jeudi 4 octobre 2018

Quelques pelletées de terre à Colombey …



Devant faire face à une rentrée calamiteuse – sondages en berne, démissions ministérielles, rebondissements de laffaire Benalla, chiffres de la croissance décevants … -, Emmanuel Macron sen est allé tacher de redorer son blason à Colombey-les-deux-Eglises, en allant prononcer un de ses grands discours républicains dont il a le secret sur la tombe du General de Gaulle, le jour du 60eme anniversaire de la Constitution de cette Vème République qui la fait roi.

Récupérateur en diable de pans dune histoire de France qu’en dépit – ou grâce à – de ses études auprès de Paul Ricoeur,  il foule aux pieds, lenfant sacré de la Maison Rothschild, grande ennemie historique du Général, a donc récité lhomélie la main sur le cœur et le regard grave. Quelques petits jours seulement après sa sympathique visite filmée dans la famille dun ancien petit braqueur sur lIle de Saint Martin. Visite à propos de laquelle on apprit plus tard que le second jeune homme de la photo, celui qui fait un sympathique doigt dhonneur, était directement lié au trafic de la cocaïne localement.

Ces deux-là que Macron qualifie denfants de France, le Général, plus circonspect, quelque peu plus exigeant, daucuns diraient austère, les qualifiait de chienlit. On nimagine aucun des supporters de Macron parmi la foule sur les Champs Elysées pour fêter le retour du Général le lendemain de 68, davantage dans le quartier latin à jeter des pavés. Macron, dailleurs, était à deux doigts de nommer Cohn Bendit, celui que De Gaulle expulsa, à la place de Hulot. 

A y regarder de près, absolument aucun des item de lactuel monarque ne rencontrerait laval du vieux libérateur de la France. LUnion Européenne, cest-à-dire l Europe sous le joug américain, De Gaulle nen voulait pas, lui préférant une Europe des Nations. Au tout pour les ultra-riches le Général voulait substituer la redistribution des bénéfices au profit des travailleurs et le respect du code du Travail. A lalignement aveugle sur lOTAN De Gaulle répondait en quittant son conseil de sécurité et en discutant à équidistance avec chacun, ne se mêlant à aucun. Or la voix de Macron, qui relaie t-elle, à quelle puissance se rattache t-elle … A la France, surement pas.

Le petit fondé de pouvoir, dépeceur de la Nation et de lEtat providence, fait un grand écart avec les mots afin de cacher les maux qu’il nous inflige, selon sa bonne méthode du en même temps. Dire tout et le contraire de tout, casser les pauvres à domicile puis pleurer à lONU sur leur sort, vanter les vagues migratoires puis rejeter lAquarius vers Malte, faire risette autant aux LGBT qu’à la Manif pour Tous. Etc …

Faire un signe de croix devant la tombe de la figure tutélaire, plier genou et réciter le Notre Père ne suffit pas à masquer une évidence que de plus en plus de français, lesquels après seulement un an ont offert le titre de pire de tous les monarques de la Vème à Macron, ont compris, un peu tard hélas. En dépit de ses sourires caméras et de ses mots pleins de glucose, lactuel locataire de lElysée ne leur veut aucun bien. Bien au contraire.

Il aura fallu soixante années pour que le piège se referme sur la constitution écrite par De Gaulle à sa mesure et pour lui-même. Soixante ans pour que lévidence éclate. Le ver était dans le fruit, le texte, dès lorigine, offrait en germe la France aux pouvoirs de létranger en concentrant bien trop de pouvoirs dans les mains dun seul. La tentative de retrouver la grandeur fut noble et admirablement incarnée par son créateur, de loin le président préféré des français. Le pouvoir de largent est passé par là, a graissé les pattes, fait actionner les grands médias privés, et les électeurs, ces français que De Gaulle qualifiait parfois de veaux, ont fait le reste. Quelques pelletées de terre à Colombey …


1 commentaire:

  1. Ah, le "Bon Peuple" ! Eh, oui ! Où comment récupérer les "Mannes" pour mieux les poignarder ...
    Les Gogos-Benêts sont toujours là, comme figurants & public, d'une très mauvaise comédie !

    RépondreSupprimer