mardi 11 février 2020

Manu Maniste Grand Sauveur des Handicapés




C’est donc un appel à une mobilisation intergalactique ! Notre bon Emmanuel a clos ce mardi 11 février depuis son palais la très attendue “conférence nationale du handicap”, quinze ans jour pour jour après la loi majeure de Jacques Chirac sur le sujet.
“ En parlant du handicap, nous ne parlons pas d’une politique publique, d’une cause, mais d’un projeeeeet profondément républicain. Nous parlons de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être ”, a-t-il lancé à la cantonade la narine pleine à craquer devant un parterre de micros et de caméras complaisantes. Et dajouter non sans grandiloquence avec un style canapé rouge de Michel Drucker “ La vie digne et la vie libre c’est aussi l’accessibilité. Ce sont des souffrances, des humiliations quand on ne peut pas prendre le bus parce qu’il n’est pas aux normes, entrer dans un commerce ou entrer dans une administration dans laquelle on doit se rendre pour défense ses droits ”.

Cest beau, la compas-sion ! Même notre bon pape François naurait pas su dire mieux !

Des promesses plein sa besace et de jolies déclarations pleines de guimauve ! Les grosses ficelles démagogiques de Macaron à quelques semaines des municipales, trop fort ! Sympa de sa part de se mettre - un peu tard, de vous à moi - sur le créneau o combien porteur et consensuel des handicapés, et une fois encore de faire la dame patronnesse, après avoir sucré tant de subventions au profit de ses amis les nantis à des tas dassociations et nous avoir fait exploser les statistiques de la pauvreté ... Aurait-il oublié que ses propres forces de l’ordre en ont créé ex nihilo un certain nombre, d’handicapés, à propos desquels le moins que l’on puisse dire c’est que l’expression de sa compassion fut quelque peu inexistante ? Les gilets jaunes estropiés par la milice de sa Majesté auront donc bientôt droit à un monte-charge pour aller sans se fatiguer dans les escaliers chez le juge, merci dy avoir pensé !

Bon, on a compris que ça fait partie du nouveau plan de com la face méconnue de la poupée Chucky du petit télégraphiste des banksters. Après avoir (sans rire) déclaré en 2017 éradiquer les SDF de nos rues puis sauvé la planète en 2018 avec les résultats que l’on connaît, Manu rétropédale, bifurque à 360 degrés et en un bel écran de fumée essaie de se faire passer pour un grand humaniste et de reprendre la main en mettant ses mocassins à gland taille 41 dans les immenses barques de Chirac, la sincérité en moins. Ce super menteur de Chichi, paix à son âme, avait tout de même quelques indéniables valeurs humanistes. Son piteux successeur, après un début dannée catastrophique sur tous les plans, essaie une nouvelle fois de le singer, après son risible numéro zozotant à Jérusalem et la reprise des pièces jaunes par mamie. Lui, le président des ultra-riches qui découvre, la tronche dans les mines de sel de l’impopularité, la douleur du handicap, laissez-moi rire ! Quelques jours après avoir sermonné ses godillots LREM en leur demandant de faire preuve de davantage – je cite Eborgneur 1er – dhumanité envers les parents ayant perdu un enfant, ça sent la réunion de crise tupperware avec sa bande de mormons, Griveaux, Sibeth, Marlène et les autres, et la leçon de Dame Brigitte sur loreiller.
-       Faut reprendre linitiative Chouchou, arrête un peu la schnouf et fais-leur un plan verveine, à ces gueux, allume donc un contre-feu ! Attends voir … Les violences faites aux femmes, lantichmitichme, la lutte contre la peste brune et le rachichme, lAmajaunie qui brule, les photos de nuit avec les SDF, les clins dyeux appuyés aux transgenres et aux tarlouzes, tout ça on a fait, alors y reste quoi en stock ?
-       Ben les freaks, Bibiche !
-       Ok, va pour les handicapés, chouchou, je técris le speech, répétition demain sans faute avant lheure du gouter !

Accélérateurs de particules inégalitaires et grands amateurs de matraques, nos amis les banksters, ces grands bienfaiteurs de lhumanité, nont de cesse que de se draper de temps à autre sous les oripeaux de belles et nobles causes, histoire de se faire mousser et de se repositionner lair de rien dans le camp du Bien. Ces grands abonnés aux galas de charité et aux Fondations philanthropiques dégoulinantes de bons sentiments qui ne jurent que par la petite Greta, le greenwashing et les migrants et déboursent des milliards défiscalisés pour sauver Notre Dame ont le chic de faire déplacer des caméras à demeure et de lire au prompteur des discours aussi soporifiques que ceux des vainqueurs aux Césars où ils promettent tout voire davantage avec des trémolos dans la voix, éradiquer la faim dans le monde et sauver les écosystèmes, lutter contre le sexisme et lhomophobie dès la maternelle, et mobiliser les bonnes âmes pour permettre à celles et ceux que la vie a malencontreusement doté dun handicap de se sentir membre à part entière de ce fameux monde inclusif qu’ils nous chantent avec leur belle novlangue orwellienne. En clair, ces fabricants dexclusions en tous genres et de handicapés sociaux qui ces derniers temps ont créé les conditions de galère pour de futurs retraités ou chômeurs nous la jouent juste après à lenvers en se métamorphosant en grands samaritains défenseurs de la veuve malentendante et de lorphelin cul de jatte dans des Téléthon médiatiques où ils ne débourseront bien entendu pas un radis.

Le prince du En même temps qui tandis qu’il casse nos gueules et nos droits les plus fondamentaux tache de se refaire une virginité sur le dos des handicapés en leur promettant la lune à quelques semaines de se prendre une dérouillée de râteaux électoraux dans nos petits bourgs, qui à part Christophe Barbier et Patrick Cohen sera dupe ? Plus cest gros plus ça passe, confiait parfois rigolard notre bon vieux Chirac, un as de la démagogie qui sassumait comme tel non sans panache avec une verve contagieuse. Avec ce Pinocchio de salon sorti des cartons de la maison Rothschild dont le visage au regard de glace suinte le mépris par tous les pores, le décalage entre l’handicapé du cœur qu’il est et ce qu’il énonce est tellement abyssal qu’on en aurait presque de la peine pour lui. Te fatigue pas pour des prunes, Manu, on a compris !


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