mercredi 16 mai 2018

Chefs d’oeuvre du 7ème art - La malédiction



La malédiction. Le 1er volet, Le meilleur – et de loin. L’antéchrist. Damien. Le fils du diable. Né dans une famille britannique de diplomates. Par une nuit d’orage. Dès les premiers instants, l’accouchement dans la douleur, les évènements étranges dans la maternité, tout est posé.

Les parents ne peuvent bien entendu qu’aimer cet enfant, leur fils, le premier. Ils intègreront petit à petit les signes de plus en plus étranges, malsains, qui suivent ses pas et les leurs. Cette suicidée à la fête d’anniversaire de l’enfant qui se précipite dans le vide corde au cou pour lui depuis l’étage le plus haut de leur propriété. Ce prêtre qui veille, avec son visage cadavérique. Cette nurse au visage diabolique et ce gros chien noir à la gueule ouverte. La montée du suspens, de plus en plus resserré, rend très vite le film étouffant de terreur. Pourtant on ne voit presque rien.

La musique, angoissante à souhait, ce ciel qui s’obscurcit, ces nuages qui se précipitent sur ce prêtre et déclenchent la foudre, cette trace sur la photo … Le sort de la mère sera si terrible que le père – ambassadeur – ne pourra a un moment qu’admettre l’évidence. Son enfant est un démon, il est l’antéchrist, et il lui faudra en tant que père le tuer de ses propres mains.

Des scènes se succèdent qui nous emmènent en terre sacrée, puis dans un cimetière de nuit, à la recherche d’une tombe. Des crimes horribles, sacrificiels, s’accumulent. Le compte-à-rebours semble si prenant que l’on sent que la puissance au dessus est dévastatrice, comme si la fin était déjà écrite. Comme si vaincre le fils de Satan descendu sur terre était chose impossible.

Ce monument de terreur jouant comme un archet sur un violon de nos peurs culturelles et religieuses les plus fortes – quoi de plus effrayant que le cinéma sataniste à la Rosemary’s baby ! -, ou le grand Gregory Peck, entouré de Lee Remick et de quelques autres grands acteurs constitue en son genre une sorte de sommet du cinéma d’épouvante. Il connut deux suites, assez bonnes mais d’un cran en dessous. Son actualité ne fait guère de doutes pour beaucoup, qui y voient un signe du malin. Lequel nous glisse sous les yeux le plan en cours …


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