mercredi 26 février 2020

Bande de tisémites ! (extrait de MACARON ET LES CANARIS - sortie mars 2020)



80 tombes profanées dans un cimetière juif en Alsace. Le retour de Carpentras, la veille des marches du 19 février à 19 heures contre l’insupportable montée des actes antisémites en France.

74% de plus en 2018 qu’en 2017, nous serine t-on à longueur d’antenne, le chiffre en effet en soi fait frémir.

Tout racisme est évidemment à proscrire et est condamnable. Notamment, cela à mes yeux ne fait nullement question, l’antisémitisme. Un terme auquel je préfère de beaucoup et substitue celui de judéophobie, tous les juifs n’étant pas sémites et beaucoup de sémites n’étant pas juifs, les palestiniens notamment.

74% d’augmentation d’actes judéophobes d’une année sur l’autre, donc. Ceci étant posé, réfléchissons sereinement.

Si on ramène ce pourcentage de 74% en unités comptabilisées, on passe de 300 en 2017 à 500 en 2018. Sachant que l’on comptabilise non pas des actes antisémites avérés – c’est-à-dire prouvés être de nature anti sémite après enquête – mais des plaintes déposées, autant traitées que non traitées par la justice et qualifiées comme tel lors des dépôts de plainte par les plaignants eux mêmes.

Ce qui n’est pas exactement la même chose. Un restaurateur de la rue des Rosiers mettant le feu à son propre établissement pour toucher la prime d’assurance, et s’abritant derrière un acte antisémite, rentre donc dans cette logique de comptage. Après tout, ça s’est déjà vu, et pas quune fois, cette entourloupe ! Souvenez-vous, un exemple parmi tant d’autres, cette histoire de la mythomane du RER D. Une fille prétendument agressée par des judéophobes parce que juive. A l’époque, les médias avaient tartiné à chaud une semaine durant sur ce même sujet de l’antisémitisme, avant de timidement rétropédaler, sans faire aucun mea culpa.

Ce chiffre de 74 % … On omet de rappeler la forte baisse des actes en question en 2016 par rapport à 2015 et 2014. On était alors passé de 800 actes entre guillemets à … 300 ! Je n’ai pas souvenir en 2016 d’une campagne médiatique sur la baisse significative des chiffres liés à la même cause nationale.

Bref les chiffres, quand on n’a pas le thermomètre dans les mains, on les agite quand on veut et on leur fait dire ce qu’on veut.

Ajoutons 80 tombes juives profanées. Carpentras, souvenez-vous, même histoire. Une marche avec Mitterrand qui défila en tête de cortège, Le Pen et ses nazillons désignés comme coupables, plus jamais ça etc. Sauf que Le Pen et le FN, les épouvantails de service habituels, l’enquête le prouva bien plus tard, n’y étaient strictement pour rien. 
On peut donc avec le recul prudemment préférer à cette excitation politico médiatique qui flaire bon l’instrumentalisation et la diversion la simple application du principe de précaution et l’attente que toutes les enquêtes soient effectuées et que tous les coupables soient désignés par la justice pour se forger un avis éclairé sur la réalité de cette terrible augmentation des actes antisémites en France.

Avant les 80 tombes et les 74%, nous avions eu droit à une multiplication en un temps record de tags antisémites, à l’arbre d’Ilan Halimi, enfin à trois excités qui avaient aspergé de noms d’oiseaux notre cher philosophe adepte du racisme décomplexé envers les noirs, les arabes et les antillais que je ne vous présente plus.
Ça fait beaucoup en très peu de temps, et depuis, le soufflé est mystérieusement retombé comme par magie.

Finkie a désigné Soral, l’islamisme et l’extrême gauche, bref ses têtes de turc de toujours, comme les véritables coupables de sa prétendue agression, et refuse de porter plainte. En parallèle, son compère BHL, toujours dans la nuance, désigne les canaris dans leur globalité comme ayant l’antisémitisme au CŒUR de leur démarche.

Nous y voilà, BHL a finalement parfaitement résumé le baratin culpabilisateur et évidemment mensonger que l’oligarchie nous ressort au moment où ils n’avaient plus trop de munitions. Le grand débat débile de Macron fait un flop, la liste bidon des Gilets Jaunes s’auto-flingue, les canaris ont boudé le cirque Hanouna, leurs pseudo représentants un à un se font de plus en plus démasquer dans les manifs et sur les réseaux, les sondages bidons sur la cote de popularité de Manu en hausse font se gondolier les gens, bref, rien ne prend.

Donc antisémitisme et chaud ananas, le tube star maison censé mettre tous les canaris au garde-à-vous. L’accusation d’être du côté obscur de la force. Le truc qui met tous les partis d’accord, Madame Le Pen incluse, sur le dos des gueux à qui on fait un cours de morale accéléré. Bande de vilains fascistes, sales chemises brunes, au secours la peste revient, à moi la République !

Alors tels des petits pois recouverts d’un brassard bleu blanc rouge, nos sympathiques et désintéressés élus s’en vont dans les rues chanter les belles valeurs de la République Française, défenderesse de cette communauté que certains organes censés la représenter enfoncent chaque jour en la victimisant à outrance pour se faire mousser sur son dos.

Le quidam de confession juive de base est devenu le dindon de cette farce ripoublicaine. Lui, comme tout-un-chacun, n’aimerait rien tant que vivre paisiblement, il a les mêmes problèmes de pouvoir d’achat que les manifestants en jaune fluo, d’ailleurs il se mêle à eux, ce qui est normal, c’est un français au même titre que tous les autres. Sauf que le CRIF et la LICRA en ont décidé autrement, et les politiciens et les chiens de garde médiatiques tout autant.

Non, tu n’es pas comme tous les autres, tu es à part parce que de telle confession, d’entrée de jeu ta copie on te donne la moyenne d’office.

Quelle belle manière que de les désigner, eux qui n’ont rien demandé, comme les chouchous de la maitresse, qu’automatiquement certains vont détester. S’il fallait résumer la désastreuse conséquence de l’instrumentalisation de la judéophobie ce serait ça. Sous couvert de victimiser certains, parvenir au résultat inverse tout en se faisant mousser sur leur dos.

Nos Pinocchio s’en vont défiler avec un missel de bien pensance sirupeux et une histoire de la seconde guerre mondiale à colorier sous le bras. Etoiles de David et croix gammées, on n’en sort pas, ils ne le souhaitent pas. Parler d’avant hier permet de taire ce qui en 2019 fâche. Donc marches puis diner au CRIF de la marionnette Rothschild, tweets à foison et grandes envolées pleurniche recopiées sur celles des marches précédentes.


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