mardi 25 juillet 2017

Mon Grand Pere Maternel ou Un Héros très discret


J’ai peu, à peine pu connaitre mon grand-père maternel, Gaston Houplon. Je ne l’ai vu qu’à deux occasions. La première je devais avoir sept ou huit ans, j’étais avec ma mère, nous sommes allés chez lui. Je me souviens d’un garage et d’une maison toute simple avec une table dans une cuisine salle a manger. Peut-être était-ce tout à fait autre chose, les souvenirs parfois déforment la réalité
La seconde c’était à Rueil rue Cramail, j’avais seize ou dix-sept ans, il était venu seul, mes parents l’avaient reçu au salon. Je revois ce petit homme timide qui avait du mal à trouver sa place dans une grande maison bourgeoise, assis sur un grand fauteuil. Il paraissait intimidé. Nous avons ensuite déjeuné avec lui.

Ce furent les deux seules fois, ma mère m’avait conté à son propos des faits que fort heureusement elle découvrit sur le tard avoir été quelque peu inventés par sa propre mère, qui avait chargé le baudet. Ma mère sut de la bouche de son père sur son lit d’hôpital la vérité sur ses origines, sur les motifs et circonstances de la séparation de ses parents, et put nous transmettre un peu tard l’histoire.

Elle apprit après, et moi avec, que son père avait été un grand résistant de la première heure, des 1939, à Clichy. Et que ce fut dans ce réseau qu’il fit la connaissance de ma grand-mère, qui également je connus à peine mais dont je me souviens – elle mourut, j’avais deux ans et quelques..

Tous deux reçurent la plus haute distinction a la Libération, ma mère a conservé les deux documents affichés dans son couloir, elle est à raison extrêmement fière de son père, elle peut. Fille de deux grands résistants, quelle belle revanche.

Résistants mais détestant les honneurs, très discrets l’un comme l’autre. Humbles, des gens simples, artisan pour lui, homme timide. Un vrai héros et un homme simple. Combien j’aurais aimé connaitre cet homme, le questionner à genoux, lui demander de me conter… Ce qui ne fut fait depuis je me le fais dans ma tête, je lui parle parfois, à ce grand père inconnu.


La magie des réseaux sociaux a fait que fort récemment une des filles de son second mariage m a trouvé et depuis nous échangeons. Elle me livre des bribes qu’ici je ne veux révéler en hommage à sa légendaire discrétion. Chaque nouvelle m’émeut incroyablement. C’est comme un passé enfoui qui surgit par petites touches et me frappe au cœur. Je dois tant à mon autre grand père, et me voilà qui découvre le second et tisse de nouveaux fils … Le temps accordéon …


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