samedi 29 février 2020

La comédie absolue de la réforme des retraites



Une réforme/régression imposée par les GOPE de l’Union Européenne. Une de plus, et pas la dernière. Qui va en mettre un paquet de plus dans la misère à terme sur fond de plus de 9 millions de pauvres en France, dont tant et tant de personnes âgées ayant travaillé toute leur vie mais qui ne peuvent plus se nourrir normalement en 2020.

Des opposants à ladite régression qui maintiennent leur désir de demeurer dans ladite Union
Européenne vu que sortir de l’UE, électoralement et médiatiquement parlant, ça équivaudrait d’après les sondages et l’état d’une opinion qui rejette encore le retour à la souveraineté pleine et entière à leur mort politique. Et qui continuent à nous faire croire qu’une fois élus ils parviendront à transformer l’Etoile Noire de l’intérieur.

Un Macron-candidat qui prend des engagements sur le sujet des retraites qu’il rompt après son élection sans vergogne.

Une interminable et inutile comédie de concertation avec des syndicats cousue de fil blanc pilotée par un homme dont les conflits d’intérêt avec le monde de l’assurance privée pullulent.

Le patron d’un énorme fond de pension US reçu sitôt Macron élu à l’Elysée en grande pompe puis décoré en tout début d’année de la Légion d’Honneur.
Une grosse entourloupe autour de la question de l’âge pivot qui fait rentrer dans le rang le plus Pinocchio des syndicats.

Un texte dont le caractère amateuriste et ni fait ni à faire est dénoncé par le Conseil d’Etat, ce qui ne change strictement rien.

Des mensonges à tout bout de champ du gouvernement un à un démontés et qui donnent lieu à la répétition ad nauseam de ses mantras sans jamais aucune réponse sur le fond des lièvres soulevés.

Un flou artistique absolu sur la question du financement comme du montant des pensions à terme que tout-un-chacun peut espérer.

Une réforme universelle prétendument merveilleuse sur le plan social qui au fil de l’eau multiplie sous la pression de corps sociaux pouvant déstabiliser le pouvoir de miraculeuses exceptions.

Des manifestations record sur lesquelles le pouvoir s’assied et envoie ses forces de l’ordre matraquer aveuglément.

Un matraquage médiatique ahurissant qui reprend les éléments de langage du pouvoir.

Une opposition parlementaire qui multiplie par milliers des amendements bidons conduisant à ce que le débat ne puisse avoir lieu sérieusement. Et qui pousse effectivement la majorité à utiliser le 49.3.

Un passage en force que Mélenchon et les siens dénonceront bien entendu comme une atteinte inadmissible à la démocratie et aux parlementaires. Sachant qu’ils ont tout fait pour qu’on en arrive là.

Un RN comme toujours aussi peu présent et actif, sauf à la TV.

Un président qui réfléchit déjà à l’étape de casse sociale suivante et qui se sera bien gardé de se mettre en avant sur le sujet. Préférant surfer sur la démagogie en trompe l’œil en multipliant les discours creux avec sa prétendue lutte contre l’islamisme radical et son prétendu engagement écologique.


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