dimanche 7 octobre 2018

Macron, Maitre des horloges débutant



Notre maitre des horloges jupitérien semble avoir perdu la main, le temps va à rebours des desiderata de Sa Majesté. Apres la démission surprise de Nicolas Hulot, la confirmation du départ de Gérard Collomb au cours d’une séquence surréaliste – le premier marcheur, tapant sur son président, annonce lui-même son départ après les européennes, puis présente une démission refusée par le chef d’état, refuse le refus, s’en retourne à Lyon et va jusqu’à refuser une étiquette LREM pour les municipales.

Edouard Philippe dès le début du quinquennat ne supportait guère les insolences de l’ex édile de la cité des Gaules. Remplaçant au pied levé le ministre démissionnaire à l’intérieur – vu l’importance du sujet, ce cumul pose question -, le premier ministre tente d’en profiter pour effectuer ce qu’il désirait depuis la rentrée de septembre, un authentique remaniement. Macron, lui, tout à son égo, ne voulait pas donner le sentiment de se laisser forcer la main par les évènements, il semble au vu des déclarations et indiscrétions que son souhait se heurte au mur de la réalité. Et que remaniement il va y avoir. Edouard Philippe semble avoir repris la main, et donc si cela s’avérait exact, le contenu même de ses fonctions. Parce que dans la Vème, le choix des ministres et le cap gouvernemental, c’est de son ressort.

L’an II commençant mal, Philippe, également Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale, veulent redéfinir les objectifs comme la méthode et quelque peu changer le casting. Sortir les quelques mauvais – Nyssen …-, faire de la com. – la république contractuelle, le mantra des ultralibéraux … Bref reprendre la main, ne plus subir, et tacher d’imposer à ce président quelque peu hors-sol un peu de politique politicienne, à lui qui en ignore les règles de base.

Macron ayant été élu sur un attelage LREM-Modem, rendre justice au Modem par exemple. Le parti de Bayrou, depuis l’exfiltration de Sarnez, de Sylvie Goulard et de ce dernier en juin 2017 du gouvernement, s’impose. On parle de Marc Fesneau à l’Agriculture – Stéphane l’aurait en Travers, mais c’est le jeu des alliances …- suite au score tout à fait significatif que le député obtint lors de l’élection du président du perchoir. Bref, Edouard Philippe reprend sa calculette à la sauce traditionnelle, fait ses comptes comme on le fait au PS ou chez les Républicains, et en bon chef de la majorité cherche la martingale. L’intérieur, songe le premier sinistre, moins ca durera mieux ce sera.

On notera la sortie du bois de la reine des Neiges. Ségolène Royal, congelée depuis un an et quelques au Pole Nord, fait une sortie dans le JDD du dimanche afin de prodiguer quelques conseils bien sentis à son fils spirituel, tandis que papa Hollande, parfait dans le rôle de la mouche du coche, l’étrille par petites touches depuis quelques mois. Maman bienveillante, Papa tape-dur, Manu Macron n’est pas si seul que ca, de bonnes fées veillent sur ordre probable de Jacques Attali, son Gepetto. Qu’importe que Pinocchio ait franchi les grilles de l’Elysée sans aucune expérience politique, on apprend en marchant, et ce qu’il ne sait pas, on va le lui souffler.

Rema-reniement il y aura donc probablement. On fera sans doute tout pour que sur le plan formel le nombril du monarque n’en souffre point, on lui enlèvera une à une les cartes du jeu auquel il s’accroche, on les battra puis on les lui restituera après. Maitre des horloges, oui oui, Emmanuel, oui oui, bien sur bien sur !


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