mercredi 2 août 2017

Suzanna Maitresse SM - Extrait de SUNDANCE Livre 2 - EXODE vol.1


Pierre la précéda dans un sentier éclairé par des lampions. L’immense propriété surélevée offrait une vue imparable sur l’océan, cent mètres au-dessus-du littoral. Il s’aventura le long de la piscine, tandis que Suzanna, juchée sur de hautes bottes en cuir, peinait à ne pas glisser.
« Ces bottes me foutent les pieds en compote, je t’avais dit de pas autant serrer.
-          Faut déguster un peu pour avoir le privilège de donner du fouet, louloute !
-          Et ce harnais à la con : j’ai les seins qui étouffent.
-          T’as plus une goutte de lait. Allez, fais pas ta mijaurée. Depuis le temps que tu voulais reprendre nos petits jeux.
-          J’avais pas imaginé les choses comme ça.
-          Dis-toi que le scénario c’est pas toi qui l’écris. T’es là pour apprendre, pas pour faire chier avec tes caprices d’enfant gâtée »
Une silhouette vêtue de blanc apparut à l’embrasure de la porte.
« Toujours à me faire attendre.
-          Ca fait monter l’envie, répondit Pierre en s’avançant vers son ami.
-          Ta belle ?
-          T’en penses quoi ?
-          Pas dégueu »
Il s’avança en direction de Suzanna, et la reluquant avec appétit, lui tendit la main.
« Il attend que je lui fasse un baise-main ton pote ?
-          C’est une grande dame, marmonna Pierre.
-          La Dame c’est moi !, fit-elle en se redressant.
-          Concurrence déloyale, chérie », ajouta l’hôte en s’effaçant pour les laisser entrer dans sa demeure.
Suzanna découvrit un immense salon aux meubles boisés, dont les murs étaient recouverts de reproductions de tableaux de maîtres.
« Impressionnisme, plutôt, fit l’hôte. Par petites touches, c’est plus délicat.
-          Fais pas ta précieuse, tu sais que j’ai ça en horreur, fit Pierre en grimaçant.
-          Autant exciter la bête, alors.
-          Comme si on en avait besoin »
Il attrapa une bouteille de rhum et la tendit au couple.
« Surtout n’en laissez pas une goutte.
-          Ca rend sauvage, ça, fit Suzanna.
-          Pour tes premiers pas c’est utile, fit l’hôte.
-          Qui te dit que…
-          Je sais »
Il s’agenouilla, et rampant jusqu’à elle, se positionna face à une de ses bottes.
« Ca te dérange pas, j’espère ? »
Suzanna ouvrit la bouteille et, avalant une gorgée au goulot, leva une jambe et le repoussa avec force du talon.
« Quand j’aurai décidé !, lâcha t-elle en le regardant avec dédain.
-          Experte, déjà !
-          Elle a ça dans le sang. Fais-gaffe, Robert, elle est pire que moi, je te préviens.
-          Elle s’enflamme aussi rapidement que toi ?
-          Elle c’est la glace. Ca te brûle pas pareil »
Pierre s’absenta un instant et revint avec une malle, qu’il ouvrit devant Suzanna.
Celle-ci, se penchant, détailla avec étonnement son contenu, et toussa.
« Tout ça ?
-          Ce soir on t’initie. Tu fais les choses à ton rythme. On en a pour quelques heures seulement, c’est toi qui définis quoi et quand.
-          Et lui ?
-          Lui je le baillonne dans cinq minutes. Cette grande bavarde a tendance à me saoûler avec ses couinements intempestifs.
-          C’est un pédé ? »
L’hôte tenta de se relever.
« Non mais dites donc, c’est quoi votre problème avec les pédés ? »
Elle se saisit d’un fouet et aussi rapide que l’éclair le laboura de coups.
« Je peux pas les traire, les pédés. Compris ?
-          Aie !, cria t-il.
-          Qu’est-ce qu’il nous emmerde avec un débat de ce genre ? Comme si j’étais venue pour ça !
-          Je t’ai dit, c’est une bavarde. Tu peux y aller, il attend que ça.
-          Quand je déciderai, lâcha t-elle en écrasant l’homme sous son talon. Tiens, ouvre ta bouche ma grande »
Elle surprit un sourire éclairer le visage de Pierre. Celui-ci semblait comblé.
« Chéri, s’il te plait, tu peux aller chercher ton baillon ? Tu sais comme j’ai horreur…
-          Tout de suite, princesse »
Elle profita de son absence pour s’accroupir devant l’hôte. Et lui saisissant la nuque et en tirant ses longs cheveux, elle murmura à son oreille.

« Ma grande, t’es très mal tombée, vraiment. Les pédales j’ai jamais pu les traire. Surtout les efféminées dans ton genre. Tu vas prendre ton pied, sans doute, mais dis-toi bien une chose. Ici y’en a qu’une qui commande. Et c’est la pire garce qui soit »


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