vendredi 14 septembre 2018

Elysée-Amazon.com



En notre Gaule ou depuis plusieurs années Marc Levy et Guillaume Musso sont en tête des ventes, ou Closer, Voici et Gala tronent en tête de gondole des journaux les plus lus et ou Plus belle la vie et Hanouna cartonnent avec La Vérité si je mens, il importait que la Présidence de la République se mette au diapason. C'est chose faite avec le couple formé par Brigitte et Emmanuel Macron, ces inconnus qu'une vague médiatique ahurissante nous vendit en 2016 comme la meilleure camelote du marché à coups de UNE cire-mocassins et d'articles au gluten. 

Avec les Macron, la première dame ou Fist Lady est sur à peu près toutes les photos, la starification de cette ancienne professeur de théatre ayant été autrefois draguée par son élève agé alors de 15 ans – le petit cochon - est à son comble. Notre bien-aimée Reine auto-proclamée s'en va dorénavant, soyons fou, interprêter sur France 2 son propre role dans une mini série à succès sur le handicap, après avoir pris la figure de proue l'hiver dernier du mouvement féministe Balance ton Porc

Cette surexposition médiatique tant et tant vantée par les perroquets salariés de Patrick Drahi sur BFM est comme un complément d'une hagiographie docu-menteuse diffusée sur France 2 il y a quelque mois, ou une pseudo cinéaste complaisante au-delà de toute décence réécrivit la geste forcément sacrificielle de cette nouvelle amie des peuples. On atteint, sous une forme sucrée enrobée de chocolat, le même niveau point-Goldwin de propagande autrefois accordée au couple Ceaucescu, et on peut, au point ou nous en sommes, rêver d'une université Brigitte Macron, d'un diplome Bribri, d'une Fondation au nom de la dame, pourquoi pas une série de produits dérivés à son effigie.

A propos de produits dérivés, l'Elysée, sous sa version plateforme virtuelle, attaque sa mue en catalogue et vient tout juste de mettre en vente une série de produits Made in FWance entre 2 et 250 euros. On se pince, mais non, nous y sommes, le Chateau de De Gaulle et de Mitterrand est en passe de se transformer en Amazon, Google l'avait rêvé, Manu l'a fait. Ainsi un t-shirt Poudre de perlimpinpin – humour noir, remarquez, mais c'est drole -, une montre Bleu-Blanc-Rouge, plein de petits objets inutiles mettant le tout petit monarque en carton-pate sur orbitre intergalactique. Et, sommet de la panoplie, et là, je devrais exiger des droits d'auteur – vu que ma série littéraire des Macaron, commencée en début d'année, compte dorénavant cinq titres – une boite de MACARONS tricolores.

La gadgétisation a donc, sous nos yeux, bel et bien pris un nouveau tour, et notre Jupiter d'opérette, imitant la firme de George Lucas, commercialise – nous dit-on pour retaper la salle des fêtes, 12% des recettes allant être réaffectées non pas à la lutte contre la pauvreté mais aux travaux de cette maison dont la vaiselle achetée récemment coute la bagatelle de 500 000 euros – tout ce qui lui tombe sous la main.

Tandis qu'Emmanuel – ex banquier - s'est déguisé en Soeur Emmanuel des Pauvres afin d'aller tel Pinocchio faire un petit numéro d'entourloupe au Musée de l'Homme pour présenter son catalogue de mesures fourre-tout contre les gueux, Madame, comme toujours, complète le dispositif en se faisant filmer devant des handicapés. Imitant ainsi le cadet des Windsor, le mari de Meg, qui avec sa fondation Invictus occupe fort bien ce même créneau du handicap. Ces ultra-privilégiés qui vivent sur notre dos à grands frais ont le chic de se moquer ouvertement de nous. Monsieur nargue les alcoolos illettrés pas cap de se payer un costard tandis que Madame, en bonne théatreuse, feint la compassion en nous faisant à mi mots comprendre que nos handicaps valent bien un caméo Rothschild sur une tonalité de jeu Marc et Sophie. Elle leur fera l'aumone de quelques pièces jaunes une fois ses scènes achevées, si tant est qu'il lui reste un peu de monnaie ou qu'elle sache ce qu'est du cash.

Enfoncés Carla et Nicolas et la révérence à la Reine d'Angleterre en tenue classique, la visite à Eurodisney, la ballade à Petra avec le gosse sur les épaules se réfugiant sous sa cape et les paparazzis, les balades en scooter, le Merci pour ce moment rigolo ou le retour de Segolène en mère tape-dur sauveuse de la planète, des voitures électriques et de la couche d'ozone. La Macronie, elle, met le curseur sur la ligne Closer-BFM WC, fait appel à a vos porte-monnaies électroniques, s'invite à la télé entre le fromage et le dessert dans des mini séries pour mongoloides et vous achève sous un torrent de bons sentiments que même lditeur de Katherine Pancol recalerait pour abus de glucose. 

La grotesquisation de cette France ou l'on invite des transgenres hystériques – qui sont un crachat à la figure des homos qui valent bien mieux que ca, soit dit en passant - sur les marches de l'Elysée le soir de la Fête de la Musique, ou l'on s'extasie sur cette grand-mère fashion qui remue du popotin comme Jennifer Lopez sur de la soupe électro et ou n'importe quel garde du corps a le trousseau de clefs de toutes les maisons et appartements de celui qui est censé nous gouverner vient de dépasser l'orbitre terrestre pour toucher les étoiles de la vulgarité sur papier glacé. La boboisation est en phase finale, la France et son histoire, la France et sa grandeur, tout ceci n'est plus qu'un lointain souvenir. Les bras croulant sous les chrysanthèmes en papier crêpe, Brigitte s'agenouille respectueusement devant la tombe du soldat inconnu, sort son lipstick et son fond de teint puis crache son chewing-gum et le colle à même la stèle, tandis que son freluquet dpoux imberbe récite un chapelet laiciste en se pincant le nez.


2 commentaires:

  1. Obscène et donc indécent "Spectacle de la Marchandise" dans les moindres recoins du Pouvoir et avec son adoubement !
    Rien de plus commun dans une Société régentée par les "Marchands du Temple" �� !!!

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  2. portrait féroce mais tellement délicieux à lire quand la Macronie vous porte sur les nerfs !

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