jeudi 14 juin 2018

La comédie humaine - Les petites princesses



Fifilles à Popa, les petites princesses sont nées sur 7 matelas, et ainsi que dans le conte, elles se plaignent d'un petit pois. Non pas celui qu'elles ont dans la cervelle mais bien ce petit légume qui heurte leur colonne vertébrale. Car la petite princesse de POPA, parfaite par définition, est sensible, très sensible, tellement sensible qu'il lui faut, c'est un ordre, circonscrire l'environnement, petits pois inclus, à la circonférence de son Auguste Nombril.

Authentiques projections de leur géniteur en pamoison devant cette 7ème merveille du monde autoproclamée, elles traversent l'existence baguette et baton en mains, faisant apparaitre des licornes qui pètent des paillettes roses et rouant de coups les parties de ces demi-hommes qui leur servent non de compagnon mais de pousse-caddie. 

Peu portées sur la chose, ces jouisseuses par elles-mêmes – dix doigts ca va – ordonnent, c'est-à-dire mettent de l'ordre et donnent des ordres. Aussi fées que la maratre de Blanche Neige, ces castratrices assexuées ont un organe vocal bien fourni qui leur fait pousser des cris et tonner tels des caporaux avec une voix de crécelle à la moindre contrariété.

Leurs rejetons – et rond et rond petits patapons – sont de facto féminisés voire un peu gays sur les bords, petits blancs becs chouchoutés et dorlotés par Moman Princesse. Et leurs rejetonnes, ennemies ou alliées, soit raillées soit adulées. Sa Majesté Poupouffe ne tolère guère qu'une tête, la sienne, qu'une cliente à la caisse, sa pomme, qu'un avis, oui oui oui, voire Oui Maitresse. Charmeuses tendance premier degré, elles savent gravir les échelons de la comédie sociale et pullulent souvent aux postes dits d'encadrement, ou elles regnent telle une Ségolène en authentiques harpies sur un aéropage de secrétaires recrutées pour leurs physiques pas facile.

Peu curieuses pour ne pas dire pas du tout, elles ne connaissent que ce qui marche, Bridget Jones, Friends, The Voice, Katherine Pancol, Natasha Saint Pierre et Musso – toute cette guimauve. Starbucks, ca le fait plus, le Nouvel Obs lui a ouvert les yeux, et le bon Nicolas Hulot aussi. Poupouffe est tendance, Miss Casse-bite est dans le coup, Madame Sac-a-Mains est redevenue célibataire, le juge a asséché le portefeuille du pondeur de gosses, tant mieux et bien fait. 

Pas encore bonnes pour la benne, parce que copines de shopping, choisies parce que moins jolies, moins bien payées, un peu plus dépressives et pareillement mythos. Boubourge gravite en Ville, se pame au BHV, s'endort à l'expo-bobo, se réveille ivre à une soirée hype sur une péniche quai de Seine et rentre en UBER avec une bouteille d'eau bio. Biba, Femme actuelle, Madame Figaro, VSD et Closer planqué au fond du sac-à-bourge.

Si Madame Fifille est seule c'est parce qu'elle le vaut bien. Les hommes, tous des veaux, à part Popa, mon mec à moi, comme chantait Patricia, celle qui nous les Kaassait aussi …


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