samedi 28 avril 2018

Week end !



Pas un jour sans écrire, pas un depuis … juillet 2016. Depuis cette date, pas moins de 11 livres publiés, un blog créé, deux groupes sur Facebook à 5000 et 6000 membres, des centaines et des centaines d'articles. Sur ce monde, sur comment se défaire de ses chaines, sur le cinéma. Mais surtout mon roman fleuve, que je pourrais écrire et donc publier bien plus vite, sauf que la règle de 1 volume par an jusqu'en 2022 me parait la meilleure. Compte-tenu du plaisir que j'y prends, me précipiter sur Sundance qui sera à mon sens la seule chose qui me restera serait dommage.

Le week end – mes weekends – je les dédie à écrire ou parler par vidéos interposées de choses plus légères. Billets sur des films, sur ce voyage, sur des actrices ou des acteurs ou des artistes que j'aime. L'actualité est suffisamment anxiogène, savoir la quitter deux jours par semaine est comme un baume à l'ame. Ecrire gravement – ou avec humour – sur des choses graves m'est simple, je le fais légèrement, mais cela peut etre lu et ressenti autrement. Donc je fais avec. Avec mes lecteurs. Lesquels ont besoin de pauses, de diversions, de divertissement. Nous ne sommes pas les problèmes de ce monde, nous sommes nous mêmes avant tout. Des gens qui aimons la vie, l'humanité, les animaux, la nature, les arts. 

J'ai construit ma voie, ma chance, quitter le quotidien, les villes, les habitudes, la propriété, mon pays, tout ca, tout ce que la plupart de ceux qui me lisent vivent. Je voyage, je parle espagnol, je créée chaque jour, comme enfant je l'avais rêvé. J'y suis parvenu. Avec et grace à vous, avec un lectorat et un auditorat à présent significatif. Je mesure ma chance, ce n'est pas donné à tout le monde. Je n'en suis pas fier, c'est un destin, le mien. En un an et demie j'en suis au 7ème pays. La Colombie. Encore 4 ans et demi comme ca. La vie rêvée. Une vie comme un roman. Simple en même temps. Avec Néo et le chat Shadow.

Les taiseux que j'ai sans regrets laissé derrière moi, famille et amis, vivent à leur rythme dans la vallée à peu près comme avant. Je n'en vois guere qu'un et un seul – le même, le seul - qui ne perd pas de temps. Ceux qui m'aiment prendront l'avion, je n'attends rien. J'avais à l'époque dit à un d'entre eux, je suis de passage, ne t'attache point trop. Je le sentais alors sans savoir encore ce que j'allais entreprendre. Je savais juste que la cuvette du quotidien n'était pas mon destin. Rester comme eux vissé à une ville, un quartier, un job, un salaire, j'avais déja vécu ca, j'étais passé par trois ans libre sur une ile merveilleuse, j'étais simplement en transit, j'ai ces 4 ans passés à Paris entre 2012 et 2016, j'y ai rencontré quelques rares personnes clefs et pas mal d'autres, la plupart un peu englués dans leur incapacité à faire le grand saut. J'en ai aidé certains, j'ai vu les velleités, et les freins. A peine un pied posé sur le sol d'Athènes en aout 2016 j'ai instantanément senti que l'envol, le bon, était à portée de main. Le reste est allé tres vite. Tout s'est imposé d'un coup et j'ai appuyé sur l'accélérateur.

J'ai commencé mon 1er livre à l'age de 35 ans et l'ai publié a 43. Ce fut tardif. D'ou ce qui peut ressembler à une précipitation ou une boulimie. En fait non. C'est simple comme tout, aucun effort. Simplement 30 ans et quelques à rattrapper. J'en laisserai entre 50 et 60 a ma mort derrière moi.

Le weekend c'est léger léger. Plus l'age de sortir en boite, de draguer, de me distraire. Les rares films que je regarde sont sérieux, la distraction dans le sens moderne n'est plus de mon age. La comédie humaine m'ennuie, trop previsible. Je ne veux pas être distrait mais concentré. La cinquantaine c'est ca. Etre concentré. Sur son axe. Léger et sérieux tout à la fois. Mais léger, vraiment. Tout glisse, y compris les aléas. On ne se confond plus avec les émotions d'autrui, on les tient à distance. Y compris celles des plus proches. Je ne sais même plus ce que c'est que me sentir angoissé, sous pression, appeuré, énervé. Tout fut bel et bien éliminé entre avril et aout 2016, tout fut expulsé, ca m'a couté 280 balles, réussite totale. Le petit m'aura été hyper utile. Quand je pique un coup de gueule c est du théatre et je suis le 1er à en rire.

La vie, on n'en a qu'une seule, il faut parfois longtemps pour se connaitre, s'accepter, et la vivre pleinement. La mienne mixe des rêves éveillés et des actes tangibles. Je pense, je réfléchis de moins en moins, ce qui fait que l'esprit est bien plus éveillé qu'avant. Comme un buvard, il boit. L'inspiration est présente chaque jour, les canaux sont grand ouvert. Ca permet de glisser sur les trottoirs. De visualiser les etres chers comme s'ils étaient là. De me confondre parfois avec eux, d'entamer des dialogues imaginaires pas si imaginaires que ca. 

Des trucs d'ame, en fait …


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