lundi 18 juin 2018

La comédie humaine - Les yakafokon



Velléitaires du genre je réfléchis-pas-je-me-mouille-pas-mais-je-la ramène, les yakafokon, conseilleurs jamais payeurs, ont toujours la chose à faire sur les lèvres et rien que sur les lèvres. Dans les faits, les gars, jamais ailleurs que sur la berge, tiennent le carnet de notes et s'y accrochent. Ces huitièmes de cordée, dans une bande, sont toujours à la traine mais en frimant. Enfants, c'était le genre à lever le doigt trop vite et à répondre sans réfléchir et à se faire rabrouer. Adultes, ca se pousse des coudes, ca frime et ca se ramasse tout autant. En se poussant des coudes.

Pour sur, face à une catastrophe les gars y passeront, parce que la trouille au froc. Agir, pour eux ca relève de l'exploit, dans les entreprises les gars se débrouillent toujours pour rester un pas en arrière et pas se jeter à l'eau. Préfèrent les postes de délégués de classe ou du personnel, la ou t'es peinard, ou les profs ou les chefs t'ont pas en ligne de mire. Après tout quand tu fais semblant d'en avoir, autant se mêler à la meute et se faire petits. Alors les yakafokon se fondent dans le rang après avoir fait les intéressants.

Parents, les yakafokon fabriquent des irresponsables, leurs gosses ils leur laissent zéro marge de manœuvre, les mouflets sont tétanisés, à gauche, non à droite, non bouge-pas, comment tu veux qu’ils fassent leur mue, papa les scotche au sol avec autorité, alors le gosse se tétanise et pleure et finit aide-comptable.

Les yakafokon pour eux l'univers doit être aussi simple que ce qui existe dans leur tête – une somme de deux pois chiches. Au-delà, peuvent pas alors on simplifie et on se précipite. Candidats parfaits des jeux télévisés de TF1, ils se retrouvent popauls et sourient niaisement, pas grave le règlement prévoit une carte de ciné pour 10 places, toujours ca de gagné ! L'important, paraît que c'est de participer …


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