mardi 7 mars 2017

Paraguay my love

Voyageur au Paraguay arpentant les rues d’une ville plutôt importante à quelques cent quatre-vingt kilomètres de la capitale, je vis comme si j’étais au choix Brad Pitt – pour les adultes - ou Casimir – pour les enfants. 

Ici les touristes sont si rares que le spectacle que nous offrons est tel que les regards et les sourires accueillants précèdent et accompagnent nos pas ou que nous allions. Parfois certains bloquent, viennent nous questionner, nous regardent avec perplexité comme des bêtes curieuses. Que venez-vous donc faire parmi nous demandent-ils. Quand je leur réponds que non, nous ne venons pas faire bêtement du tourisme mais bien vivre avec eux et découvrir comment eux vivent pour nous enrichir, ils hallucinent.

Les paraguayens sont le peuple le plus doux qu’il m’ait été donne de connaitre. Encore préservés du consumérisme car enclaves au centre du continent entre des pays bien plus connus et visites, ils bénéficient de cette tranquillité qui les préserve de nos excès. Ce qui compte tenu du taux de croissance qu’ils connaissent – 14/100, 5 points de plus que la Chine – comme du nombre d’investisseurs occidentaux ici présents pour se faire des couilles en or ne devrait hélas point durer éternellement. En attendant cette société traditionnelle ou le maitre mot est TRANQUILO donne de lui-même le visage d’un peuple épanoui, accueillant et foncièrement bon et heureux.

En leur présence je retrouve le meilleur de l’humanité. Cette douceur, cette lenteur, cette générosité, cette simplicité. Ecolières en socquettes aux visages radieux, grand-mères rieuses au pas lent, jeunes gens sans casques chevauchant des motos de marques et ralentissant à ton passage pour te sourire. Ces gens-là ont tant à nous apprendre, ils sont ce que nous avons égaré. C’est pourquoi ici nous posons bagage et nous attardons à faire et à vivre comme eux, au ralenti, a réapprendre à ne rien faire, à ne pas courir, à ne jamais hausser le ton, à prendre et à vivre la seule chose que nous ayons et que personne ne peut ni ne pourra jamais nous enlever.


Le temps qui nous est donne.

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