samedi 15 juillet 2017

50 ans de cinéma SF, de 2001 à Ghost in the shell - Avant propos


1968 marqua la naissance de l’Occident libertaire tel que nous le connaissons. Et vit la sortie du chef d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001 l’odyssée de l’espace, véritable énigme que bien des exégètes jusqu’à nos jours tentent de décrypter.

Le cinéma de science-fiction et d’anticipation, et plus largement la culture d’anticipation, qu’elle soit littéraire (Orwell, Huxley, Alain Damasio ou Francis Berthelot chez nous…) ou BD (Bilal, Moebius…) tend à la société, sous l’angle le plus souvent du divertissement ou de l’Entertainment, des clefs de lecture et de compréhension de ce qui va advenir à partir de ce qui est. Ces œuvres, parfois fort distrayantes, parfois fort complexes à appréhender, sont nées de l’imaginaire d’artistes fort au fait des choses de ce monde, qu’ils s’essaient de traduire afin de pouvoir être reçues à défaut d’être comprises par le public le plus large possible.
C’est le rôle des artistes, des grands, des authentiques, que de créer des ponts entre leurs savoirs et leurs intuitions et tous leurs contemporains. Sans les effrayer bien sûr, sans forcément se montrer trop lisibles, trop faciles à comprendre : car de l’effort du décryptage dépend la conquête de la liberté, celle de savoir, de percevoir et de comprendre.

Ces cinéastes dont je me propose d’étudier les œuvres sur 50 ans, de 1968 à 2017, ont j’en suis persuadé absolument tout compris de ce monde, que ce soit intellectuellement, en termes de savoirs ou par le biais d’intuitions. L’intuition, née dans la glande pinéale, est cette faculté à percevoir le réel sous le masque trompeur des apparences, à le percer à jour. C’est un œil de clairvoyance, un troisième œil qui ouvre le canal de l’inspiration, laquelle ne s’explique pas de manière rationnelle : en état d’inspiration, l’esprit, ouvert en grand comme une fenêtre sur le monde, reçoit des messages et des images qu’il retranscrit fidèlement. L’auteur, cinéaste, peintre, écrivain ou dessinateur, transcrit alors en état second, tous les créateurs inspirés le savent et le vivent.

Le prisme à partir duquel je vous propose de me suivre dans ce voyage d’un demi-siècle au cœur d’œuvres pour la plupart extrêmement populaires (la saga Star Wars, les Terminator, les deux saga Alien et Prometeus, Avatar, les 3 Matrix, Blade Runner… ; les œuvres de Lynch, Kubrick, Cronenberg, Tarkovski, Zulawski, Christopher Nolan etc… jusqu’au récent Ghost in the shell) sera celui des origines, à savoir la lutte originelle entre Bien et Mal. D’un côté les Saintes Ecritures et donc la Bible et les enseignements théologiques, de l’autre les connaissances accumulées (que bien des cinéastes pré cités et initiés connaissent) à propos de ce grand foutraque qu’on peut qualifier de « Monde occulte » - à savoir l’accumulation des travaux et réalisations des Lucifériens (Illumimati, Haute Franc Maçonnerie et sociétés secrètes, sectes occultes, Elite Mondialiste etc…).

De très nombreuses œuvres ont été produites et réalisées au cœur même de ce système, dans l’usine à rêves hollywoodienne, celle-ci même qui tourne à plein régime du coté dit obscur de la force. D’autres au contraire, clairement dissidentes, récusées et refusées par Hollywood, en dehors. Ledit système accueille, accepte, promeut même nombre d’œuvres et d’artistes œuvrant contre les plans funestes du serpent de la Genèse : la malice est dans les gènes reptiliens, et il convient toujours d’ouvrir ses portes à ceux qui sous l’intention d’éveiller participent malgré eux à la promotion de la thèse inverse.

Des incursions chez les slaves Tarkovski (russe) et Zulawski (polonais d’origine)seront utiles pour offrir au lecteur le point de vue alternatif, foncièrement anti occidental et pétri de foi que la culture des pays de l’Est porte en son âme. Ces deux Dostoeivski modernes qui ont laissé derrière eux des œuvres absolument renversantes ont tracé une route aux antipodes du divertissement et réalisé des films extrêmement complexes, pour ne pas dire à rebrousse-poil de tout ce que le grand public accepte. Ils complèteront par leur singularité comme leur absolue dissidence le champ du cinéma d’anticipation principalement US.

Je ferai, pardonnez m’en, l’impasse sur le cinéma asiatique, que je connais mal ou peu, tout du moins pas assez bien pour être en mesure comme pour le reste de l’intégrer au cœur d’une analyse temporelle en perspective.

Un premier billet donc sur 2001, puis un pour chaque décennie, des 70 à nos jours. Bible dans la main gauche, littérature ésotérique dans la droite – ou l’inverse. Voilà la proposition, voilà le voyage que je vous propose cet été. Relire ou revoir ces œuvres sous cet angle, et au travers tacher ensemble de décrypter notre monde, l’intentionnalité des artistes et le sens de leurs messages cryptés.

A suivre…


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