jeudi 14 juin 2018

La comédie humaine - Les journalopes



Têtes de gland notoires que ces cireurs de mocassins qui sentent bon l'encaustique, et telle une armée de caporaux s'en vont chaque matin lécher les bottes en bavant d'envie face aux puissants qui tiennent le bâton. Ces chiens de garde jappent, gesticulent, sautent en l'air pour attraper le nonosse du Bon Maitre. Et seraient prêts à tuer quiconque met le doigt sur leur laisse.

Laisse-moi lécher, ou je te lynche, hurlent-ils à leurs détracteurs ! Ces journalopes, grandes plumes pédantes d'une presse par trop pressée à se faire entretenir sur deniers publics, n'en peuvent mais que de débusquer d'autres privilèges que les leurs. Ceux des petits, des sans grade, des gueux, des riens – mais point ce fiscal abattement, ces repas 3 Etoiles offerts, ces séminaires CIA – bref, ce qui leur sert à combler les fins de mois – les pauvres choux !

Plus ils sont corsetés plus ils se disent libres. Destin de parvenus mais surtout d'esclaves d'un système qui les a fait ombres de roitelets, ombres passagères, grotesques avec leurs grandes écharpes rouges collées au gosier en plein été. Car ces plumitifs surchauffés d'autosuffisance pédante sont frileux comme des petites vieilles, et susceptibles comme des courtisanes sur le retour.

Perdre leur rond de serviette au Grand Siècle et c'est les pensées suicidaires ! A quoi ca tient un nombril péteux, à peu de choses … Vieille poiscaille puant la naphtaline qui occupe le bocal télévisuel depuis deux siècles, cette assemblée de daurades avariées gobe le plancton puis rote en alexandrins, telles des duchesses aux jambes pleines de vergetures qui s'en vont faire leur marché appuyées sur deux cannes.

Incapables de quitter le centre de Paris, ces vieilles gloires auto promues de toujours passent d'un bureau ou elles se contentent de signer le papier écrit par le Mossad et la CIA à un studio TV puis à une grande table. Où jamais ces vieilles catins trop avares ne débourseront un sou. Intimes des politiciens, ensemble ils refont le monde, c'est-à-dire le leur, autant dire rien. Enfilant les perles comme d'autres des putes chinoises, ils pontifient et se mirent en gloussant.

Haies de ce peuple qu'ils méprisent, les journalopes et les editorialeuses pissent copient et défèquent des oracles, toujours niés par les faits. Puis s'en vont dire le contraire de l'inverse avec la meme assurance de girouettes cacahouètes payées par des jean foutre à ne strictement rien faire.  


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