mercredi 12 septembre 2018

Nicole Belloubet, non assistance à personne en danger !



Crise de nerfs entre les pouvoirs de la république à propos de l'affaire Benalla, dont la saison 2 se poursuit à la joie des spectateurs de cet aimable feuilleton macronien. L'ex collaborateur du président déclare qu'il ne se rendra point devant la commission d'enquête du Sénat. Le président de celle-ci, Philippe Bas, le menace de lui envoyer la maréchaussée. Benalla réplique en boudant qu'il ira donc, mais ne dira rien ou presque vu qu'il est sous le coup d'une enquête, traite Bas de petit marquis et stonne à raison de voir des politiciens se déguiser en juges.

Sur ce, la garde de Sots, Nicole Belloubet, sort de la réserve imposée par la séparation des pouvoirs et rentre dans le lard de ladite commission. Certains de ses collègues, Benjamin Griveaux, lui emboitent le pas. Les sénateurs, vexés comme des poux, qualifient la ministre d'avocate de Benalla et s'insurgent en rappelant le devoir de réserve. Le tout en pleine réforme constitutionnelle au sénat, un sénat rappelons-le à droite, donc pas acquis au monarque et à ses réformes, et ayant d'ailleurs déjà retoqué la loi des fake news cet été.

La rentrée du pouvoir exécutif était déjà calamiteuse, sondages au niveau de la couche d'ozone, pataquès autour du prélèvement à la source, remugles du BenalaGate, HulotGate, changement de ministre des sports pour cause de fraude fiscale, Nyssen entendue par la Justice, le bateau fuyait de partout. Et voila que certains membres du gouvernement rajoutent de l'huile sur un feu dé ardent en fusillant une chambre dont ils ont grandement besoin. Si c'est pas du masochisme.

" Pour des raisons bassement politiques, le Sénat s'érige aujourd'hui en juge. Il piétine les droits de la défense, la séparation des pouvoirs et nos principes essentiels ", s'insurge l'avocat et député LREM Raphaël Gauvain. Quelle comédie, quel cirque, quelle guignolade. Qu'on se le dise, cette commission n'a effectivement aucun pouvoir autre que d'occuper nos sénateurs, de même qu'avant la commission au palais Bourbon – auto-dissoute par sa présidente LREM – ne servait qu'à amuser la galerie. Avec la réforme constitutionnelle, le pouvoir législatif achève sa mue en se transformant en illusion d'optique. Il suffisait tout simplement de faire semblant, d'attendre gentiment le vote des sénateurs et de déboucher le champagne. Eh bien non. Ces absolues nullités gouvernementales, authentiques débutants en politique, n'ont pas pu s'empêcher de la ramener. Quelle bande de bleus.

Belloubet – avec elle je pense qu on touche le fond. " Il va de soi que personne n'est dupe de ce qui s'est passé cet été, de l'instrumentalisation de ce qui est au départ une dérive personnelle, et il va de soi qu'il y a toujours une lecture politique à chacun de ces actes ", a déclaré cette femme en détresse au micro de France Inter. A ce niveau, Macron devrait lui interdire de passer à la radio, c'est plus fort qu'elle, cette femme, dès qu'elle l'ouvre elle s'enfonce et tire sur son propre camp, déjà sur ce qu'elle disait à propos des djihadistes de retour de Syrie on se pincait pour se dire oui j'ai bien entendu.

Pinocchio c'est un métier, madame la garde des sots ferait bien de copier sur son collègue Le Drian, lequel vient de nous monter un énorme baratin autour des djihadistes à Idlib en Syrie et des menaces sur l'armée syrienne de l'occident. C'est gros, c'est sans nuances, c'est faux de A à Z mais au moins c'est bien enrobé, l'auditeur distrait et sous-informé se fera avoir. Avec la dame de la Place Vendome, même un gamin de cinq ans a envie de lui coller un sparadrap sur la tronche.


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