lundi 20 août 2018

Paroles du Christ - Ne crains pas, crois



Ne crains pas, crois. Du verbe Croire. Du verbe Croitre. 

Craindre, la peur, avoir peur, lombre, les ténèbres, ce qui maintient rivé au sol, le coeur tremblant, agissant sans agir, marchant sans avancer, recouvert par son ombre jusqu à sy confondre. Se renfermer sur soi, se ratatiner, semmurer vivant, senchainer, poser la clef au sol et la laisser se perdre. La peur, peur dêtre, être ce soi qui est tout ce que tu veux que tu sois, qui peut être lumière ou reflet, vie ou imitation, souffle ou contraction, divinité ou icone mortelle.

Croire, croitre, sélever, prendre son envol, sortir de la caverne, éteindre les pensées, respirer à pleins poumons lair vivifiant jusqu à trouver la respiration intérieure, jusquà réveiller le troisième oeil, celui qui voit au delà des apparences, soulève le voile des illusions et des mensonges, celui qui terrasse la peur en un clin doeil, comme le battement de laile dun papillon.

Aies Foi et marche et vole, horizontal, vertical, tri-dimensionnel, pur esprit, se déplacant dans un univers sans entraves, sans limites, sans prisons, sans barrières, tel loiseau. Soulevé de lumière, ré-allumé par chaque contraction du coeur, un mouvement imperceptible et tu télèves, la foi permet ca.

La peur au contraire visse, contracte, créée des crampes, des manques, des creux, des troubles du sommeil, des migraines, des maladies, un vieillissement, une mort avant lheure. Elle abime et use du dedans, elle est telle une prison se renfermant sur elle-même, pure création mentale, celle du controle en voie déchec, l’être qui se controlant se perd faute de voir clair au-dedans, faute de foi.

Alors crois – OUI. Sens tes racines puissamment ancrées dans la terre ferme et gorgée deau, accueille le suc, fais le pénétrer les branches, les feuilles, ennivre-toi de soleil, jouis et tremble de plaisir sensuel à la première goutte de pluie, délecte-toi de lorage, frémis au bruissement du vent dans les voiles. Jette lancre, lance-toi de ta proue élancée en direction de locéan immense, et fais reculer lhorizon au bout de lui-même, élargis la vue, sois ou redeviens créateur de ce monde. Crois-le, la fenêtre de ton regard est sans limite pourvu que tu croies.


2 commentaires:

  1. Doute, crainte ou méfiance ? Face à la croyance et à l'opinion, le doute n'est-il pas le moteur de la démarche philosophique ? La méfiance, ou défiance, ne se justifie-t-elle pas comme de la prudence préventive dans un environnement hostile rempli de duplicité ? Quant à la crainte, ne sommes-nous pas entretenus dans celle du Tout-Puissant par la religion elle-même ? La peur est un sentiment naturel à tout être qui lui vient face à un danger même imperceptible : à lui de la dominer par le raisonnement exempt de tout excès de présomption.
    Le chemin montré par le Christ est difficile, et tout le monde n'a pas la foi d'un apôtre.

    Nous sommes le 21 août, et cela doit rappeler quelque chose au chrétien que vous êtes. Permettez-moi de vous souhaiter bonne fête, en demandant votre indulgence pour ces pauvres vers à votre intention :

    C'est aujourd'hui la saint Christophe
    qu'on évoque sur son chemin,
    quand, voyageur et philosophe,
    on a besoin d'un coup de main :
    qu'il vous garde, sur la chaussée,
    de l'ornière de la pensée.

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  2. Angoisses, soucis et craintes sont nos plus grands ennemis...
    La Foi est une base solide pour les choses que l'on ne voit ni ne possède encore.
    La Foi est une confiance inébranlable, une confiance soutenue par une nouvelle force d'âme, une nouvelle certitude du sentiment, qui permet une nouvelle mentalité, une nouvel état de volonté et une activité renouvelée.
    La Foi est une grande force, une force grâce à laquelle on peut déplacer des montagnes....

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