mardi 2 octobre 2018

Prélude à la guerre contre l'Iran



L'Iran a annoncé avoir mené une attaque sur des cibles terroristes en Syrie, ce 1er octobre, en représailles à l'attentat meurtrier perpétré dans la ville iranienne d'Ahvaz le 22 septembre. Les Gardiens de la révolution ont publié sur leur site internet plusieurs photographies montrant des traînées de fumées ainsi que des points lumineux dans un ciel nocturne, au-dessus d'un relief montagneux désertique.

« Le quartier général des responsables du crime terroriste d'Ahvaz a été attaqué il y a quelques minutes à l'est de l'Euphrate par plusieurs missiles balistiques tirés par la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution », a ainsi écrit l'armée d'élite de la République islamique sur son site. « Selon les premières informations, de nombreux terroristes takfiri et les chefs responsables du crime terroriste d'Ahvaz ont été tués ou blessés dans cette attaque », ont-ils ajouté.

Les discours prononcés par les chefs d état à lONU se matérialisent donc. LIran avait prévenu que les représailles contre lattentat perpétré sur son sol et ayant donné la mort à 25 militaires serait terrible, voilà qui est fait. Le président Rohani avait nommément accusé les USA, et Trump en contrepoids accusé Téhéran daider et de soutenir le terrorisme. Jamais en reste, Israël avait sorti don ne sait ou une photo A4 montrant un bâtiment iranien censé abriter des arsenaux atomiques. Le tout sans preuves bien entendu.

De fait, comme un enchainement, lEtat français a envoyé ce 2 octobre à laube 200 policiers faire une perquisition au Centre Zahra, siège du parti antisioniste français, tenu par des chiites favorables au Hezbollah et au Hamas, que Paris avec ses alliés qualifie de terroristes – il sagit de partis démocratiquement élus qui ont le malheur dêtre contre la politique de létat hébreu.

Ce même jour, la France a gelé pour six mois les avoirs sur son sol de la direction du ministère iranien du Renseignement et de deux Iraniens, une mesure liée au projet déjoué d'attentat contre un meeting de l'opposition iranienne à Villepinte (près de Paris), le 30 juin 2018. L'un de ces deux ressortissants iraniens est Assadollah Assadi, un diplomate de 46 ans interpellé en Allemagne.

En outre, une source diplomatique française a confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que le ministère du Renseignement iranien avait « commandité » le projet d'attentat contre le rassemblement de Villepinte. Evidemment Téhéran a tout nié en bloc.

A compter de la riposte iranienne, la France, sous commandement de létat hébreu, serre les boulons et sattaque donc à la dissidence, tout du moins à une certaine dissidence, sur laquelle elle pratique linversion accusatoire. Il sagit dun prélude à la guerre qui dans le futur opposera lallié saoudien à lIran. Cette guerre par procuration au nom de Jérusalem, dans lhexagone, doit partir sur des bases assainies, cest-à-dire sur un terrain ou linformation est sous contrôle et les opposants derrière les barreaux ou empêchés de nuire. Dou ces opérations. A propos desquelles les oppositions en France, RN ou FI, toutes sous contrôle de Tel Aviv, ne trouveront, vous verrez, absolument rien à redire.


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