jeudi 6 septembre 2018

Fort Alamo contre OK Coral au bureau ovale



« Le dilemme – que Donald Trump ne saisit pas entièrement – tient à ce que de nombreux hauts responsables dans sa propre administration travaillent avec diligence de l'intérieur pour contrecarrer des éléments de son programme et ses pires inclinations. Je le sais. Je suis l'un d'eux ».

Ainsi parla X, supposé proche collaborateur du Président Trump – va prouver que c'en est un - dans une tribune parue dans le New York Times, Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump. Une tribune qu auraient très bien pu rédiger les scénaristes de l'excellente série House of Cards.

Nous avions eu il y a peu – et ca continue – ce blogger, censé lui aussi être un proche collaborateur de Donald, qui excite les républicains tendance Tea Party à coup d'accusations de complots et de malversations des démocrates en embuscade, sous fond de pizzagate. Jamais de thèse sans antithèse, voici donc le contre-feuilleton made in Hollywood afin de tenir en haleine les téléspectateurs du Politic Show made in USA.

Donc à complot, complot et demie. Là, une conjuration de concombres masqués dissimulés dans les pas de lructant et imprévisible Trump complote contre lui et dénonce sous couvert d'anonymat ses folies et ses coups de sang. Sur le personnage, les scénaristes ne se sont pas fatigués, on n'y apprend rien qu'on ne sache déjà de cet ancien magnat des affaires passé par la télérealité, le caractère du bonhomme on l'avait bien cerné. Pour le reste, le coup de l'Etat Profond qui n'en est pas un et qui donc contient en son sein un double fond qui telle une poupée se retourne comme un gant, avouons que c'est plutot bien pensé. Sur le registre de X Files, de l'inversion accusatoire, du je te dis blanc pour que tu comprennes noir et inversement. Le but ntant pas de dire le vrai mais de le dissimuler, dgarer tout-un-chacun en attirant l'attention et bien entendu de planquer l'essentiel.

Les deux scénarii avancent donc en parallèle, c'est comme si deux blockbusters sortaient en même temps, X Men contre Batman, sachant que l'un comme l'autre sont bourrés d'effets spéciaux masquant toute la réalité. Voilà comment fort habilement on habitue le lecteur ou le téléspectateur, en un mot llecteur, à ne s'intéresser qu'aux ficelles en révélant le contraire de ce qu'on cherche à dissimuler en même temps. CQFD.

Trump bien entendu s'est empressé à sa bonne habitude de tweeter sur le mode Vulcain en furie. Donnez-moi le nom du gredin que je lmascule, a t-il sommé la direction du New York Times, pas vraiment le contraire d'une feuille de chou pro-démocrate. Un coup d'épée dans l'eau qui a le mérite de faire sortir le fou de son lit avec deux heures d'avance.

En outre, on peut lire ailleurs d'amusantes hypothèses tout aussi farfelues mettant en scène le retour, tel le Messie, de Nat Rothschild dans le jeu avec une histoire assez abracabrantesque de satellite US détruit, d'offensive à venir sur les GAFA, sur Obama et les Clinton, un truc à la sauce complotiste fort distrayant sur fond de guerre familiale au sein de la richissime dynastie. Là, House of Cards se transforme en Dallas matiné de 007, on touche au sublime tant le récit part en sucette. Dans ce cas précis les scénaristes carburent au LSD.

Toutes ces affaires et ces histoires à dormir debout reprises selon les sources tantot par la presse officielle tantot par la presse dite dissidente s'additionnent et s'avalent avec une forme de gourmandise dès le réveil, à l'heure du petit déjeuner de l'ami Ricoré. Avouons une chose, entre nous, quoique nous pensions de Trump, ce gars-là a apporté une valeur ajoutée supplémentaire dans le show, on s'ennuyait fort à Obama-Land avec cette guimauve Desperate Housewives. Avec son successeur le feuilleton gentillet à l'eau de rose revient aux sources du western, ca canarde, ca se tire dans les pattes, Fort Alamo est comme pris de l'intérieur, les flèches des Sioux volent au-dessus-des têtes et les chevaux se cassent la figure dans un déchainement de sable. 

Quelle aventure mes amis.


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