lundi 16 octobre 2017

Ils veulent tuer la littérature !


Dans son ensemble et à quelques exceptions près, la littérature française mise en avant par les anciennes grandes maisons d’édition (anciennes grandes dans le sens : elles n’ont plus de grandes que le nom) est devenue grâce à sa seigneurie BHL (un piètre écrivain et une imposture philosophique) un repaire de bourgeois ego centrés sans imagination aucune, seulement capables tout en se gorgeant de mots prétentieux de parler d’eux, de leurs ex, de leurs racines, de leur tribu, quartier, région et état d’âmes. On s’en fout nénette que tu te sois fait violer par ton père, va voir un psy et tais-toi, ou contente toi de faire ton hystéro chez Ruquier !

Rien sur cette époque, rien sur ces gueux qu’ils méprisent, rien sur la France, rien qu’eux et eux seuls s écoutant écrire avec pompe et rêvant de faire la une et de passer pérorer avec des poses de duchesse à la téloche. Des prétentieux : voilà ce que c’est, et inintéressants au possible, pas étonnant que leurs pensums se vendent si mal et que les gens ne lisent plus.

Le pire c’est leur incapacité à inventer une histoire, je veux dire une vraie, pas une pâle copie de leurs pâles vies. Une intrigue qui entraine et traduise quelque chose, une vision, une émotion, quelque chose de ample qui fasse rêver ou qui fasse voyager. Avec eux c’est le réel chiant tout le temps, avec des phrases à n en plus finir qui ne traduisent que des états d’âme de nantis.

En 2004 Gallimard, oui, l’éditeur de Marcel Proust, se fit remarquer en sortant en grande pompe (c’est le cas de le dire …) Rose Bonbon, un infect et criminel opuscule écrit par un authentique malade : une incitation pure et simple à la pédophilie. Ce jour-là fut un symbole. Pauvre Marcel !

On avait Gide, Malraux, Mauriac, les deux Marguerite, Sartre et Camus, Maurois, Vercors, tant d’autres. On se retrouve avec Angot, Noelle Chatelet et Schmidt. A côté de ça pas la peine de taper sur Levy ou Nottomb, eux ne concourent pas au Goncourt et ne pavanent pas, ils produisent et sont lus, pas ma came mais pas de mépris. Ce sont les paons que je mets à la poubelle, ces citadins bobo de gauche et de droite, ces bourgeoises qui feuillètent BIBA et font leurs chochottes en nous parlant de littérature féminine. Mais relisez Jane Austen, Virginia Woolf, Edith Wharton, Duras ou George Sand ! Jamais vos petits opuscules écrits en police de caractère pour presbytes ne leur arriveront à la cheville ! C’est tout bonnement insignifiant comme vous, et tellement prétentieux.

Lisez Houellebecq (ce soit disant misanthrope, authentique humaniste décrivant les cancers de notre monde finissant) ou Virginie Despentes (cette géniale autodidacte qui dans Vernon Subutex solde 30 ans d’échecs et d égoïsmes sociétaux) si vous voulez lire de la littérature non seulement engagée mais de la littérature tout court. Allez jeter un œil chez les auteurs de SF, chez les petits éditeurs, vers la poésie ou la BD, ici ce ne sont pas les médiocres qui sont mis en avant. BHL a achevé philo et lettres ou du moins a tenté le coup, résultat les gens lisent leurs écrans et les bouquins finissent par centaines au rebus.


Triste… Que d’immenses auteurs avons-nous eu ! Il en existe encore et tant, mais conservés inconnus pour la plupart, censurés via les comités de piston qui font éditer n’importe quel scribouillard de la presse des milliardaires sans même le relire par une clique de pédants sans talents autres que celui de l’autopromotion. Ils finiront tous là où ils n’auraient jamais dû partir : dans le fossé de l’insignifiance.


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