mercredi 20 juin 2018

Le piège nationaliste



Victor Orban et les députés du parlement hongrois viennent de faire adopter un dispositif législatif sous le nom de STOP SORROS. Une authentique déclaration de guerre à leur ex ressortissant tant honni, le milliardaire financeur des vagues migratoires. Lui et ses ONG sont dans le viseur. Lui et l'Union Européenne et leurs invasions programmées.

A un excès répond un autre par simple mouvement du balancier. Les lois hongroises punissent de prison toute organisation – ONG - ou individu surpris à aider tout immigré illégal. En clair, pour le cas individuel tu nourris ou héberges un pauvre hère, en taule.

Mettons deux secondes la morale de coté. La manière dont la France ou l'Allemagne traite les migrants – les parquer à ciel ouvert, les arroser de flotte glacée à 5 heures du matin en plein hiver etc -   est tellement abjecte humainement que la moindre lecon de Macron ou Collomb mérite un coup de kalash.

Sauf que là, avec cette disposition précise sur l'aide individuelle on tombe dans la xénophobie pure. Le texte encourage la délation, les expulsions seront surement musclées, la police sur les dents, violente, poussée à l'être. De part et d'autre, sur un problème hautement complexe mais simple à comprendre – LE coupable c'est Soros et lui seul vu que c'est cet infect personnage qui finance et détruit autant de vies en faisant rêver des gens à blanc – la situation est écoeurante. Les humains sont traités comme du bétail. La question devient un clivage politicien ou les ordures sont des deux cotés, tant chez les mondialistes que chez les nationalistes. Les deux faces de la pièce de monnaie. Qui ont un besoin viscéral de l'autre pour exister politiquement.

S'attendre à ce que le ministre de l'intérieur italien améliore la situation – vaste blague. Son prédécesseur, ce fut peu dit, avait drastiquement fait chuter le nombre d'entrées par des opérations locales en Libye. On verra si son matamore de successeur, Mossieur le populiste grande gueule qui tonne à tout va, arrivera à ces résultats. Parce que jusque là, à part tonner …

La carte politique nationaliste est un leurre, un piège. Les dirigeants nationalistes font croire à des chimères auxquelles eux mêmes ne croient pas. C'est juste un créneau, exactement la tactique d'un Trump pour accéder au Bureau Ovale. Une fois en poste, ces va-de-la-gueule baissent leur froc devant les agences de notation. Mettent en place une politique de gribouille. Et se mangent le mur du réel en pleine face sur le dos de leurs naifs électeurs.

Le Pen, Asselineau, Filippot, tous ces gens-là, me dites pas qu'ils font pas un peu exprès de croire que leurs promesses foireuses ils parviendront à les faire appliquer. Ces gens du sérail qui nous font croire avec ce qu'ils savent à un Frexit, un OTAN-xit, une sortie de l'euro, un retour à la France des clochers. Questionnez-les sur leur adhésion à la République – à la 5eme entre autres -, cuisinez-les à fond sur le sujet, vous allez voir leur nez s'allonger.

Il n y a pas de solution, pas de porte de sortie sur le plan politique. Aucune. Nous sommes pris au piège collectivement, ceux qui tiennent les bourses ont toutes les bonnes cartes en main. Les joueurs de flute vous emmènent droit vers le précipice. Dégageons-les tous sans exception, Merluchon compris.


1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Mais bien-sûr. Le système est conçu pour que les choses se passent comme cela. Non seulement ce genre d'opposition est voué à l'échec programmé, mais - plus grave - les bons principes qu'il peut contenir seront voués aux gémonies après les catastrophes qu'il va engendré. Mais l'incohérence humaine due à l'orgueil fait que même ceux qui le pressentent votent tout de même au motif fallacieux qu'"il faut bien faire quelque chose". Avec leurs petites mains, s'entend. Pas en corrigeant leur comportement. Le bourgeois n'"est pas contre le vol" en général, seulement contre celui dont il est victime.
    Bossuet l'a exposé lors l'un sermon célèbre : "Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes".
    De même le cardinal Pie, lors d'un entretien avec le carbonaro Napoléon III :
    "Cardinal Pie s'adressant  à Napoléon III, vers 1860 - 1870)
     « Ni la Restauration ni vous n'avez fait pour Dieu ce qu'il fallait faire, parce que ni l'un ni l'autre, vous n'avez relevé Son Trône, parce que ni l'un ni l'autre vous n'avez renié les principes de la Révolution dont vous combattez cependant les conséquences pratiques, parce que l'Evangile social dont s'inspire l'Etat est encore la Déclaration des Droits de l'Homme, laquelle n'est autre chose, Sire, que la négation formelle des Droits de Dieu. Or c'est le droit de Dieu de commander aux Etats comme aux individus. Ce n'est pas pour autre chose que Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu sur la terre. Il doit y régner en inspirant les lois, en sanctifiant les mœurs, en éclairant l'enseignement, en dirigeant les Conseils, en réglant les actions des gouvernements comme des gouvernés. Partout où Jésus-Christ n'exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence... »

    L'Empereur arrêta l'Evêque :

    « Mais encore, croyez-vous que l'époque où nous vivons comporte cet état de choses et que le moment soit venu d'établir ce règne exclusivement religieux que vous me demandez ? Ne pensez-vous pas, Monseigneur, que ce serait déchaîner toutes les mauvaises passions ? »
     
    Le Cardinal lui répondit :
     
    « Sire, quand de grands politiques comme votre Majesté m'objectent que le moment n'est pas venu, je n'ai qu'à m'incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis un évêque, et comme évêque je leur réponds : le moment n'est pas venu pour Jésus-Christ de régner ? Eh bien ! alors, le moment n'est pas venu pour les gouvernements de durer ».

    Eh oui, les hommes sont ainsi faits ...

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