dimanche 5 août 2018

Maduro, les drones et le pétrole



Ce samedi 4 aout, le président vénézuelien Nicolas Maduro a échappé pendant une allocution faite devant des militaires à un assassinat au moyen de drones munis d'explosifs. Lesquels drones ont fait des victimes parmi les militaires.

« Un objet volant a explosé devant moi, une grande explosion », a t-il declare. Selon lui, « une seconde explosion» a ensuite eu lieu. Le chef d'Etat a mis en cause « l'extrême droite vénézuélienne, en alliance avec l'extrême droite colombienne » et déclaré que « le président colombien Juan Manuel Santos était derrière cet attentat ». 

Le ministre de la Communication a ajouté qu'ils détenaient des éléments à charge incriminant des personnalités américaines basées en Floride – ce qu'a immédiatement démenti le porte parole de la Maison Blanche.

Un mystérieux groupe rebelle qui serait composé de civils et de militaires a revendiqué un attentat qui aurait visé ce samedi 4 août le président vénézuélien Nicolas Maduro, selon un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

" Il est contraire à l'honneur militaire de maintenir au gouvernement ceux qui ont oublié la Constitution et ont fait de la fonction publique une manière obscène de s'enrichir ", dénonce le texte signé par le " Mouvement national des soldats en chemise ".

" Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n'aient pas de médicaments, que la monnaie n'ait plus de valeur, que le système éducatif n'enseigne plus rien et ne fasse qu'endoctriner avec le communisme", poursuit le communiqué.
L'attaque manquée ferait partie de l"Opération phénix", selon le communiqué lu samedi soir par Patricia Poleo, une journaliste proche de l'opposition et basée aux Etats-Unis, sur sa chaîne YouTube.

Cette farouche adversaire du gouvernement socialiste vénézuélien s'est limitée à lire ce texte qu'elle affirme avoir reçu de ce groupe rebelle.

Si Maduro a eu le réflexe d'accuser le Président colombien  Santos, titulaire du Prix Nobel de la Paix pour son accord avec les FARC, dont le mandat s'achève ce mardi 7 août, pour cet attentat dont il est sorti indemne, c'est que le président colombien mène la contestation internationale contre le pouvoir de Maduro, qu'il qualifie de dictateur.

Dans une interview le lundi précédent, le président colombien déclarait encore qu'il pensait "proche" la chute du "régime" chaviste en raison de l'hyperinflation que connaît le Venezuela, estimée par le Fonds monétaire international (FMI) à 1.000.000% pour cette année. Et estimait qu il vaudrait mieux pour le Venezuela et pour la Colombie, qui ont une frontière commune de 2.200 kilomètres, serait que Maduro tombe, si possible "de manière pacifique".

Santos, au contraire de Maduro, est dans la ligne mondialiste, anti-socialiste à la Chavez, pro oligarchie. Sur la ligne USA donc, donc récitant les éléments de langage de l'Etat Profond US. Son Nobel ne doit en rien nous tromper, tous les titulaires du Nobel de la Paix sont tous sur cette ligne servant les intérêts occidentaux oligarchiques, n'oublions pas qu'Obama, qui l'a eu avant lui, avait laissé Guantanamo ouverte en dépit de sa promesse au peuple américain.

Maduro est un rempart contre l'oligarchie, un bastion à abattre, d'ou les campagnes médiatiques mensongères, conduites par la CIA, qui s'abattent sur lui. L'inflation comparable à celle de la République de Weimer qui s'est précipitée sur le peuple du Vénézuela ainsi que le manque criant de produits de produits de première nécessité, ainsi que le chomage qui contraint des milliers de locaux à aller trouver un emploi en Colombie et en Equateur - moi qui vous en parle je suis sur place -, tout ceci est le fruit de manipulations économiques. 

On assèche le peuple pour le conduire à se soulever contre ce dirigeant socialiste qui augmente les impots des riches et les salaires des fonctionnaires, et garde les réserves pétrolières que les américains entendent dérober par Exxon interposé. Maduro, c'est le nouveau Hussein, le nouveau Khadafi, le nouveau Assad. Un diable fabriqué de toutes pièces par nos médias afin de justifier en aval une fausse guerre au nom des droits de l'homme. Et ainsi mettre la main sur des réserves pétrolières permettant aux USA de réagir face à la montée inexorable de la Chine et de sa monnaie.

Le pétrole vénézuelien est un enjeu crucial de la stratégie des faucons américains, accrochés comme des sangsues à leur première place sur le podium. Déchoir signifie à leurs yeux mourir, alors le tout pour le tout, attaquons, liquidons le Vénézuela et son peuple. Au passage lancons un sérieux avertissement à ce dirigeant à faire absolument tomber – les drones, vu ce qui existe sur le marché, s'ils avaient voulu vraiment l'abattre ils ne l'auraient pas raté. Manipulons comme toujours des oppositions internes et des dirigeants de pays limitrophes alliés. Ce pauvre Santos sert de marionnette, la presse colombienne couvre dans l'ensemble ses méfaits.

Maduro finira évidemment par tomber et le pétrole si convoité rentrera dans le giron US. Mais – et c'est là ou le bat blesse – il ne suffira probablement pas à stopper la montée de l'Empire du Milieu. L'oligarchie internationale basée aux USA a déja anticipé le coup, depuis plus d'un an pour être précis, en faisant transférer tous ses actifs depuis New York en direction de Singapour.

Un signe qui ne trompe pas. 


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