dimanche 12 août 2018

Auto-fiction, voyeurisme et scribouillardes de Saint Germain des Prés



Scandale dans le petit landernau de la politicaillerie et de la pseudo littérature ayant pignon sur rue à Saint Germain des Prés. L'actuelle compagne du socialiste frondeur Jérome Guedj, big boss du Conseil Général de l'Essonne, vient de commettre chez un grand éditeur un opuscule ou, se contentant de changer les prénoms, elle règle ses comptes avec l'actuelle compagne de son ex, Francois de Rugy, ainsi que son fils. Cette dernière, outrée de voir sa vie privée étalée et souillée, porte l'affaire devant les tribunaux et s'étale dans les journaux, pris en otage d'un règlement de comptes familial on ne peut plus glauque.

Familles décomposées mêlant fausse littérature, grands bourgeois de la gauche dite morale et petite politique vue depuis l'alcove du lit conjugal ou Madame l'Auteure passe de l'un à l'autre puis sort sa plume pour étaler les ordures sur la place publique. On appelle ca des gens lettrés, en définitive cette scribouillarde égarée ne fait que suivre la mode lancée par Christine Angot, laquelle d'ouvrage en ouvrage depuis L'inceste ne fait que ca, balancer sur ses proches, calomnier et salir la réputation de celles et ceux qui ont eu le tort de croiser sa route, et régler ses comptes avec la terre entière.

Ces sinistres pensums, abjects sur un plan éthique, sont le fait de ce qu'on nomme la littérature BHL, pape de l'édition en France. Dont la fille Justine commit un pamphlet de cet acabit et en subit un autre. Pour ces gens-là sans boussole, l'intimité n'existe pas, l'intimité est un réservoir, n'ayant aucune imagination, et rien à dire sur l'état de cette société qui les a faits rois, ils n'ont de sujet à traiter que leur nombril, et celui de leurs ennemis leur sert de cible. L'opinion est prise à témoin malgré elle de ce voyeurisme déguisé sous des dehors pompeux, d'aucuns appellent ca de l'auto-fiction. Je n'y vois pour ma part qu'un horizon, la mise au pillon.

Du fait de ces contempteurs – ce sont je le remarque le plus souvent des femmes bourgeoises de gauche donneuses de lecons professionnelles qui plongent dans cette fange et s'en pourlèchent les babines – zelés du Closer à jaquette Grasset ou Gallimard, notre belle littérature, celle que ces éditeurs trahissant leurs ancêtres assassinent à petits feux, se meurt. Les gens ne lisent plus, presque plus, on leur met en avant un brouet infame les écoeurant, et qui a plus sa place dans des talk shows télévisés que sur les étals de libraires. Quelque peu dégoutés par l'odeur du fumet, ils se rabattent sur des magazines ou réouvrent les grands classiques.

Car, disons-le, cette mise en avant systématique des plus médiocres jette le voile sur les autres, les authentiques auteurs exigeants, lesquels font preuve du mínimum requis pour écrire un roman, à savoir oeuvre d'imagination. Car écrire un roman c'est cela avant tout. Imaginer une histoire, un récit, des personnages. Proposer une vision du monde, la déployer au sein d'une intrigue propre à émouvoir et à ouvrir une fenêtre de compréhension de l'époque. Cela, tous les grands l'ont fait, Camus, Balzac, Zola, Hugo, Duras, aujourd'hui Houellebecq ou Despentes. Mais voila, ca, nos grands cerveaux malades qui pilotent Saint Germain des Prés, ca ne les intéresse guère, ils préfèrent Marcela je ne sais plus qui et ses élucubrations, oui vous savez, la maitresse de DSK, ou les partouzes tristes à mourir de Catherine Millet. Ca donne une image si désolante de ce pays, la France, qu'en sous-mains ils contribuent, on se demande bien au profit de qui et de quoi, à salir et à souiller.


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