dimanche 5 août 2018

Le voyageur intérieur



La parabole de la calèche et du chemin de vie n'est pas de moi, elle constitue la préface à Dis-moi ou tu as mal et je te dirai qui tu es, du médecin francais Michel Odoul, praticien de la médecine asiatique. Elle est à mes yeux la visualisation en mots la plus lumineuse des secrets de la Vie, et de ce qu'il convient de réaliser pour parvenir après bien des écueils à un Soi synonyme de bonheur et d'harmonie intérieure durables.

Soit une calèche engagée sur un chemin. Celui-ci, de terre est parfois droit, parfois sinueux, parfois comprenant des virages recouverts de brouillard et limitant la vue à peu. La route en terre est parfois cabossée, comprend des trous, des rocs qui rendent l'avancée difficile, et la calèche se doit dtre suffisamment bien conduite pour s'adapter à ce terrain qu'est le chemin de notre vie.

Cette calèche est conduite par un cocher qui manie deux chevaux, deux beaux purs sang. Selon qu'il tire ou fouette ceux-ci, personnifiant notre énergie physique, notre corps moteur si vous préférez, accélèrent, ralentissent, trottent, galoppent, spuisent, sconomisent. La conduite peut être harmonieuse, nerveuse, tendue, irrégulière, et en fonction de, la calèche passera plus ou moins bien les écueils inévitablement dressés sur sa route.

La calèche comprend quatre roues, deux bras, deux jambes, membres actifs de l'effort qui consiste à vivre en avancant. Bien entendu si a un moment la calèche, du fait de la fatigue des chevaux, s'arrête, il y a halte, provisoire. Il se peut que cette halte soit du fait de la décision du cocher, éreinté. Le cocher, dans notre symbolique, représente cet égo qui entend régir notre vie à notre place en se confondant avec notre soi. Or ce cocher n'est qu'un exécutant. Un simple exécutant. Faillible qui plus est. Qui n'a en rien décidé du voyage, qui peut certes en connaitre l'itinéraire, éventuellement le point d arrivée. Mais en rien il ne l'a décidé, il exécute un voyage pour … 

… Le voyageur intérieur. Qui se tient à l'intérieur de la calèche, rideaux fermés. Le voyageur, notre enfant intérieur, celui qui autrefois rêvait et que chacun peut faire revenir à soi, jusqu'à prendre les rennes et de la calèche et du cocher et des purs sang, est cet individu pris dans sa pureté, déconnecté de lgo, celui qui sait, qui sait SA voie, qui découvre et trace selon une vision originelle la VIE qui correspond a ce SOI.

Pour que le voyageur intérieur reprenne la place centrale qui est sienne par rapport au cocher et aux chevaux, il convient d'avoir eu ce qui se nomme l'expérience, celle de la conduite de la route. Celle-ci d'entrée, je veux dire de naissance, lui est connue, ses rêves d'enfant lui ont clairement fait apparaitre cette réalité qui doit s'il veut être profondément heureux s'imposer à la réalite de lgo, laquelle ne voit guère loin et est qui plus est polluée grandement par le système, par la technique apprise de la conduite, qui n'a rien de transcendante.

Ainsi les écueils de la vie permettront au cocher-égo d'en rabattre, aux chevaux-corps de se ménager, aux roues de ne pas être trop souvent brisées, ce qui impose de longues pauses dépressives du fait de conduites imprudentes.

La vie nous enseigne avec le fruit de l'expérience que ce que nous voulons réaliser nous est immédiatement, dans les toutes premières années, donné en rêves, en visualisations. Ce que voit l'enfant au coeur pur est mille fois plus juste que ce que voient ses propres parents, lesquels plongés de fait dans l'existence sont tels deux cochers évitant avec peine les écueils et connaissant eux aussi parfois leurs périodes de brouillard.

S'il s'avère que dans la toute petite enfance trauma il y eut venant brouiller la fabrication des rêves pour les détourner, en faire des paravents du trauma imposé du dehors ou des fuites, alors l'adulte-cocher aura davantage de difficultés à se réaliser. Il aura des intuitions, des attirances, des envies, mais parasitées par un manque originel, comme un message brouillé à la source. Qu'il lui faudra apprendre à dissiper depuis lui-même, depuis l'intérieur, comme on soulève un voile et qu'on nettoie une vitre.

Dans tous les cas, dans le second plus encore, l'expérience de la souffrance, des regrets, de la désespérance voire d'une dépression temporaire sont des chances, c'est-à-dire a travers des blessures dgo difficiles à soigner certes, des tentatives de la vie d'aider à déciller le regard, en le détournant du petit nombril-cocher. Tombe, apprends à ne plus avoir peur, ta peur te traduit, ta peur apprivoise-la, elle n'est pas Toi. Voila ce qu'elle souffle, et l'adulte enfant peut alors, après bien des dénis et des épreuves sans réponses, enfin commencer, sans doute aidé ou guidé par un autre, un repère, un sur qui s'appuyer, à reprendre le fil brisé à la racine. 

Et enfin vraiment avancer.


2 commentaires:

  1. Je me permets de vous adresser ce message à savoir si vous connaissez "Les Mystères Gnostiques de la Pistis Sophia" , avec l'Apocapypse, c'est le plus mystérieux des Textes sacrés qui donnèrent naissance au véritable Christianisme gnostique.Car,s'il existe de nombreux écrits que l'homme religieux prend à la lettre dans la seule dimension historique, bien plus importants sont ceux qui présentent l'aspect universel de la révélation christique : la splendeur du devenir de l'Homme caché intérieur, l'Homme-Christ en retour vers sa Patrie Divine.
    Ces textes mystérieux, ces récits initiatiques révélés, selon la Pistis Sophia, par l'enseignement que donna Jésus après sa résurrection, ne concernent pas la conscience ordinaire de l'homme-moi. Ils s'adressent à la conscience supérieure qui doit s'éveiller par un processus menant l'être humain du stade Jean (la préparation du chemin) au stade Jésus (la naissance de l'âme) pour parvenir au stade Christ : la relation rétablie avec l'Esprit.
    La Pistis Sophia, en un langage allégorique que Jan van Rijckenborg explique par la notion de champ magnétique, montre qu'une loi puissante s'efforce de rallumer l'étincelle de lumière du coeur pour éveiller le microcosme humain à sa dimension universelle.
    Je vous donne cette info, car je vous pense assez "éveillé" pour en comprendre le sens et cet Enseignement est divulgué à celui qui veut véritablement continuer son Chemin d'évolution spirituel et gravir sa montagne intérieure palier par palier à son rythme pour en atteindre le but fixé (dans cette vie)voir dans ses prochaine incarnations.... C'est un véritable travail sans relâche de chaque jour.

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  2. Bravo, tout est là ! Comme Toujours, merci

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