jeudi 6 février 2020

NEOM - chapitre 34



Il ouvrit un œil le premier. C’était dimanche. Youssef et Mustapha étaient étendus l’un contre l’autre, nus. Il devait être quatorze heures, leurs ébats avaient duré jusqu’à l’aube.

Il se leva sans faire de bruit, commanda un café au Première Génération, fila prendre une douche, se recouvrit d’un short de sport, retourna avaler son café à la cuisine, et demeura songeur.

« Jolis moments ! fit la voix. Que de plaisirs conjugués !
-       Etonnant …
-       C’était beau à entendre et à voir …
-       Vous avez vu ?
-       Je vois ce qui advient avant que cela advienne.
-       Ne me dites rien de la suite alors !
-       Sinon qu’elle est riche.
-       Merci ».

Il s’observa dans le miroir du réfrigérateur.

« Vous pensez quoi de ces deux … ?
-       … instructeurs … ?
-       D’un genre spécial.
-       Ils accomplissent à merveille leur mission ! ».

Son cellulaire vibra. C’était Ali.
« Bonjour vous.
-       Hello vous. Dis, communication non sécurisée !
-       Ok compris.
-       Je t’en fournirai un autre rien que pour nous deux.
-       Parfait.
-       Tu as bien fait.
-       De … ?
-       Tu sais bien.
-       Ah ils t’ont … ?
-       Ben non. Je prêche le vrai …
-       Malin !
-       C’était comment ?
-       En un mot  - surprenant !
-       Tu m’étonnes ! Content pour toi. Sens-toi libre, sois heureux. Rien ne peut me faire davantage plaisir.
-       T’es … Pfiou, je sais pas quoi dire
-       Ben, dis rien !
-       Ca va toi ?
-       C’est ma fête ici. Les neuf autres ont appris, pour nous. Je te dis pas les réactions. Ils sont sur le cul. Première fois que je prends l’ascendant. Leur com. à eux est basée sur du faux, en permanence. Là, je fournis de la sitcom, et en plus c’est pas en toc. Bref, j’ai tiré sans le savoir la couverture à moi, ça m’était jamais arrivé. En haut lieu ils sont fascinés, ils leur ont fait la leçon, du genre, vous aussi, bougez-vous, on a besoin de gouverneurs populaires, pas de robots qui lisent des prompteurs.
-       Pas mal dis donc !
-       Tu me portes chance, Julian. Que demander de plus !
-       Vivement mardi !
-       Tu me rejoins ou je t’envoie … ?
-       Je suis un grand garçon !
-       Ca j’avais cru le comprendre. C’est dimanche, tu bosses pas ?
-       Ouais.
-       Attends-toi demain à ce que ton chef te convoque. Ils vont ouvrir le coffre à breloques.
-       C est-à-dire ?
-       Surfer sur ta notoriété et le récupérer pour Mantra en somme.
-       Je ferais pareil à leur place. Ça ne me dérange pas.
-       Ça te sert au contraire. Tu vas prendre du galon et du champ sur les missions de base.
-       On verra bien
-       Les deux zèbres ?
-       Ils pioncent. Putain d’étalons !
-       T’as vu ca ? Des maitres !
-       M’ont épuisé !
-       Attends-toi à ce que dès le réveil ils remettent le couvert fissa ! »

Julian jeta un bref coup d’œil dans le salon et retint un rire.

« Tu crois pas si bien dire ! Ils viennent de se réveiller, et c’est déjà reparti.
-       Eclate-toi bien Julian. Faut que je te laisse. Visite du Temple ce soir. Pense fort à moi.
-       Je … Promis oui !
-       A la revoyure beau gosse. Et prends garde à ton joli minois. Je te laisse ».

Julian raccrocha, s’avança dans le salon.

Les deux hommes s’enlaçaient, épris de douceur l’un envers l’autre.

Il s’avança vers eux, ôta son short, se positionna au-dessus d’eux. Posa son pied sur le visage de Youssef, puis en un sourire articula.

« Ya de la place ou vous faites ça entre vous ?



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