mercredi 11 juillet 2018

Sundance 4 - extrait - Amours incestueuses



Les deux frères partirent à l'aube à pied et prirent le chemin d'une rivière, à une demi-heure du chalet. Là, Charles sortit crayons et bloc à dessin, et invita son frère à se dénuder.
« Là, sur le rocher, au centre.
-       Tu as une idée pour la pose
-       Fais comme tu le sens
-       Envie de faire male, en fait.
-       Ca mon grand suffit juste dtre.
-       Merci petit frère ».
Le jour venait de se lever et un timide rayon de soleil vint éclairer le visage de Pierre. Son regard de feu fixait son cadet.
« Tu me troubles Pierre.
-       T'es troublé, j'y peux rien.
-       Je sens que … après …
-       Si tu veux, on a la journée.
-       Une fois achevé ton portrait alors. Sauvage. Tu seras sauvage. Fougueux.
-       Te faire gémir petit salaud. Comme au bon vieux temps
-       Ah inceste, quand tu nous tiens ! ».
Otant à son tour ses vêtements, Charles se posta nu face a son ainé et, disposant ses crayons autour de lui, slanca sur la page blanche.
« Ca va t'es inspiré !
-       Toujours quand je m'y mets. Si ca vient pas de suite autant rentrer chez soi.
-       Marrant comme processus.
-       Ca s appelle l'inspiration.
-       Dis, mais t'as la gaule petit salaud !
-       Ca aussi ca s'appelle l'inspiration, fit Charles sans se démonter et en continuant à tracer sur la page.
-       Première fois que tu me tires le portrait.
-       Faut un début à tout. Ecarte un peu plus tes cuisses tu veux …
-       T'as envie de mater toi.
-       L'utile et l'agréable …
-       Amoureux de son frangin.
-       Amoureux non. Je t'aime c'est tout.
-       Pareil ».
Ils apercurent au loin une biche qui se rapprochait de l'eau.
« On se croirait dans Blanche Neige, sourit Pierre. Juste avant qu'elle se fasse violer par les arbres.
-       Tout un programme. Et toi t'es le bucheron bien sur …
-       Et toi la petite princesse toute innocente.
-       Vachement innocente ta princesse.
-       T'as toujours été aussi coquinou.
-       Oui. J'aime ca, j'aime jouer. J'aime vraiment.
-       Tu me raconterais tes délires.
-       Non, ca c'est pour Laure.
-       Elle apprécie je parie.
-       Plus gourmande ya pas.
-       Bah … Suzanna.
-       Pas pareil. Suzanna c'est une grosse cochonne. Laure elle, elle est pas cochonne mais jouisseuse.
-       Au fond les couples sont bien assortis au lit aussi.
-       Oui. Bah voilà, t'es en rut.
-       Ben oui petit coquin. L'idée de te chevaucher tout-à-l'heure.
-       Chouette qu'on s'autorise ca de temps à autre avec l'assentiment de nos belles.
-       Elles gouinassent aussi t'inquietes
-       Je sais, j'ai déjà assisté.
-       Nan ! Putain salaud, et moi alors.
-       Ttais trop bourré t'as tout oublié ».

Il devait être près de dix huit heures quand Pierre, se redressant enfin de son rocher, commenca à se rhabiller. Le ciel, lentement, s'obscurcissait, le soir serait tombé d'ici une demi-heure. Charles avait toute la journée depuis le petit matin dessiné, plusieurs croquis déposés à ses pieds, plus d'une vingtaine, des acquarelles, au crayon, au fusin, au pinceau. Il semblait reveur et regardait les cieux, le regard clair.
« Pas trop exténué petit frere.
-       Nullement, bien au contraire.
-       Tu as été sacrément inspiré.
-       TU m'as inspiré
-       Voyons ca .. », fit son ainé en se rapprochant et en s'agenouillant.
Pierre se saisit un à un des dessins, les observa un à un avec attention, jetant parfois un coup d'œil en direction de son cadet. Inspirant profondément, il posa sa main sur son épaule.
« C'est très troublant, Charles …
-       Ah tu trouves …
-       Si peu figuratif, et pourtant … C'est comme si tu traduisais par plusieurs angles ce qu'est mon ame.
-       Je ne saurais te dire. Je ne sais pas théoriser …
-       Ces lignes, ces lignes harmonieuses, celles de mon corps, tu vois. Comme le ressac des vagues, des frémissements du dedans … J'y vois comme des tourbillons contraires …
-       Ma main ne m'obéit pas tu sais, quand je dessine c'est à peine si je la regarde. Je me plonge, en toi j'imagine, et je suis le flux …
-       De mon visage tu extrais les ombres …
-       Et le regard …
-       Oui le regard … Et celui-ci parfois …
-       Fait mal.
-       Parfois oui. Pas toujours … Les deux versants, ombre et lumiere, feu et eau … Oui Charles oui. C'est bien moi. C'est bien moi ».
Il fondit sur son cadet et le fit choir à terre, allongé sous son poids.
« Je fais te donner à présent un plaisir infini o mon frère. Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.
-       Je suis à toi, je me laisse faire.
-       Te prendre, vigoureusement, avec toute la douceur dont je suis capable. T'entendre gémir, sentir tes moindres frémissements.
-       Jusqu'à me faire jouir. Et jouir en moi.
-       Nous serons tels des chats, mais silencieux, il n y aura point de cris, point de démonstrations, nos rales se confrondront avec le bruissement des feuilles. Ne retiens rien, mon beau, ne retiens rien, donne-toi, donne-toi à moi ».


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