lundi 18 juin 2018

La comédie humaine - Les puputes



En quête de gloire à bout de sêche-cheveux depuis l'avènement de Nabilla, les puputes, shampoo-niaises  de banlieue, tiennent de nos jours le haut du pavé et se poussent des talons les unes les autres pour figurer en une sur la photo. 

Ces 4eme mains de garagiste prêtes à tout pour la couverture de Closer, enfin stars de trois jours pour quidams eux-mêmes en passe de notoriété, sont directement passées du registre escort – filles ou garcons – sur sites pour vieux pervers à la fausse lumière de la gloire. 

N'ayant à leur actif que moins que rien, les voici prêtes, fesses ouvertes, à se prêter aux jeux des grandes marques, porte-manteaux ambulants pour serre-fesses bariolés, soutifs montre-lolos et jupettes ras-la-touffe dégriffées. Donnant leur patronyme pour quelques piécettes à des cosmétiques plein de produits cancérigènes, la bouche pleine de formules publicitaires et le cheveu gras lisse et peinturluré, ces coutisanes du XXIe siècle que les temps anciens auraient collé aux arrières cuisines sont devenues, outre la lie d'un monde en perdition, son alpha et oméga de facade.

Prépubères ET anorexiques, elles gagnent dix points au hit parade de la finitude, venant grandir le cheptel de stars modasses folles comme cinquante lapins, qui une fois les avoir tatouées comme de vulgaires Rossinante, les font défiler le regard zoombiesque et la narine cocainée sur d'imaginaires lignes droites devant un aéropage de vieillles peaux fans du Diable s'habille en Prada.

Les puputes, sous-caste feignasse de la putain traditionnelle de nos mémoires, batifolent en bikinis sur les plages d'Ibiza, se font refaire à quinze ans la poitrine en la doublant puis la triplant de taille – et s'en vont telle Lova Moor à toute berzingue vers la case cimetière en bêlant de satisfaction. Authentiques victimes de la foire aux égos, manipulées par une bande de vieux pédos parfois péderastes, les puputes, mortes avant d'être nées sur l'autel de leur nombril percé, sont plus à plaindre qu'autre chose. Anonymes d'un jour, anonymes toujours.


4 commentaires:

  1. Tu les aimes bien nos petites starlettes d un jour ! lol

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  2. Excellent ! Mais tu n as rien écrit sur leurs bouches en cul de poule pendant les selfies.

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  3. Magnifique essai journalistique d'une réalité qui fait bien peine à voir dans la vie de tous les jours !

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