jeudi 31 août 2017

Pour revenir sur le 11/9 - 16 nouvelles pièces à verser au dossier


Article de Digwithin, le blog de Kevin Ryan, mis en ligne le 27 août 2017, traduit par Christophe G.
Les crimes du 11 septembre 2001 (9/11) remontent à 16 ans. Dans cet intervalle, des faits ont été révélés qui ont porté plus d’un tiers d’Américains à croire que le gouvernement des États-Unis était impliqué dans les attaques. Ce blog a recensé 14 parmi ces faits inimaginables* pour le 14e anniversaire des crimes. En voici 16 de plus.


1.    Pendant les neuf années précédant 9/11, le Federal Bureau of Investigation (FBI) a pitoyablement échoué à prévenir le terrorisme. Il existe de nombreux cas où le FBI, alors sous la direction de Louis Freeh*, a facilité et couvert des actes de terrorisme pendant cette période. Après 9/11, le Bureau a pris des mesures extraordinaires pour cacher des preuves liées aux attaques.

2.    Sous la direction de George Tenet, la Central Intelligence Agency (CIA)* a aussi échoué dans ses tâches de contreterrorisme, échecs qui apparaissent intentionnels. De même que Freeh, Tenet a élaboré des axes secrets de communication avec les autorité saoudiennes. Les faits suggèrent que Tenet facilita les crimes de 9/11.


3.    FBI comme CIA se sont moquées* de la justice des États-Unis pour ce qui concerne 9/11. Tout en étant suspectes d’y être impliquées ces administrations ont accusé d’autres personnes des crimes, à l’aide de preuves secrètes, dans un tribunal militaire secret. Les accusés ont été détenus près de 15 ans, tandis que des agents du FBI et de la CIA tentaient de s’introduire parmi leurs défenseurs, afin d’assurer un contrôle complet de leurs dépositions.

4.    Des membres de la CIA responsables de l’identification des tromperies, n’ont pas remarqué les caractères patents de tromperie* dans les réponses de représentants gouvernementaux à des questions sur 9/11.


5.    Quatre récits officiels distincts* ont été donnés sur la manière dont le North American Air Defense (NORAD) a échoué dans l’interception des avions détournés. Selon le dernier récit, des militaires par dizaines, pendant des années, ont menti au Congrès, à la Commission de 9/11 et à tout le monde, d’une manière salissante pour l’armée. Bien peu d’observateurs ont considéré la plus simple explication selon laquelle la Commission de 9/11 a menti afin de détourner l’attention de nombreuses questions épineuses.

6.    Certaines parties du récit officiel de 9/11 sont basées sur le très improbable chemin de navigation aérienne d’un avion cargo militaire* du nom de Gofer 06. L’équipage de cet avion a été témoin des crashes de deux des quatre avions ce jour-là, bien que ceux-ci aient eu lieu à 127 miles, moins de 30 mn, l’un de l’autre.


7.    Des dizaines de questions demeurent sans réponse* à propos des événements du Pentagone et de l’avion qui s’y est écrasé selon les reportages.

8.    Les 19 jeunes gens accusés moins de 72 heures après les attaques étaient connus pour aimer les bars à strip-tease, l’alcool, la drogue et autres activités clairement non musulmanes*. De plus, ces suspects étaient incapables d’accomplir l’essentiel de ce qu’il fallut pour la réussite des crimes.


9.    Mohamed Atta, que l’on a appelé le "chef de la bande de 9/11", avait beaucoup en commun* avec Lee Harvey Oswald —l’homme accusé du meurtre du président Kennedy. Tous deux furent suspectés d’être usagers de drogues interdites, semblaient protégés par les autorités, et avaient été associés avec des entités liées à la CIA.

10.  Le New York Times a mené la propagande soutenant l’invasion américaine de l’Irak en 2003, et a de même mené la propagande* soutenant la couverture des crimes de 9/11. Il l’a fait en ignorant la plupart des faits significatifs, en promouvant les récits officiels faux et en dévalorisant ceux qui questionnaient les événements de 9/11.

11.  Le jour des attaques, des pompiers, des journalistes, des survivants et des témoins oculaires ont témoigné d’explosions secondaires dans les bâtiments du World Trade Center (WTC). Des vidéos de ces témoignages ont été tenues secrètes pendant des années par l’agence gouvernementale National Institute of Technology (NIST) et publiées seulement par l’intermédiaire d’une requête par la Loi sur la liberté de l’information (FOIA), après que l’intérêt du public se fut éteint. Des scientifiques ont expliqué que les tours se sont effondrées à cause d’explosions et que l’enquête du NIST était frauduleuse.


12.  Parmi les évidences ignorées par les médias grand public, de nombreux faits indiquent la présence de thermite* dans le WTC. La thermite est un composé chimique qui peut être employé pour faire fondre et découper de l’acier structurel. Au lieu de considérer cette évidence les soutiens du récit officiel se sont compromis dans la tromperie et le détournement d’attention afin d’obscurcir les faits.

13.  Malgré de récentes protestations mondiales contre l’emploi abusif de la science, le plus criant exemple* de pseudoscience à fins politiques continue à être ignoré par de nombreux scientifiques. C’est la conséquence de sept ans d’explications contradictoires fournies par les enquêteurs du gouvernement américains, à la destruction des immeubles du WTC.


14.  Des liens entre 9/11 et l’attentat à la bombe d’Oklahoma City de 1995 mènent à des questions sur la société qui contrôlait la sécurité pour de nombreuses installations touchées par 9/11, dont le WTC. Par exemples, la société de sécurité du WTC partageait le bureau de l’aéroport d’Oklahoma City plus tard occupé par l’éducateur de vol de Zacarias Moussaoui, le supposé "20e" pirate de l’air.

15.  Les médias et certains représentant gouvernementaux ont fait allusion à des liens de l’Arabie saoudite aux crimes de 9/11. Quoi qu’il en soit, ces allusions oublient toujours les rapports les plus intéressants* entre les attaques de 9/11 et l’Arabie saoudite —rapports qui impliquent des personnalités puissantes des États-Unis.


16.  Quand les 28 pages longuement attendues, qui manquaient au Rapport de l’enquête du Congrès sur 9/11 furent enfin publiées, elles ont renforcé* les soupçons selon lesquels des acteurs de l’État profond étaient impliqués dans les attaques. Parmi ces acteurs, Wirt D. Walker, président-directeur général de la société de sécurité du WTC, est clairement associé* à des opérations classées top secret.


Tandis que les crimes de 9/11 demeurent irrésolus et très peu examinés, les Américains devraient savoir qu’un autre 9/11 pourrait arriver à tout moment. Si cela se produit, chacun devrait réaliser que la persistance à ne pas s’interroger sur l’évidente tromperie dans le terrorisme pourrait mener la société dans des lieux où la liberté de poser des questions n’est plus une possibilité.


Macron au Point ... de suspensions ...


L’interview de Macron au Point vaut pour ce qu’il cache. Comme de coutume, le successeur de François Hollande n’a pas oublié les leçons bien apprises chez son ex employeur Rothschild, celui d’enrober la réalité d’un masque aussi vendeur que trompeur. A l’image de sa campagne et du flou absolu de ses propositions, les thématiques et développements proposés aux citoyens lecteurs mettent en exergue la capacité de rouerie du monarque et son aptitude phénoménale à réécrire le réel et à le peinturlurer en rose et bleu chambre d’enfant.

Politique étrangère et vision de la France, tels sont les deux axes, et à propos de l’un comme de l’autre un non-dit, énorme, crucial. Car en tant que gouverneur de province, l’associé Macron n’est qu’un fondé de pouvoir aux ordres de l’Union Européenne, du capital international et de l’Etat Profond US. Contrairement à un Poutine il est sommé de marcher dans un pré carré dessiné par d’autres et d’y lâcher ses mots et soldats de plomb. Hors de ce cercle point de salut.

Qatar, Arabie Saoudite et terrorisme
Ou comment manier la langue de bois en faisant semblant de mettre des mots sur les choses. Car l’angle est o combien incomplet. Les deux pays pré cités ne font guère que de la prestation de service pour les commanditaires que sont les marionnettistes financeurs du Jupiter élyséen. La tactique est donc bien de designer un responsable de type croupion pour mieux faire semblant de hausser le ton … pour évidemment et comme toujours n en rien faire, contrats commerciaux et accords géostratégiques obligent. Posture o posture …
«J'ai établi des relations d'une extrême franchise avec l'ensemble des puissances du Golfe. Dans mon dialogue avec les Emiriens, les Saoudiens et les Qatariens, j'aborde la question du financement du terrorisme. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont financé des groupements qui n'étaient pas les mêmes, mais qui ont de fait contribué au terrorisme. La priorité de notre politique internationale doit être notre sécurité. Nous ne pouvons pas avoir une politique commerciale ou diplomatique qui ne prenne en compte cette sécurité», explique Emmanuel Macron.
Impasse totale sur les implications de l’armée et des services secrets français et européens, ainsi que de la main de la CIA. Ça s’appelle une stratégie de diversion et c’est assez habile vu le niveau de culture géostratégique de nos amis les gaulois.
Ce qui permet ensuite la novlangue bisounours ou nuage de fumée à l’usage des belles âmes. Reconnaissons-le, la formulation de type premier de classe ne manque pas de style.
 «D'un côté, dire que le terrorisme que l'on connaît aujourd'hui n'a rien à voir avec un islamisme politique est faux. Mais, de l'autre, dire que c'est un terrorisme «islamique », comme le proclament certains responsables politiques, est une erreur. En effet, cela revient à impliquer les plus de 4 millions de Français qui sont de confession musulmane : je ne veux pas laisser dire qu'ils ont quelque chose à voir avec le terrorisme. Mais ce terrorisme est islamiste, car il a évidemment un lien avec l'islamisme radical. Je me refuse absolument, contrairement à ce que les hommes politiques ont pris l'habitude de faire, à porter un jugement sur une religion particulière, et donc sur ses fidèles, que ce soit pour la condamner ou pour l'absoudre dans son essence supposée.»
Ca ne mange pas de pain et c’est typiquement fait pour ne strictement rien dire ni impliquer en termes de décisions politiques. Ce faisant les interventions françaises du mois d’aout en Syrie avec les petits coups de mains aux pseudos rebelles locaux sont passées sous silence.

Relations avec la Russie et Vladimir Poutine
Argumentation à la hauteur de son speech à Versailles avec le lion russe, on est en pleine période d’essai et ça se sent. Citons-le pour amusement.
Il «parle à tout le monde de manière très directe, et franche». Il évoque notamment son dialogue avec Vladimir Poutine avec qui il assure communiquer sans tabous «alors qu'il était de coutume de ne pas parler des sujets qui fâchent». Avec le président russe, Emmanuel Macron explique qu'il «essaie de repérer les désaccords absolus, les points de convergence et les voies» sur lesquelles Paris et Moscou peuvent trouver «un chemin commun».
Voyez comme ça vole haut, on croirait un mix de Sarkozy et de Hollande, et aussi une synthèse du PS. Au demeurant, ces belles intentions sans exemples aucuns ne veulent strictement rien dire. Stratégie d enfumage donc.

Le cas de l’Ukraine ou Petit Poulbot joue des coudes.
Ou comment prétendre faire dire à l’autre ce qu’il ne dira pour rien au monde. Car pour Poutine l’Ukraine, ce pays inconnu de mémoire de haut fonctionnaire, est une question de sécurité intérieure non négociable sur laquelle il ne cèdera jamais. Mais notre monarque a une autre idée, voyez comment il dégage en touche.
«Sur l'Ukraine, nous avons un différend absolu avec Vladimir Poutine. Je l'acte. La France ne lui passera rien. Mais nous avons malgré tout inauguré un dialogue entre sociétés civiles, le dialogue de Trianon, que nous allons mettre en œuvre. Et nous avons aussi des accords, notamment sur la politique climatique. Il est prêt à nous suivre», assure le chef de l'Etat.
Et HOP le climat …Surtout ne riez pas … Aucun commentaire pour ma part tellement la ficelle est grotesque.

A propos de la Syrie
«Il faut en finir avec ce néo conservatisme mal digéré qui nous conduit à interférer dans la politique domestique des autres pour nous retrouver ensuite isolés. En Libye et en Syrie, cela nous a menés à des échecs cruels»
Parfait dans la formulation, sauf que ses propres décisions de l’été vont dans le sens inverse. Macron feint de jouer la carte de la France isolée, et tacle au passage ses deux prédécesseurs en faisant semblant de s’écarter de leur action … à laquelle il souscrit pleinement. Seulement en bon vendeur d’arnaque bien emballée, on peut lui faire confiance, il fera plus discret et moins cher surtout. Actons la capacité à dire à l’électeur ce qu’il a envie d’entendre. Car le français, les ingérences il a compris – car on lui assène ca à longueur d’articles et de plateaux BFM – ca se solde par des attentats. Mantra BFM bien appris et placé au bon moment

A propos de la polémique avec les Armées et De Villiers
Ce fut reconnaissons-le fort malhabile de sa part, mais au fond pas si grave sur le fond. Non la baisse du budget, scandaleuse et totalement irresponsable vu le contexte, mais le recadrage sec de l’ex General, lequel a réagi comme un gosse, ou plutôt a mon humble avis a feint de le faire, étant donné la célérité avec laquelle toute la presse a eu la dépêche relatant des propos tenus dans un cénacle privé. Cela flaire bon l’entourloupe et cela permet au premier de classe de monter ses petits muscles, écoutons-le
«Il y a eu une tempête dans un verre d'eau car les gens ont perdu le sens de ce qu'est la Ve République et de son fonctionnement. D'ailleurs, si je n'avais réagi comme je l'ai fait, les mêmes auraient dit que j'étais un chef des armées faible. Nous sommes dans un système – voulu par un homme dont la formation première était militaire – où l'autorité militaire rend compte à l'institution civile et politique, et non le contraire. C'est le sens de nos institutions, ce pourquoi le chef des armées est le chef de l'État. Les armées ne font pas ce qu'elles veulent, elles ne sont pas autopilotées»
Ça s’appelle enfiler des perles, et ça ressemble à du Hollande plus classieux, ce qui entre nous est enfantin. Là encore, le fond est absent, enfumage et auto promotion. Le gaulois fier de son élu redresse la crête, c’est le but.

A propos de la méga gaffe – et non pas bourde car la mesure est tout à fait dans la logique de la politique économique de type Robin des Bois inversée de Monsieur Tout pour les Ultra Riches – de la baisse de 5 euros de l APL.
Macron dit vouloir «aller plus loin», mais «seulement dans le cadre d'une transformation profonde qui doit faire baisser les loyers et dans le cadre d'une politique plus globale».
Ce qui encore une fois ne veut rien dire, reste flou, et procède de l’enfumage à la Ayrault, je te donne ceci de la main gauche et je t’en reprends plus de la droite.

A propos de sa cote d’impopularité – il a battu Hollande, recordman de La Ve à 3 mois de l’élection - il explique ainsi savoir qu'il devra «vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple» - les RIEN aussi ou pas, ce n’est pas précisé - car il n'oublie pas les circonstances dans lesquelles il a été élu, à savoir «la brûlure de l’attente, de la colère, du populisme».
Ca flaire bon le faux Louis XVI mâtiné de United Colors of NoFachoLand, le gars qui sait que ce sera dur et qui se prépare a suer comme un veau et a être haï mais que je suis courageux, regardez ma nuque : «Je l’ai encore là». Il fait de l’humour en plus. Un humour de potache, niveau bac, mâtiné de poésie Harlequin avec sa brulure, pauvres riens des gares que vous êtes  …

 … avant de reprendre son créneau habituel du mythomane théâtreux qui réécrit La Chanson de geste en son nom, jugez plutôt l’ambition et la modestie.
«Je crois en la reconstruction d’un héroïsme politique, d’une vraie ambition, pour atteindre y compris ce qui est décrit comme impossible», dit-il, citant son propre succès comme une revanche sur «ce qui est décrété impossible».
Rien que ça, de l’héroïsme. On va finir par lui fournir une médaille de la résistance a ce planque des salons dores républicains … Bref, parait que ça prend chez certains, la bourgeoisie des grandes villes n’en peut mais. On a notre James Cameron et on ne le savait pas…

Final sur Pépère, la classe …
Puis il finit agace sur son ex patron qui en public lui a assené un coup sur le bec. On retrouve in fine Macron tel qu’en lui-même a sa hauteur réelle. Un enfant roi qui se la raconte et qui se la pete et qui par définition sait tout sur tout mieux que tout le monde.

Et au final on n’aura rien appris, ce qui est le but de la communication politique, laquelle est faite pour cacher l’essentiel et jouer sur les émotions les mots et l’affect.

NB aux lecteurs - Pardon a vous qui vous etes farcis cet article dont l objet est evidemment sans aucun interet. Rassurons-nous, il ne m aura pris que 45 mn de vie et 10 pour vous...





mercredi 30 août 2017

Le si gentil Monsieur Attali


Le si gentil Attali. Dis Jacques, c’est quoi ton problème avec la religion de ton propre pays,
Question 1. Et par quoi tu entends la remplacer 

Question 2. Et  toi l’oreille de l’Elite qui affirme que l’euthanasie des vieux non rentables sans thunes de + 65 ans c est bien et que le marché doit tout prendre y compris vendre des humains, des bébés, de la drogue, la prostitution, le crime sous toutes ses formes, y compris la pédophilie qui DOIT être marchande

Question 3. - C EST QUOI TON SYSTEME DE CROYANCE, mec hein ...
Contrairement à un BHL, le monde selon Attali ce n’est aucunement Israël et les States mais le Nouvel Ordre Mondial des ultra-riches ou tout est marchand.
C’est le tout fric et le méga inégalitaire. Et le mec OSE se dire socialiste ...

Question. Un mec qui profère sans complexe des idées aussi néfastes contre toutes les valeurs de notre pays telles que rédigées dans la Constitution, à l’heure de la police de la pensée ou Soral par exemple est sur la paille et harcelé judiciairement ..,
Pourquoi ce mec est-il libre et non derrière les barreaux ou poursuivi en justice par toutes les associations humanistes du Pays.


Réponse. Parce que la justice française est avec lui, tout simplement.

Le Ministère de l Abaissement National


Sur Youtube on peut encore trouver pas mal de témoignages de profs de l EN qui dénoncent faits à l’appui le travail de nivellement par le bas et de décervelage des charmants bambins à l’œuvre au Ministère et au niveau des hauts fonctionnaires s’y rattachant. Grenouillés, infestés de franc maçons, telle est l’accusation première de ces serviteurs du savoir. Qui disent les choses sans ambages, cet abaissement est volontaire et épouvantablement efficient, il vide la tête des mômes et des jeunes et rend les profs complétement écœurés.

Un exemple parmi d’autres une prof d’histoire de classes quatrième, les ados ont 14 ans. Sujet imposé par le rectorat, on place UN fleuve sur la carte de France, UN et UN SEUL. A mon âge dit la prof c’était 5 et si on en mettait UN on avait 4 sur 20. Avec un t’as 20 de nos jours.

Voilà …

Et tout à l’avenant… Elle parle de l’obsession de la Shoah et du devoir de mémoire, déjà le terme, Shoah, le truc qui sacralise, non, génocide, ce fut un génocide, pas besoin d’en rajouter on est pas en Israël ou au CRIF mais en France. Bref Shoah à toutes les sauces, sinon laïcité, sous l’angle dogmatique de Caroline Fourest, la religion du Laïcisme avec tout le tralala républicain novlangue de bois. Puis on te met de l’Islam par ci par là histoire que les petits juifs s’énervent – avant avec le sujet Shoah …- et les petits cathos eux dont la religion est la base de la culture hexagonale et la 1rer religion du pays QUE DALLE, niet, tabou, verbotten.

Franc maçons, sacrés franc maçons qui conchient l’Eglise et excitent les deux autres religions monothéistes l’une contre l’autre. Et qui psalmodient dans le laïcisme. C’est du savoir ou de l’endoctrinement, je pose ca là … Passons sur la théorie du genre et les trucs sexuels, je fais l’impasse … Et sur les livres à contenu limite pédophile conseillés par les académies ...

Pédagogisme et tableau des compétences du bambin comme au CAC40, et avec ça le savoir qui se délite, mois on en sait moins on comprend et plus on obéit c’est le but. Les gosses des nantis et des profs eux sont dans le privé et leurs apprentissages vont à l’opposé de ce qu’on apprend à l’Abaissement National.

Aux livres on préfère l’ordi, et tout en powerpoint projeté comme dans un séminaire d’entreprise. Tant pis pour la santé et pour les yeux, on sait ces écrans toxiques après deux heures  jour mais qu’importe …

Sinon l’agrégation ne t’attends pas à avoir tes pairs pour t évaluer, ce sont des fonctionnaires de l’évaluation, des gens qui n’ont jamais enseigné a des jeunes qui vont te dire si oui ou non t’es dans le ton, des gens qui ne possèdent que des gilles de lecture et n’ont aucun savoir autre qu’en termes d’ingénierie pédagogique.

Ah ces pédagogistes, ils ont foutu en l’air les bonnes vieilles méthodes d’antan qui sous Jules Ferry avaient fait plus que leurs preuves, et dorénavant les enfants d’ouvriers et d’artisans sont tellement ignorants que seule l’usine … Serait-ce le but que laisser les gueux et leur progéniture dans le caniveau… Ces rien et moins que rien, ça m’évoque…


Mais non voyons …


mardi 29 août 2017

Soledad, que bella ...


La tente est plantée au sein d’un grand complexe sportif, avec terrains de foot, de running, stade, piscine, volley ball… Un couple de gardiens, quatre chiens qui hurlent la nuit si tu sors pisser. Parfois comme hier, du monde, le soir peu avant 21 heures, des gens qui viennent courir, des gars pour la plupart, quelques jeunes à vélo … Des 19 heures assis sur les marches à observer le soir tomber, ce ciel sans nuages, cet air pur, à siroter une fiole de whisky bas de gamme, finances obligent..

Mes pensées qui filent et le temps s’écoule, je reste seul et immobile deux ou trois heures, sans un mot, sauf si quelqu’un vient un inconnu ça arrive, le type s’assied et on cause de tout et de rien, et puis à un moment il se lève et s’en va.

Des 22h30 je dors puis m éveille vers 4h30, nuit noire, m étire, la nuit est silencieuse, je me fais un café froid sans sucre et allume une cigarette, extrais ma tête de la tente, me sens quelque peu courbaturé mais respire à pleins poumons. Sentiment de liberté et de plénitude, je m’en vais marcher sous les étoiles, un ou deux cafés et puis toilette rapide, et puis direction la station essence ou le centre, à pied, seul avec les camions qui passent à toute allure, le long de la route sur le bas cote gauche. Le jour se lève lentement et je le précède.

Je songe à lui et parle en songe avec lui. Je le sais et le sens présent, et puis penser que de l’autre côté … Cet apaisement, cette quiétude, cette confiance, cette patience et ce détachement est donc possible, comme une plante que j’arrose depuis maintenant dix mois et quelques, et au contraire de décroitre cela s’ancre et grandit, me nourrissant intérieurement.

Chaque jour apporte son lot de petits bonheurs et de douces joies. Chaque texte quel que soit le ton ou le sujet coule, aucune correction, les doigts filent, à peine une relecture.

J’écris à certains, qui font les morts, mais d’autres me surprennent et reviennent, et cela fait l’équilibre et même davantage. Parfois au matin un drôle de truc, agressif ou sot, auquel je ne réponds point. Lui c’est à part, totalement à part, rien à voir, vraiment, âmes en communion, point besoin de mots, avec lui jamais eu besoin. C’est si rare – ca, si précieux …
Les miens sont là ou loin mais je ne suis loin de personne, simplement pas là où ils me croient, sur mon axe, solitaire, goutant chaque instant.


Sous la tente, cette bulle, cet univers qui est mien et ou tel une abeille dans une ruche je trouve une alcôve. Et m’endors l’âme légère.


La désespérante cérémonie de Claude Chabrol



Sorti en 1995, La cérémonie constitue avec Merci pour le chocolat le sommet de la seconde partie de la carrière de Claude Chabrol, ce Balzac du XXème siècle, entomologiste unique de la société bourgeoise française. Adapté du bestseller L analphabète de l’anglaise Ruth Rendell, le film plonge dans une France à deux vitesses ou nantis et petit peuple se côtoient voire cohabitent sans jamais se comprendre, et ou les efforts manifestes des uns vers les autres sont un à un voués a un irrémédiable échec.

Le portrait de cette France, en l’occurrence provinciale, fracturée à l’extrême serait vingt ans plus tard o combien accentué. Ajoutons que le film, comme toute l’œuvre du génial cinéaste, évacue systématiquement les populations d’origine étrangère de son portrait d’époque, ce qui en limite sans doute un peu la portée sociologique.

Ici une jeune femme, Sandrine Bonnaire, pénètre l’univers bourgeois de nantis interprétés par Jean Pierre Cassel et Jacqueline Bisset. Parfaits représentants de cette caste aux mœurs et discours ouverts, tolérants en apparence et animés voire pétris de bons sentiments, les patrons lui offrent moyennant une chambre de bonne sinistre équipée d’un vieux téléviseur et de fort modestes appointements l’insigne privilège de pénétrer leur demeure pour y œuvrer sept jours sur sept. A côté, l’un et l’autre, elle surtout, font montre d’une condescendante générosité à son égard, cherchant à se faire bien voir d eux-mêmes en lui apportant telle ou telle chose lui manquant à leur sens, comme une nouvelle paire de lunettes. Histoire dans doute de mieux voir le monde, enfin, tel qu’ils le voient eux.

Leur attitude trahit le mépris de classe qui s’ignore, et semble tandis qu’elle se lie d’amitié avec une postière qu’ils exècrent, se développer avec les abus de pouvoir. Seule leur fille – Virginie Ledoyen – tache de contenir les excès de ses libertaires et autoritaires parents et rivalise de petites attentions … jusqu’ à un certain point.

Le duo formé avec la postière va, sur le mode des Bonnes de Genet, précipiter la jeune aide-ménagère du mauvais versant, et la conduire jusqu’ au crime. Couple ou la pire tire la moins pire vers le bas, couple infantile refusant la loi des adultes, couple transgressif ou l’on macule éthique et savoir vivre, l’union des deux va produire une succession de dérapages et déboucher sur un bain de sang. L’engrenage est tragique en ce sens que sans cette fortuite rencontre la jeune aide-ménagère avait quelque matière à prendre et à apprendre chez ses patrons, lesquels – les femmes surtout – se montraient bien intentionnées et à défaut de généreuses, pédagogues. Mais l’introversion pousse à choisir la facilite, et celle-ci conduit à l’échec.

Les exclues ne le sont point identiquement. L une – Bonnaire – est introvertie à l’extrême et analphabète, et ne peut tomber le masque sous peine de déchoir à ses propres yeux. Sa coéquipière, loin de la soutenir, va l’entrainer du mauvais versant en la conduisant peu à peu vers la haine de ses patrons. La postière, authentique irresponsable ayant donné la mort par un incendie à son enfant par le passe, est, elle, une incluse car fonctionnaire de La Poste mais n’a de cesse de faire reculer les limites. Ame vile et mesquine, elle ouvre les courriers personnels, induit son amie vers le refus des codes, attise sa bêtise et sa vulgarité et l’entraine vers la facilité. Profondément médiocre elle tient le guidon –c’est elle qui conduit la 2CV -  et s’en sert fort bien pour faire par procuration ce pourquoi elle est sur Terre, à savoir détruire et salir autrui.

La scène de crime, cette fameuse cérémonie, se tiendra dans la maison bourgeoise des Patrons, ces capitalistes matérialistes snobinards tant hais, tandis qu’en famille ils visionnent habillés comme s’ils étaient à l’opéra Don Giovanni de Mozart à la télévision, sur un immense écran plat. Les deux intruses pénètreront par effraction, se faufileront tels des cafards jusqu’à la chambre des parents. La, en bon électron du duo, la postière transgressera la première en renversant le chocolat sur le lit blanc immaculé, déchirera les vêtements de Madame dans la penderie. Et ainsi excitée, son amie la boniche, soudain muée en soldate haineuse, armera les carabines et tirera la première.

Lutte des classes, nous avait dit Chabrol pour résumer son propos. Certes, mais pas seulement. Film sur la folie entrainante de couples mortifères et mal assortis ou plutôt assortis vers le mal et pour lui par le seul élément des deux vraiment médiocre. Car la seule victime dans cette affaire est cette petite bonne au début attachante, pas si méchante et si prisonnière d elle-même, seule survivante du drame s’étant déroulé sous nos yeux. Et a présent promise à un avenir aussi exaltant qui un mur de prison.


Même s ils meurent tous, les nantis s’en sortent bien, et les pauvres dégustent. Constat implacable et désespérant, mais profondément juste. Les Lelievre – ca ne s’invente pas - auront leurs articles à leur gloire et la seule survivante sera filmée comme une pouilleuse par des cameramen avides d’images sales pour JT. La morale est donc sauve et le monde bien pourri.


lundi 28 août 2017

Redemption ou la mort du Père


Il s’en fut tôt, le pas lent, dès les premières lueurs de l’aurore, rejoindre les sentiers creusés dans la terre à main d’homme et recouverts d’herbes folles. Aux recoins des vallées, le vent soufflait comme un feu sur des braises, et lui, à peine recouvert d’un manteau de bure, avançait, l’œil baissé mais le nez en éveil, remarquant à peine l’écho régulier de ses pas de colosse frapper le sol à le fissurer, comme si ce contact si nouveau entre l’homme qui marche et la terre qui résiste induisait cela, cette violence sourde, insondable, régulière, et dont il ne pouvait guère se préserver qu’ainsi que le font les bêtes.
La traversée dura deux saisons. Seuls les faons et les lièvres l’approchaient, lorsqu’écrasé de fatigue il lâchait ses courbatures dans le lit des ruisseaux. D’âme humaine il ne vit point, pas même à l’extrémité des horizons qui, de nord, de sud, d’ouest et d’est, s’ouvraient. Tout, dans ce voyage aux airs de pénitence, œuvrait pour extraire du temps comme de l’espace le moindre frémissement autre que celui des branches et des feuilles et des fleurs et des cours d’eau. De masse envahissante la tête s’était presque d’elle-même aspirée au dedans, dragon désormais inoffensif laissant libre tous les pores aiguisés en mille réceptacles
de sons, d’odeurs, de lumières. Tout, là, tout ce qui était donné, là, au Monde, cette pureté, ce silence, cet infime battement d’aile – tout pénétrait. C’était le cadeau de vie, ce cadeau qu’elle lui avait fait, dont il tirait à présent l’essence même, la sienne, pour un temps bref et sûrement infini, elle qui l’avait béni après avoir éclairé d’un mouvement de doigts la caverne, disant là, disant ça, et il l’entendit ainsi, lui, l’infecté, puissamment ancré dans l’univers subtil, se devait à lui-même de creuser en dedans le don, s’isoler donc, un temps, puiser, pour ensuite – oui.
Ce qui vint. Il avait marché le long d’un lac à demi asséché, au creux d’une vallée ombrée de nuages gémissants, quand, au loin, il perçut une légère odeur de peau mêlée de parfums ambrés et d’onguents. Levant le menton, il vit, se dirigeant d’un pas lent en sa direction, une silhouette haute et traînante recouverte de métal, suivie d’une autre, à demi voutée, chevelure aux vents et recouverte de noirs, attachée celle-là à la première par une lourde chaine.
Ce fut l’homme qui, le premier, le reconnut. Il ralentit son pas, et prononça en se signant :
Fils !
Puis tomba à terre.
Celui qui fut ainsi désigné le reconnut alors, et à son tour se signa. Cet homme à présent avachi sur lui-même, ombre de l’ombre du reflet de qui il fut – cet homme, ce Père, cette apparition là, dans ce lieu d’absolue désolation, cette apparition projetée par les nuages sur cette terre de boue séchée, le bouleversa au-delà de ce qu’il aurait jamais pu imaginer, le ramenant ainsi brusquement des
étoiles au cratère et des troncs élevés des arbres aux racines.
L’homme n’était que nœuds, enroulé sur lui-même et à présent défait. Il traînait en preuve une pauvre femme en deuil, qui ne pleurait même plus de tant avoir pleuré son chagrin, et à qui il ne restait guère que cette ultime et noble mission, accepter de traîner vers la fin celui qui la traînait, témoigner d’une présence faussement docile de la traversée vers l’autre monde de cet homme si brutal qui aujourd’hui
abandonnait tout combat, et comprenait tard, si tard, bien trop tard, son erreur, involontaire, si désespérément involontaire, s’être cru un guerrier.
Lui l’homme bon, s’être ouvert un chemin de braises et de cendres…
Lui le fils d’un homme malade et sombre…
Lui le père d’un homme infecté et porteur de lumière.
Alors le Père pencha tête contre terre, s’inclinant, respectueusement, dit : Mon fils. Mon fils.
Et alors le fils, de ses bras ouverts en vaisseau agrippant à la taille ce poids qui chutait le releva, le hissant de toutes ses forces au-dessus de lui-même, de plus en plus haut, de plus en plus au-dessus, articulant : Père, et répétant : Père, et pleurant : Père, et hurlant aux cieux absents : Père – en le poussant, poussant, poussant plus haut, plus haut, plus haut vers les étoiles, jusqu’à d’une contraction du cœur devenir aile et de la masse soulevée tenter de façonner une matière légère, comme onfaçonne dans la glaise un être.
Mais d’elle-même et contre elle-même et toute désolée et tout autant résistante, la masse paternelle récusait, psalmodiant Fils, répétant Fils, mais que fais-tu à ton vieux père, il est trop tard mon enfant, trop tard maintenant, ma tête, fils, ma tête, je l’ai tant dirigée contre le reste que dorénavant elle me pèse à exploser, et elle va me perdre, Fils, elle s’en va, mon enfant, mon cœur, ma chair, demain – demain me souviendrai-je seulement de toi ? Les
ténèbres… Les ténèbres…
La femme s’était relevée et se tenait à distance. Elle avait maintenu sa chaine attachée, la tenait dans sa main droite. Elle s’approcha de l’homme, et dit.
- Parle à ton fils. Parle !
Elle l’aida à se tenir debout, droit sur ses jambes, usant de son dos comme un trépied, car les genoux de l’homme fléchissaient sous les épreuves, et toutes étaient restées emprisonnées, comme s’il avait à un moment jeté la clef, involontairement, parce que personne, jamais personne, et surtout pas ceux
qui auraient été en position de le faire, ne lui avaient dit : il y a une clef, cherche la en toi.
Alors à cet instant crucial, il ouvrit la bouche, l’ouvrit grand ouverte, se tenant devant son fils,ses deux mains pressées contre ses joues, tenant ce beau visage éclairé d’amour, et racla par trois fois sa gorge.
- Fils, dit-il. Fils. Ton père n’a que ça à te dire !
- Bien, répondit l’enfant bouleversé. Bien.
- Je ne sais rien dire d’autre, continua le père.
- Bien. C’est bien. C’est énorme. C’est immense. C’est presque trop grand pour
un coeur comme le mien.
Et ses yeux, pleurant une mer, emplirent le lac à ras bord, baignant leurs pieds. Et il lava ceux du père à mains nues, grattant de l’ongle la crasse sous le talon, raclant à pleines dents les cors et nettoyant d’eau pure les plaies.
- Tu es mon Père et je te remercie et je t’aime pour m’avoir de ta chair donné vie.
- Fils, O Fils !, pleura le Père. Combien j’aurais aimé paraître devant toi fier et
dressé comme un noble conquérant. Mais je n’ai plus rien. Je n’ai plus rien…
- Ne parais donc point, O Père, O mon Père. Ne parais plus. Ce n’est plus nécessaire. Plus nécessaire.
- Ma tête, fils, ma tête. Elle me joue des tours, et j’ai peur…
- J’entends, Père, j’entends. Je vois.
Et se relevant il la couvrit de ses mains douces.
- Ce qui autrefois grondait désormais s’est tari. C’est fini. C’est bien. Je suis heureux pour toi, car tu es là, et moi aussi. Et nous sommes ensemble, rassemblés. Sens-tu ?
- Quoi ? Je te vois, je vois ton regard, me pénétrer. J’ai peur, tu sais… Peur… Vas-tu entrer dans ma tête ?
- De quoi as-tu peur, Père ? De quoi ?
- Si tu peux me lire alors sans doute peux-tu me prendre tout entier…
- Et te dévorer ? Mais – Père – non ! C’est le contraire !
- Quoi, le contraire ? Quoi ?, implora-t-il.
Il s’affaissa soudain, et le fils coucha sa tête sur le moelleux de ses cuisses.
- Ce nœud, là, Père, ce nœud… Ce nœud recouvert de tant d’autres, accumulés, annihilant le souffle, bouchant l’horizon. Ce nœud !
- Eh bien Fils, quoi ? Quoi ce nœud ?
- Ce nœud n’est point toi.
Et le fils répéta.
- Ce nœud n’est point toi. Il ne vient point de toi. Je te le dis.
Et à ces mots, le Père se redressa d’un bloc, et fixant cet être de lumière si doux qui lui faisait face, lui tendant une poigne franche, il ajouta, en un magnifique et ultime geste, le dernier sans doute, celui sur lequel il souhaiterait clore sa vie :
- Je te remercie Fils. Je te remercie. Ton Père te remercie et te souhaite bonne et
belle vie. Je puis partir en paix, à présent.

Le 3e voile, un conte spirituel contant un chemin de croix depuis les ténèbres vers la lumière de l’amour. Paru en 2011. Commande en ligne sécurisée avec avis de lecteurs ICI



vendredi 25 août 2017

Prenons de la hauteur ...


Prenons de la hauteur…

Enfant, tout petit, avant de savoir parler et de comprendre tu as assisté sans doute plusieurs fois à des scènes de violence entre tes deux parents. Papa buvait m’as-tu dit, maman était dépassée par la tournure des choses, en dépression  et surement hyper effrayée par rapport à toi qui étais si innocent et devais percevoir une chose assez traumatisante l’âge ou toute la personnalité, le socle de celle-ci, se forge. Car pour un bout de chou le monde, la vie, ce sont dans les deux trois premières années ses parents. C’est LE monde. Si soudain le monde de l’enfant devient hyper violent et sombre alors l’enfant ne sachant s’exprimer a deux choix.

-          Hurler jusqu’à ce que ses parents se calment et s’occupent de lui comme avant

-          Se renfermer dans une bulle hyper protectrice – se sur protéger – pour que cette horreur cesse. En clair FUIR en état de sidération et donc de terreur. Technique de survie.

Tu imagines le choix fait inconsciemment par toi. Cette bulle on la retrouve dans ta vie. Introversion, besoin de sortir de soi via le dancefloor et les pilules- sans la pilule tu es engoncé joues sur un mode social pur  et souhaites je m’en rappelle bien que l’autre te lâche et te laisse trouver ton rythme parce que trouver celui-ci demande du temps et une forme de lâcher prise pas évidente du tout. Une fois le truc gobé tu deviens enfin plus que cool et aimant, et pas qu’un peu.

Avec deux options. Le nounours de l’enfance –  en peluche, un must -. Ou un homme que tu aimes et dans les bras duquel tu te lâches enfin, mais cette fois sur un mode adulte.

Tu as choisi jusqu’ alors de rester en enfance, soit.

Flash back, Juin/2016. Remake du trauma répété a 1 an/1.5 an. Certes j’étais plus que traumatisé – par toi via tes sorties de terrain constantes qui rendaient ton attitude illisible et ton comportement blessant en permanence comme malgré toi. Et aussi bien sur par mes anciennes blessures qui ce soir-là sont sorties pour la plupart. Ma responsabilité porte uniquement sur la partie2. Ni coupable ni victime donc mais un enchaînement destroy involontaire – malgré chacun -  auquel j’avais voulu, remember, mettre un terme peu avant – ce que tu avais refuse.

Réaction normale d’un être subissant ca de son mec. Le calmer, lui dire calme toi tout va bien.
Or ce fut l’inverse, tu fus sidéré, effrayé, tremblant, totalement bloqué, je revois hyper bien la scène. Bulle surprotection 2. Le lendemain idem et a compter de, TOUTES tes réactions, ressentis, actes, propos, choix, obstinations, sidérations de cet hiver avec conséquences/ton pote – choix sur le plan de l’amitié comme de la logique en soi absurdes mais compréhensibles sous ce prisme – s expliquent. Mieux, se justifient. Se pardonnent évidemment.

D ou a peu de semaines du saut dans l’âge adulte, le même choix qui comme un balancier revient. Non pas l’un vs l’autre – les êtres concernés ou un autre des deux, même raisonnement. Mais enfance again/âge adulte. C’est à dire une explosion de la bulle par choix, un J’OSE, un JE QUITTE LA PEUR, je me détends, je refais le film etc… Et je –me- répare et m en donne les moyens pour mon bien. Je me remets en situation d’être fier de moi.

A mon sens compte tenu de l’importance du trauma vécu enfant + remake et conséquences que tu as si mal vécues cet hiver. Impossible à un moment de faire l’économie d’une thérapie même brève. Comme moi en 2016. Histoire d’évacuer le truc vraiment, le truc originel bien sûr et surtout. Notre histoire la mise en exergue et sert a ca notamment pour toi.

Sans cela deux conséquences fâcheuses

Sur le plan perso et amoureux. Ta problématique reste coincée au J’AI DE L’ATTIRANCE POUR UN MEC DE L’AGE DE MON PERE afin de trouver ce qui me manque ET de me venger de lui aussi. Problématiques inconscientes bien entendu. Totalement antinomiques. En clair comme tu le fis avec moi tu tends vers un but, me conquérir, tu y parviens puis après un Eden court tu créés les conditions d’un échec évident, refuses d’être quitté – je te dis je te quitte et l’enfant s’écroule en pleurs -, puis quitte dans des formes qui après te laissent un gout amer. Fonctionnement signifiant vie affective égale succession d’échecs.

Sur le plan du travail. Incapacité à faire face à la pression, à la violence, a la perversité et complexité des relations interentreprises avec hiérarchies, collègues, productivité  requise etc… Là aussi, tu te mets en danger à terme, forcément, vu la violence exprimée ou souterraine dans ce monde-là. Qui est très exigeant voire dur quand il paie convenablement et fait face à des objectifs capitalistiques débiles.

Ta méthode actuelle, la stratégie de fuite sous toutes ses formes, est donc dangereuse, c’est le chemin le pire, on ne peut échapper a sa vérité. Honte, regrets, remords, tout ceci est inutile, ce qui est fait est fait, ce qui fut vécu doit servir, sinon a quoi bon avoir vécu des choses si fortes pour n en rien faire, c’est l’assurance d’un remake plus tard …Froussard oui en effet, sacrément. Je dirais plus gentiment pas outillé, pas prêt, pas élevé dans ce sens-là mais a l’oppose, donc dur pour toi, dur de te remettre en cause, dur de tirer de l’expérience positive, comme si les épreuves glissaient sur toi, que ta bulle servait en fait à présent contrairement à tout enfant de poison et non de protection. Je me mets à ta place, pas simple. Mais va falloir un jour OSER. Pour ne plus être enchainé a ton passé et pouvoir apprendre à voler. La légèreté que tu souhaites est à ce prix et à ton âge on sait bien peu de choses …

Je te souhaite forcément bonne chance et te redis ma confiance. C’est à ta portée et le moment est le bon.