lundi 23 avril 2018

Macaron yankee



« L'axe atlantique qui structure l'Occident et qui a porté depuis l'après-guerre la politique des droits de l'homme et de la pacification est-il le plus important ? Je le crois profondément ».

Ainsi écrivit Macrontoussa dans son pensum Révolution, petit livre rouge-schild sorti au second semestre 2016. L'Amérique pour ce Young Leaders labellisé Attali, c'est comme qui dirait le donneur d'ordre, l'horizon et le contenu du petit cartable. Et la France, un macaron vassalisé.

Nous eûmes Sarkozy l'américain – celui-là qui céda nos stocks d'or aux yankees pendant ses heures supplémentaires. Puis Hollande le transparent, petit télégraphiste d'Obama en Syrie. Avec l'actuel locataire, Jupiter sorti de sa propre cuisse, nous avons le meilleur produit du trio. Un authentique affidé de l'oligarchie anglo-saxonne formé en son sein, un pied a la City un second à Wall Street. Un élève de Paul Ricoeur ayant appris l'histoire de France pour mieux la livrer à la découpe au Big Boss.

Les roucoulades d'Emmanuel et Donald, respectivement le pondéré et le fou dans le castelet des marionnettistes financeurs, n'en peuvent mais. Notre poulbot quoi qu’il en dise en pince pour le magnat de l'immobilier devenu à force de provocations le président de la plus grande puissance etc. Que de génuflexions et d'amabilités, y compris lors de désaccords de façade comme sur le réchauffement climatique ou sur le protectionnisme. Les deux sujets dits majeurs sont la pour embrouiller, le premier l'opinion, le second les équilibres économiques internationaux, et nos deux compères se sont habilement répartis – ou plutôt fait répartir – les rôles.

L'été dernier le tout nouvellement élu se fit une gloire d'inviter son homologue à la Fête du 14 juillet. Tout énamouré de son hôte il en oublia le consacré discours aux français, pardi, son hôte avant tout, au diable les français, ces riens et moins que riens n'avaient qu’à admirer le spectacle.

Partout où on les croise, cette complicité. Le petit n'en finit pas de se rapprocher du gros, un peu comme dans Laurel et Hardy. Emmanuel tient à voler la vedette à Trudeau et à Angela dès que Donald pointe son nez, et l'autre, ca se voit, adore ca, ce type avec sa bouille de premier communiant plutôt beau gosse qui vient lui faire un coup de lèche, Donald a un ego énorme et le petit fayote à merveille. Sur les bombardements de cibles bidon en Syrie ces deux lascars se sont parfaitement accordés, Sir Yes Sir fit le petit monarque, en deux minutes de conversation téléphonique ce fut bouclé et il eut même la gentillesse de prévenir Poutine, toujours ca de moins à faire se dit Donald en raccrochant.

Bon, peut parfois pas s'empêcher de craner, tu parles que c est lui qui m'a convaincu de rester en Syrie, il a fallu une petite déclaration pour remettre le teckel à sa place. Mais ce petit frenchie est quand meme bien docile, lui il a David alors que moi j'ai Jacob, David le petit frère est plus aimable, moi avec Jacob je ne vous dis pas les suées parfois.

Dans 4 petites années la France sera devenue la Fwance, c'était ca son projeeeeeet, fallait lire entre les lignes du programme, on désosse les services publics, on tue la ruralité à petits feux, on vend des pans entiers des grosses boites cocardières aux capitalistes anglo saxons, on tue la langue française à coup d'écriture inclusive, on remet la Légion d Honneur à Kim Kardashian et à Britney Spears, on investit à fond sur l'Euro-Gend-For au détriment de l armée et de la police, on rattache les grandes régions à l'union européenne …

On créée les Etats Unis d'Europe selon le modèle yankee.

Et on remet les clefs à qui vous savez avant de prendre la place de Junker !


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