samedi 23 juin 2018

Marion, en piste !



Former une « nouvelle élite politique et économique » : l'Institut de sciences sociales, économiques et politiques de Marion Maréchal ouvrira en septembre à Lyon et déjà, assure l'ex-députée FN, les demandes affluent pour y enseigner ou s'inscrire. 

L'Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep) a reçu «une soixantaine» de demandes de pré-inscription en magistère, 160 autres pour la formation continue et «120 candidatures spontanées» d'enseignants, s'est félicitée Marion Maréchal le 22 juin devant la presse, en sa qualité de directrice. Les candidats, de niveau requis Bac+3, sont issus des filières «droit, économie-gestion, géopolitique, hypokhâgne/khâgne, sciences politiques». Les aspirants enseignants, eux, ont des «profils très variés» : professeurs, chefs d'entreprise ou militaires.

« L'objectif n'est pas politique, mais d'offrir une alternative éducative dans un monde du supérieur sclérosé», a déclaré l'ancienne parlementaire frontiste lors de la présentation officielle à la presse de l'établissement.«Nous allons étudier les grands courants dominants qu'ils soient économiques, politiques et nous allons adjoindre à ça d'autres auteurs, d'autres courants de pensée et cela sera livré à la discrétion des étudiants. A eux de s'en emparer et de le traduire comme ils l'entendent», a ajouté Marion Maréchal, 28 ans, qui se sait «attendue au tournant ». 

Madame la Directrice, reconnaissons-le, maitrise admirablement la langue de bois. Qu'en des termes choisis ces choses-là sont dites … On est priés de croire sur parole celle qui en mai 2017 nous annonca son retrait de la vie politique – 9 mois, une traversée de bac à sables – puis réapparut telle une vestale devant le Tea Party Republicain – nid des défenseurs du Grand Israel. 

La mise sur orbite de la nièce du Menhir rappelle le lancement de la comète Ségolene Royal. A l'époque celle qui allait s'imposer avait posé comme diagnostic le caractère moribond du PS et le rejet des éléphants par l'opinion. Même constat aujourd'hui pour le Rassemblement National – ex FN -, la vague Bleu Marine tant promise s'étant prise une soufflante à compter d'un certain débat d'entre deux tours. Tantine étant elle et ses lieutenants vissée au gouvernail du paquebot branlant, Marion nous sort à son tour son Désir d'avenir – à savoir cette école de formation des élites nationalistes.

L'idee est reconnaissons-le brillante, tout autant que la jolie demoiselle, laquelle, politicienne jusqu'au bout de ses ongles vernis, a poussé la malice jusqu'à installer son affaire à quelques centaines de mètres du Conseil Régional ou siège Laurent Wauquiez … Lequel semble avoir déjà suivi tous les cycles de la pas-encore-ouverte ISSEP et raté le diplome. 

La petite Marion – une bombe de charme -, aurait-il confié à Michel Houellebecq, l'obsède.

En politique tout compte - surtout les symboles. Jouer Lyon, capitale des Gaules, contre Paris, capitale des Mondialistes ou loge Emmanuel Macron, est brillant. Lyon, ce fut le laboratoire universitaire de Bruno Gollnisch, candidat malheureux en 2011 contre Tantine, le dauphin trahi, et en même temps le logiciel idéologique. Un professeur d'histoire, pas un con, loin de là, mille fois plus cultivé que Madame la Présidente qui s'emmêle dans ses fiches et confond Alstom et SFR. Marion met ses pas dans les siens, l'air de rien, son sourire angélique et sa blondeur de Fée Clochette ne nous aveuglent point sur l'astuce, revenir aux fondamentaux sans baigner dans les obsessions du grand-père, celles qui lui valurent tant de difficultés. 

La France Marion, celle de son désir d'avenir, c'est bel et bien la France du passé, la France cocardière, la France blanche catholique, la France de droite, celle des valeurs comme elle dit, travail famille patrie mais sans Pétain, hétérosexuelle à mort, rivée sur Sens Commun, ce pan des Républicains qui avaient fait de Fillon le Roi d'un Jour. Marion a tout compris, elle revient sur le coeur de cible, elle piétine littéralement les plates bandes de Wauquiez, elle fait un rapt idéologique avec un label diplomant et se prépare à démoder les vieillles badernes demeurant dans l'ex UMP. 

Lesquelles finiront en slip.

Je lui donne deux ans à se faire une cure à la tête de son école à recruter des jeunes pousses avant de revenir triomphante, appelée par les militants du Front et d'ailleurs. Les instituts de sondage sont prêts. La donzelle a vingt huit ans, elle a besoin d'une armée composée de femmes et d'hommes de sa génération, et son école sert à ca. Se constituer – au dela d'un corpus idéologique dont les grandes tendances sont déjà connues – un casting de choc. Marine, très faible sur le plan idéologique, s'était livrée à Filippot et a Filippot seul. Marion, fort bien conseillée, ne renouvellera pas l'erreur. Ca sera une task force qui présente bien dans le poste, pro comme la miss, prête pour 2022.

Pour le reste, soyons fins, ne nous laissons pas avoir. La tendance anti islam radical sera aussi poussée que la tendance sioniste planquée. La France n'est pas les Etats Unis, les d'en face affichent clairement le logo CRIF, pas question de montrer toutes les cartes. Le financement suivra à la condition expresse que la 3ème du nom – le clin d'oeil au Maréchal dans le nom même … - sache se taire et à son tour s'agenouiller comme son grand-père puis sa tante à Tel Aviv. Condition sine qua non pour se présenter en France à un poste majeur. 

Ou elle échouera bien entendu, les Le Pen ayant toujours servi à ca. Mais ou elle échouera, contrairement à Tantine, avec les honneurs. Elle sera, on peut lui faire confiance, très bonne face à la poupée Attali qui remportera la place d'Emmanuel Macron, celle, Angelique Delorme ou une autre, qu'ils nous sortiront de derrière les fagots l'an prochain, pour la mettre comme Macron en septembre 2014 au gouvernement.

Le casting est déjà posé, les stratégies aussi – également le résultat, annoncé par ce bon Monsieur Attali dès septembre 2014 sur BFM. 

Regardons les épisodes pendant 4 ans. 

Regardons la petite Marion, la petite Marion-nénette gravir un à un les échelons. 


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