samedi 20 octobre 2018

Le barnum Mélenchon - la suite !



Trois jours après la comédie de la perquisition, Jean-Luc Mélenchon, ci-devant acteur de boulevard robespierrain, poursuit sur sa lancée. Sophie Chikirou, sa chargée de communication, est soupçonnée, je dis bien soupçonnée et pas plus, davoir via sa société surfacturé un certain nombre de prestations à La France Insoumise pendant la campagne 2017. Comme une espèce de mini Bygmalion. Laquelle surfacturation ne remettant à mon sens pas en cause foncièrement je ne dirais pas la sincérité mais la justesse des comptes de campagne de la FI, en effet validés par la commission idoine, et fort précis, ce qui est rare, notons-le.

Que la justice et la presse sintéressent à cette affaire de possible surfacturation comme elles lont fait hier pour lUMP, quoi de plus normal. Apparemment pour certains proches ou adeptes de la théorie de lacharnement sur le dos de Frère Jean-Luc ca ne passe pas. Deux poids deux mesures, ceut été mieux sans doute …

Pour les fans de Frère Jean-Luc – comme ceux de Sarkozy ou Fillon hier -, toucher un de ses cheveux cest soutenir Macron et/ou être dextrême droite. Il a, lui le Chef, le droit de faire ce que les autres ne peuvent pas faire car LA cause est la bonne, parce qu’il est le CHEF, point. Corbière et Garrido et leur HLM, ca va. La surfacturation, circulez ! Les émoluments de JLM, de quoi je me mêle. Le fait qu’il ait fait toute sa carrière en politique et nait pas passé une heure de sa vie à bosser soit en usine, soit dans un bureau administratif, qu’il ait été formé dans une école de manipulation des masses – mais ou allez-vous donc chercher tout ca. Sanctifiez-le, que diable ! Eh oui, c’est parfois ca, un militant, un adepte du grand écart, un équilibriste du rapport au réel.

Patatras ! En venant perquisitionner au domicile de Mélenchon, les présents se sont faits ouvrir la porte par … Sophie Chikirou. Laquelle entretiendrait – le conditionnel simpose – une relation – cest son droit – avec le leader de la FI. Rien de scandaleux, cest leur vie privée, aucun problème.

Sauf que – comme le souligne Mediapart, qui après Sarkozy, Le Pen, Cahuzac, Fillon et dautres sattaque à Mélenchon, vu que Plenel sattaque à tout le monde sauf à Macron – problème il y aurait de cette relation au regard de cette affaire de surfacturation si celle-ci était avérée. Car auquel cas, et langle dattaque est juste, si mélange il y a entre vie privée et avantages en nature on rentre alors dans un cas de népotisme et daffairisme.

Plenel-Mediapart, en bon trotskiste, sattaque à Mélenchon lancien lambertiste. Plenel et Jean-Luc, deux crèmeries qui fonctionnent à peu près pareil mais disent ne saimer guère  – possible mais pas certain … -, avec deux carrières aussi complémentaires que possible, lhomme de la presse spécialiste des basses œuvres et des coups tordus, contre le fossoyeur du PS ennemi – ami de Macron. Là ou les deux se rejoignent en dépit des apparences cest dans laffiliation souterraine  au monarque qui les sert si bien.

Donc Mélenchon éructe quand on lui demande si liaison il y a. On peut le comprendre. La question, la bonne, nest pas celle-là, cest plus à la justice de la lui poser, cette fameuse question. En même temps poser cette question de liaison cest aussi le job de la presse, de caniveau certes mais pas que de caniveau. Vu qu’en dessous de la colère de la personne sacrée de Mélenchon il y a des histoires de gros sous – en loccurrence de fonds publics. En clair largent des français. Dont largent de ses propres électeurs.

Pour Mélenchon on la compris, il y a de bonnes perquisitions – lUMP ca va – et de mauvaises, de bonnes questions et de mauvaises, une bonne et une mauvaise presse. Mélenchon ne voit aucune contradiction à faire sur Youtube une longue conférence détaillant ses comptes de campagne puis refuser en semportant de répondre sur un point précis qui le dérange sur ce sujet précis. Mélenchon a une technique simple, il fait les questions et les réponses, il tient le crachoir, il cultive le monologue autocratique et des que ca ne va pas dans son sens il pique une crise de nerfs.

Cest la version éruptive du fameux Venez me chercher. On le remarquera une fois encore, la similitude des méthodes de Mélenchon et de Macron est confondante. Du pur jésuite dans le texte. Seuls les styles sont différents, o combien. Mais le fond est stricto censu le meme entre lElu et son opposant chouchou.

On est donc priés de croire à cette comédie de lacharnement judiciaire. Lequel jusqu’à présent nest que de lécume. Des perquisitions – désagréable certes, mais cest fait et cicatrisé -, quelques articles, quelques questions qui fâchent, et une convocation ou deux chez le juge. Et puis quoi – Sarkozy y est bien allé dix ou vingt fois et ma foi il est non seulement libre mais en parfaite forme.

Pour deux heures dinterrogatoire le bon Jean-Luc aura droit à son rond de serviette habituel aux JT, il se défendra mordicus, tonnera, haranguera ses troupes, criera comme un putois au complot jeuno-macronique et puis cest tout. Du bruit et de la fureur … pour rien. Ne vous inquiétez pas pour lui, tout ca, tout ce foin, la montagne accouchera dune souris. Comme toujours !





1 commentaire:

  1. Excellent ! Mais pas assez fouillé dans la partie qui sont les mecs qui se sont présentés pour faire les perquisitions .Une chose est certaine le GSPR était devant la porte du local de FI.ENCORE UNE AFFAIRE TORDUE STYLE BENALLA.Le GSPR n'a pas la fonction de faire des perquisitions mais d'assurer la sécurité du Président .C'est dans la suite du gamin suspendu .Nous sommes roulés dans la farine et nos aimons ça!

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