jeudi 9 novembre 2017

Le fléau du chemsex


Le chemsex (sexe a plusieurs avec des produits nés dans les laboratoires de Big Pharma et vendus dans toutes les capitales ou la communauté homosexuelle est présente, et avec elle la surconsommation sexuelle et ses pratiques) est devenu le fléau du siècle de nos amis gays. Comme un SIDA 2 le retour mais en pire car plus sournois, ne tuant pas rapidement mais à petits feux, pas seulement les corps mais la sociabilisassions, l’équilibre, la vie professionnelle, l’éthique, les neurones, la capacité à aimer. Une lente descente aux enfers de l’addiction dans toutes ses formes qui au fur et à mesure transforme son consommateur en une sorte de zombie sur pattes.

Le prix du cul trash à plusieurs est excessivement élevé humainement parlant. Mais la dernière victime est hélas la transparence, le haut de la pyramide se refuse à casser l’omerta car elle est elle-même mouillée, financièrement pour certains, par la pratique même pour d’autres, parc le fait que dire revient à s’auto designer. En tant que co-responsable.

Donc silence on meurt mais surtout silence.

Certains se battent et soignent voire alertent : j’en connais des sacrément bien qui se sont faits publiquement assassiner pour avoir osé dire les choses publiquement. Non, ces morts méritent donc de mourir dans la dissimulation, non pour eux mais pour certains survivants à la conscience peu claire.

Mon rôle de témoin (j’ai pu entendre puis voir, je connais le sujet à fond car Paris, à Paris je suis celui, vous me connaissez, que l’on va voir quand tout merde, ce fut mon rôle et je le fis pour beaucoup avec cœur et gratuitement, souvent à perte mais je le fis) est non de porter des accusations, de jeter des noms, de juger mais d’avertir avec douceur et fermeté. Vos frères et amis meurent sous vos yeux : comment pouvez-vous continuer à vous taire ? Tendez leur la main et dites : arrête ! Arrête ça ! Dans deux ans tu es mort si tu ne sais sortir de cette machiavélique addiction mêlant sexe, haine de soi, plans glauques, obsessions et trips SM. Se taire et ne pas agir c est non-assistance à personne en très grave danger et risque qui plus est de contamination des plus jeunes et des plus fragiles.

Certain que l’image que ça donnerait de la communauté si cela était plus médiatisé : pas top pour les gays. Mais quoi ? On parle d’êtres encore en vie, pas d’image ou de lobby. Retenons à minima les leçons du combat contre le HIV, tous ces morts pour en arriver là 30 ans après, si ce n’est pas désolant cette régression qui certes ne touche pas une majorité mais qui en scalpe quand même beaucoup !

Alors dites les choses, dites leur à vos amis, soyez courageux, prenez les entre quatre yeux et avec votre cœur et de la poigne (il en faut vu qu’ils ont quitté le monde réel) : aidez-les à se sortir de ça.

Et ENSEMBLE unissez vos forces pour dénoncer et chasser ce fléau.

Si vous ne voulez pas que demain d’autres Peter Pan tombent au champ de bataille …

Ci-dessous – à lire sur le même sujet – Bravo à David Stuart, grand monsieur !



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