dimanche 22 avril 2018

Tolbiac BFM Circus




En marge de l'opération d'évacuation de l'université de Paris-I dans le XIIIe arrondissement de Paris, des véhicules de police ont été pris pour cible le 20 avril, mettant en péril la vie des membres des forces de l'ordre, selon un communiqué du syndicat UNSA Police qui évoque « une tentative de meurtre » et exige des poursuites judiciaires.

Voilà le pitch retenu par nos médias. Une tentative de meurtre sur de gentils policiers par des étudiants tarés extrême gauchistes ! Le ton est posé tout dans la nuance, les médias avec les forces de l'ordre et l'ordre tout court.

Appelée par le directeur de l'université, la police a pourtant parlé d une évacuation dans le calme.

En marge de ladite évacuation.

« Le vendredi 20 avril, la CRS 52 de Sancerre est appelée en renfort sur Tolbiac. En arrivant sur la Porte d'Italie, l'unité est stoppée à cause des bouchons. Entre 100 et 200 manifestants étudiants, dont des individus masqués, voyant l'unité arrêtée et donc vulnérable, se rendent sur le pont de l'avenue de la Porte de Choisy qui surplombe le périphérique et projettent un container à ordures sur le véhicule de police et ses occupants. Le choc déforme le toit est blesse deux policiers ».

Voilà donc ce que le téléspectateur auditeur est prié de retenir. En guise de tentative de meurtre, le jet – scandaleux – d'un container sur un véhicule de police. 100 à 200 manifestants dont certains en cagoule – on peut donc supposer que ces CERTAINS ne sont pas de Tolbiac, pas même étudiants, mais au hasard des antifas ou des GUD. Prenons donc 150 comme moyenne, ôtons à la louche 30 types cagoulés, ca fait 120 étudiants de Tolbiac mêlés au truc sans qu’on nous dise qui des cagoulés ou des pas cagoulés ont jeté le container.

Mais le résumé demeure le même. Sur une fac comprenant plusieurs milliers d'inscrits et de grévistes, une petite centaine impliquée supposément dans le jet d'un container sur le périphérique.

Sauf que ce second résumé cadre moins bien avec l'info spectacle à la sauce BFM-réacs. Non, en pleine bataille de la réforme Blanquer ce qui compte c'est d'asséner comme un mantra que les étudiants sont des extrémistes assassins potentiels de flics.

CQFD.

On omet de préciser sur nos ondes que 4 étudiants ont été mis en sang et sont actuellement dans une bien sale posture. 4 étudiants en sang, une paille !

Bataille médiatique indispensable pour ce pouvoir qui craint comme la peste la contagion étudiante, laquelle est la meilleure pour faire vaciller un gouvernement. Pour éviter cela, on grenouille, on provoque, on charge, on bidouille l'info et on martèle. Au bout qui sait …

Je n'imagine pas une seconde que ces méthodes de voyous calmeront nos jeunes, bien au contraire. Vous nous prenez pour des cons, du coup deuxième couche, voilà ce vers quoi à mon sens cela va nous conduire. Une fois le chaudron explosé, ces mêmes médias qui soufflent sur les braises viendront une seconde fois leur faire la morale. Eux qui sont pleins à craquer de vieux soixante huitarts pleins aux as.

Consécutivement au 50eme anniversaire de cette révolution faite à l'époque pour leur pomme. Et qui les a si bien nourris … 


1 commentaire:

  1. La nécessité crasse d'exciter les masses pour justifier la dictature en Marche...!! ça n'a pas pris avec les Agriculteurs, ni les camionneurs, ni aucuns des grévistes qui sont venus battre le pavé.... Alors, il ne reste que les ZAD et les jeunes pour avoir un semblant de "violence"... populaire à monter pour le 20H..!

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