mardi 7 août 2018

7 aout 2018, démarrage de la guerre des USA contre l 'Iran



C'est quoi un état terroriste ... Un état qui ne se soumet pas aux injonctions de la dynastie Rothschild - ou qui soutient le précédent.

Israel qui assassine les palestiniens c'est une démocratie. Le Vénézuela qui refuse Exxon et le rapt de ses ressources pétrolières est donc dirigé par un dictateur - comme autrefois Khadafi et Hussein. Le Hezbollah qui est contre le Mossad est un mouvement terroriste. L'Iran - qui ne fabrique pas d'arme nucleaire, cf observateurs internationaux-  et qui refuse que les Rothschild captent leur banque centrale est exactement au même titre que la Corée du Nord un état terroriste.

La guerre lexicale est la première brique de la guerre psychologique et de la guerre tout court.

Unilatéralement les USA ont rompu l'accord sur le nucléaire iranien et menacent leurs alliés. En tant qu'Empire ils ont le droit. L'UE fait mine de raler et de chercher une sortie de secours mais les multinationales, elles, dépendant d'actionnaires US, ont déjà commencé à obéir et à faire les cartons.

Et les peuples occidentaux sans cervelle gobent. C'est le résultat de ce qu'on  nomme l'américanisation – via le cinéma, entre autres, les westerns autrefois, les blockbusters aujourdhui – de la culture francaise et, au delà, européenne. Les bons d'un coté – les cowboys – les méchants de l'autre – les indiens. Foin de véracité et de nuances, faisons simple, aidons les gens à ne surtout pas réfléchir et à s'intégrer au camp du bien par essence. Vive la distraction.

Donc ce 7 aout est entrée en action la première salve de sanctions contre l'Iran – c'est-à-dire contre son peuple. Ainsi en a décidé Donald Trump, suivant à la lettre les injonctions de l'Etat Profond US et d'Israel, 51ème et 1er état des Etats Unis d'Amérique.

La première vague de sanctions américaines anti-iraniennes, qui a pris effet ce 7 août, comprend des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale. Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.

Le rétablissement des sanctions économiques a été décidé après le retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, qui visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien en le soumettant à une surveillance draconienne. Dans son dernier rapport en mai, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait attesté que l'Iran continuait de respecter ses engagements. Mais selon Washington, le but ntant pas que l'Iran respecte ses engagements mais mette genou à terre et accepte de se livrer via sa Banque Centrale à la dynastie Rothschild comme TOUS les autres pays de ce monde – à l'exception de Cuba, du Vénézuela, de la Syrie et de la Corée du Nord – on est loin du compte. Ce que veut l'Oncle Sam c'est une reddition pure et simple. Quiconque donne les clefs de la Banque Centrale confie le pouvoir à une autorité supérieure supra-nationale qui se nomme Haute Finance.

La servile Union Européenne et ses députés sous influence des lobbyes bancaires vient hier de déclarer rechercher une porte de sortie honorable pour contourner le diktat de ses maitres. Il s agit évidemment d'une posture contorsionniste – sans jeux de mots – destinée à égarer les opinions. Les multinationales européennes, elles, premières concernées, ont déjà entamé les départs du sol iranien afin de complaire aux fonds de pensions americains qui composent leur actionnariat. Le déficit du commerce américain en faveur de l'Europe n'est à leurs yeux qu'un instantanné à l'instant T, aucunement un paramètre prioritaire. Songer prendre un risque et le sacrifier fut considéré comme une option à proscrire, ce qui compte ce n'est pas pour des financiers et des financiers seuls – ce que sont tous les dirigeants de nos multinationales – le bas mais le HAUT de bilan, donc l'actionnariat. Le compte d'exploitation et de résultat on peut s'asseoir dessus momentanément.

Donc l'Iran, état prétendument terroriste selon le vocable consacré de l'Empire aux manettes. Dont le gouvernement fut élu dans les règles de l'art et que jusqu'à présent le peuple iranien soutient dans son ensemble. Il y a des oppositions en Iran, il est vrai que le pouvoir n'est pas toujours tendre à leur égard. Ceci étant, avant de leur donner des lecons de démocratie, regardons chez nous comment notre petit monarque traite ses oppositions non dans les postures mais dans les faits, regardons la répression policière envers les manifestants grévistes et les étudiants ainsi qu'envers les zadistes.

Ces sanctions – en fait un blocus – visent à assécher de l'intérieur par des manipulations économiques légales un pays souverain, parallèlement à des manipulations politiques via des opposants payés pour, dont certains agissent depuis le sol étranger. On peut compter sur la CIA et sur le Mossad pour, à la manière d'un Soros en Ukraine, se servir des étudiants, des femmes, de certains mouvements contestataires internes. Redevenu légaliste apres des années de révolution iranienne sous Khomeini, le régime de Téhéran n'en est plus à prendre des otages dans des ambassades. A présent les boules puantes et les actes violents ont changé de camp.

Sans être un soutien du régime des mollahs, je respecte le choix du peuple iranien qui s'est doté de ce pouvoir fort, et à mon sens fort mesuré compte tenu du contexte de crises qui lui est violemment opposé, sur fond de médiamensonges en pagaille. La parole de son dirigeant Hassan Rohani, o combien moins belliqueuse que celle du président américain, a le mérite à mes yeux de dire bien des vérités et de ne jamais se résigner à la défaite, elle incarne une forme de noblesse, celle d'un état qui se sait assiégé et entend demeurer debout y compris s'il a déjà intégré l'inéluctabilité de la défaite, compte tenu des intérêts et des forces en jeu. 

A minima, reconnaissons-lui, pour paraphraser Edmond Rostand, du panache.


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