mercredi 14 novembre 2018

Netanyahou en danger




Le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman ultra-nationaliste a annoncé ce 14 novembre sa démission du gouvernement de Benjamin Netanyahou, au lendemain d'un accord indirectement conclu par Israël avec les groupes palestiniens sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Avec à la clef une possible avancée des élections devant la crise produite par ce véritable échec envers l’ennemi, celui qu’on qualifie à tort de terroriste, à savoir le Hamas.

Rouste, autant dire humiliation. C’est ce que ce Liberman ne supporte pas, parlant de capitulation et allant jusqu’à déclarer que « L'Etat achète le calme à court-terme au prix de graves dommages à long-terme pour la sécurité nationale ».
Pour se défendre, Netanyahou, très en difficulté et qui semble en bout de course, avait la veille déclaré que « Dans les périodes d'urgence, le public ne peut pas toujours être mis dans la confidence de décisions essentielles pour la sécurité du pays et de considérations qui doivent rester secrètes pour l'ennemi ». Avant d’ajouter piteusement que « Nos ennemis nous ont suppliés d'accepter ce cessez-le-feu et ils savent très bien pourquoi ils l'ont fait ».

En clair, le chef s’est fait humilier, a perdu la bataille, et tache de cacher les preuves sous la moquette en prêtant au Hamas des propos contraires à la simple observation du terrain.

Pour l’Etat hébreu, le Hamas est un authentique poison. Fort, extrêmement soutenu en dépit de toutes les campagnes médiatiques mensongères à son encontre, arrivé en tête aux législatives du Liban et apprécié par les chrétiens locaux, le Hamas réussit le prodige d’allier les deux autres religions monothéistes contre lui. Autant dire exactement le plan inverse des sionistes, lesquels veulent se servir de l’islam comme d’un balai pour rayer les chrétiens en Europe, chasser les chrétiens d’Orient, montre les arabes les uns contre les autres grâce à l’action des Frères Musulmans et des wahhabites. Et remporter la mise partout sans se salir les mains.

Or là, patatras, un coup d’arrêt, un sacré coup au moral, on négocie avec l’ennemi chez soi ! Retournement de situation qui sur un plan stratégique est extrêmement lourd de conséquences si la balance n est pas à nouveau inversée.

Car au-dessus ou plutôt après, tout le projet du grand Israël, déjà mis à mal par les échecs occidentaux actuels en Syrie. Et puis ce foutu Iran qui résiste si bien aux tentatives de Trump, ces européens qui renâclent à quitter le traité signé avec l’Iran sur les armes atomiques. Non, décidément ces derniers temps le ciel se couvre, les difficultés s’amoncellent, on perd, du terrain, du temps, des points.

Rageant, avec tous les moyens et les alliés mis en place pour faire le sale boulot à notre place, que d’assister à ça, ces reculades et ces échecs ! Le clan Loubavitch marque des points, n’arrête pas d’en marquer. Il faut une ligne encore plus dure, intransigeante, que des actions soient faites pour terroriser et terrasser l’ennemi. Soixante millions de dollars, telle fut la levée de fonds réunie à Hollywood pour Tsahal, alors maintenant, se dit ce ministre démissionnaire, fini de rire, Netanyahou, sa carrière est derrière lui, il est devenu dépassé par son âge, cette capitulation sonne son glas. Avançons les élections.

Ca va frémir du coté de Tel Aviv ces tous prochains jours, observons de près ce qui va se passer, les discours, les trahisons, les combinaisons, les ralliements. Tout se joue là-bas ! Maintenant !


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