mercredi 15 août 2018

Aquarius, tempête dans un verre à dents



Tempête dans un verre à dents. Après des semaines de tergiversation et à l'issue de ses vacances, notre monarque dans son immense mansuétude vient de décider d'accueillir 60 des 141 migrants de l'Aquarius. 

60 sur les 10 000 qu'il nous a promis, autant dire rien. 60 rapportés au nombre de migrants sur le sol francais, l'équivalent de deux classes à l'école. Aussitot fait le président tweete à tout va, suivi par tous ses sbires, en mode Inch Allah. Et, l'un ne va jamais sans l'autre, d'une vague de contestation outrée des droites Wauquiez, Le Pen, Dupont Aignan et Filippot. Tout le monde y va de son tweet, ca gazouille au-dessus du paquebot.

L'amusant c'est le différentiel entre cette avalanche de réactions et le nombre dérisoire d'individus concernés si on les rapporte à l'ensemble. Nous sommes dans l'univers de la communication et de la communication seule, sur le dos de 60 miséreux. Lesquels, selon qu'on les accepte ou qu'on les chasse, suffisent apparemment soit pour sauver nos ames soit pour renverser le pays.

Que le sujet des migrants soit un sujet majeur, cela tombe sous le sens. Clivant au possible, il dresse une frontière infranchissable entre une Esther Benassa qui veut accueillir toute la misère du monde – sauf chez elle – et Eric Ciotti qui n'en veut aucun. Entre ces deux extrêmes, nos coeurs balancent et George Soros, financeur de la chose, se frotte les mains.
Nos grands philanthropes de l'accueil de toute la misère du monde dans l'arrondissement d'à coté se serrent les coudes, l'ami Castener, jamais en manque quand il s'agit de débiter des anneries, n'a pas pu s empêcher depuis sa villa de stigmatiser Salvini et sa prétendue inhumanité, s'immiscer dans les affaires intérieures de ses voisins fait partie de la panoplie habituelle de ces globalistes apatrides par définition. Le lendemain de l'écroulement du pont à Genes, même si les deux faits n'ont rien à voir, avouons qu'en termes d'élégance – car Salvini ne fait que ce que les italiens qui l'ont mis en place veulent qu'il fasse – on peut faire mieux.

La question migratoire est devenue un enjeu majeur au sein de l'Union Européenne et une nouvelle source de clivage dit binaire – le logiciel favori de nos élites qui aiment à nous enfermer dans des choix simples afin de tirer toutes les ficelles. D'un coté les vrais mondialistes, de l'autre les nationalismes de pacotille. Dans les deux cas des faux-nez, l'exemple parfait du produit étant Theresa May, faussement BREXIT, payée par l oligarchie pour jouer à courage reculons sans le dire.

L'UE Schengen étant toujours efficiente en actes, on joue quoi que les politiciens disent à un jeu de vases communiquants. 60 entrent légalement, le double illégalement. L'Italie en rejette 2000 et 3000 passent la frontière dans l'autre sens. Le sas est toujours ouvert et déverse son lot. Salvini, pour se faire avec sa coalition élire, a oublié de dire aux italiens que le gouvernement précédent avait réussi à faire drastiquement baisser le nombre d entrants et envoyant des émissaires en Libye graisser quelques pattes. Entre ce qui est dit et ce qui est, un gouffre. La loi Asile et Immigration de Gérard Collomb, un Filippot aurait à quelques variables près pu la rédiger.

Les citoyens sont donc devenus otages non seulement d'un milliardaire américain d'origine hongroise, mais aussi de leurs politiciens de tous bords, lesquels s'agitent et feignent en adoptant des postures qui ne correspondent souvent pas à leurs décisions et actes tangibles. Grand défenseur de la veuve, de l'orphelin et des migrants comme son ami le Pape Francois, Emmanuel Macron se montre dans les faits aussi pingre que l'aurait été Madame Le Pen si toutefois elle avait été l'an passé élue à sa place. 




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire