de troubles en amont des manifestations pro et anti Maduro prévues le 23 janvier. Symboliquement, une statue du prédécesseur Hugo Chavez de Maduro fut incendiée dans la ville de San Felix.

Un coup d’état manqué, fomenté au sein d’une armée infiltrée par des agents de la CIA – laquelle agence a également infiltré la police et finance l’opposition d’extrême droite au pouvoir vénézuélien, tout en, d’après les dires du ministre local de la communication, payant des terroristes afin de semer le trouble pendant les manifestations du 23. Ce coup d’état n’est pas le premier, et il ressemble trait pour trait à ce qui autrefois s’est déroulé au Chili – Salvador Allende …. – et en Argentine.

Business is business, l’oncle Sam louche sur le pétrole de Maduro, que celui-ci a ôté aux multinationales étrangères, américaines surtout. Pour le nationaliser et en faire profiter le peuple. Les réserves sont colossales et le prix de transport bien moindre que celui affrété au pétrole saoudien, vu la distance. Donc faire coute que coute tomber le dirigeant socialiste, et suivre ensuite le programme de Milton Friedman, celui de l’Ecole de Boston, si bien détaillé par Naomi Klein dans La stratégie du choc. Captation des ressources, privatisation des entreprises publiques et des services publics comme la santé, la sécurité ou l’éducation. Baisse des salaires et des retraites, licenciements des fonctionnaires, casse du droit du travail…

La tambouille des grands démocrates à la Macron, qu’à peine 20% du peuple soutient et contre laquelle 80% s’insurgent. On ne change pas une formule qui fait tant perdre à tant et tant gagner à si peu !

Donc instrumentalisation d’une marionnette servile, le président de l’assemblée vénézuélienne, un certain Juan Guaido. Lequel conteste la réélection de Maduro et en bon démocrate s auto-désigne tout seul face à son miroir président par intérim. Ça a l’air d’un gag, mais à peine le type s’autoproclame roi de la Jungle que Trump tweete son soutien, suivi par tous ses caniches, Trudeau en tête, puis les bouffons des Rothschild en Amérique Latine que sont les dirigeants de la Colombie, du Chili, du Paraguay, sans oublier le clown brésilien, le Trump des Tropiques comme on l’appelle.

Le lendemain, les chancelleries européennes y vont de leur coup de lèche habituel. Macron, Merkel, May, tous en rang d’oignons, ces leaders si contestés tous au bord de la porte de sortie qui émargent chez nos banskters et assassinent leurs peuples y vont de leur petit couplet pro démocratie et pro droits de l’homme. Ces incultes, Naomi Klein, Pinochet, Friedman, connaissent pas ! Pas entendu parler des manipulations financières des States contre la monnaie vénézuélienne, les blocus aux importations, le manque de produits de première nécessité, la dévaluation de la monnaie qui rappelle l’Allemagne de la République de Weimar, bref toutes les souffrances des vénézuéliens dont ils se foutent autant que de celles des palestiniens, des syriens et des yéménites.

Via Poutine, le clan Loubavitch, toujours plus sage et tellement plus stratège, a mis en garde les pyromanes. Vous risquez un bain de sang, vous jouez avec le feu, on ne garantit pas la neutralité, les déclarations de Trump sont folles. Vont-ils comme en Syrie faire bouger le pion russe ? Laisseront-ils faire leurs adversaires ? Cette escalade pour faire tomber Maduro et mettre la main sur le pétrole ressemble à une stratégie de la dernière chance du radeau de la Méduse d’un Empire aux abois. Le déclin de l’Empire Américain et la fin de la suprématie du dollar – l’histoire semble déjà écrite !



1 commentaire:

  1. La véracite à toujours ses revers, mais se doit d'être connue...par tous...
    Respectueusement

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