jeudi 20 février 2020

Avant propos de mon prochain livre : Macaron et les canaris



Il avait promis une révolution, un renouvellement de fond en comble de la vie politique. Il prétendait être l’incarnation du nouveau monde - rien que ça. La presse, réunie dans une suspecte unanimité de classe, nous chanta des mois durant sa geste avec des trémolos dans la voix. Chaque jour, on le qualifiait de nouveau roi de l’Europe, de chef des progressistes, de sauveur de la planète. On vantait sa jeunesse, sa modernité, ses talents de communicant, de manager. Lui même alla jusqu’à s’auto qualifier de Maitre des Horloges, puis, sans rire, de Jupiter.
Un an et demie durant, depuis les quatre coins du monde et de l’hexagone, ne mettant tel un enfant roi surpuissant guère de filtre dans son expression publique, il lâcha, régulièrement, ses méprisantes saillies sur une partie plus que significative, en fait majoritaire, de ce peuple de France qu’il tenait pour des riens et des moins que riens, silhouettes se confondant à ses yeux dans l’anonymat des gares à des rebuts de la société marchande, alcooliques, fainéants, séditieux, illettrés, fumant trop, coutant un pognon de dingue. Totalement décomplexé, le poulbot de la maison Rothschild ne s’interdisait alors rien.
Jusqu’à ce que, par dizaines de milliers, ces gueux de la France péri-urbaine, ceux qu’il ignorait, ces déclassés tirant en silence la gueule de plus en plus depuis au moins deux décennies, se rappellent à lui. Et cassent en deux son jouet.
Ceux qu’affectueusement j’appelais les canaris sortirent donc de leurs cages, se rassemblèrent sur des ronds points dans nos provinces, puis dans d’immenses manifestations. Les taiseux de toujours, victimes de cette mondialisation heureuse de la start up nation incarnée par le banquier d’affaires Emmanuel Macron, s’étaient enfin réveillés. Quelque chose s’était soulevé depuis le ventre du pays, qui depuis ne s’est point rendormi.
Ce mouvement que j’analysai, avec quelques autres, comme ayant été possiblement créé et mis en avant par l’oligarchie pour semer les germes de la discorde et de la guerre civile et donc conduire à l’instauration de nouvelles lois liberticides, fut telle la créature de Frankenstein dans un certain nombre de ses actions incontrôlable, et échappa à ses instigateurs. Loin d’être sots, certains de nos canaris, dépassant après quelques mois les figures mises en avant de ces agents de crise qu’étaient leurs soit disant représentants médiatiques et ne se laissant récupérer par aucun parti et aucun syndicat, quittèrent le vase clos de la seule problématique du pouvoir d’achat et de la réécriture d’une nouvelle constitution ne remettant pas en cause le système, à savoir la république française et ses affiliations réelles. Sur les réseaux et entre eux, ils échangèrent, s’informèrent par eux-mêmes, partagèrent, et finirent, tels les Gilets Jaunes Constituants que je salue, à soulever puis comprendre un à un les sujets majeurs, à débusquer les vérités cachées, à désigner les tireurs de ficelles tout en haut du castelet, à tacher de décrypter les codes d’un système faussement démocratique, et à commencer à imaginer un autre monde. Pédocriminalité des élites, sexualisation des enfants, réseaux de pouvoir souterrains commandant les politiciens, création des dettes iniques et asservissement économique des peuples, institutions supranationales contrôlées par le pouvoir de l’argent, dangers mortifères de la 5G, des vaccins, des compteurs dits intelligents ou de l’intelligence artificielle, pillage des ressources de l’Afrique et enjeux pour l’élite des vagues migratoires, dessous des cartes des guerres au Proche Orient, camps FEMA, guerres bactériologiques, rôle de Big Pharma, projet du nouvel ordre mondial, propagande des médias, fausses oppositions contrôlées, tous les sujets majeurs, un à un, furent creusés puis peu à peu mieux compris. A ce jour, l’effort d’éveil des consciences continue et se propage lentement mais surement, l’esprit consumériste recule, des initiatives de démocratie locale et de retour à la nature en communauté se multiplient.
Accusés de tous les maux, traités de mille noms d’oiseaux par les politiciens de la majorité et leurs serviles perroquets médiatiques, violentés et mutilés par les forces de l’ordre de l’état comme jamais on ne le fit avant dans la Vème république, et condamnés avec une sévérité implacable par une justice aux ordres, nos amis les canaris ne courbèrent point l’échine après des mois et des mois d’insurrection et d’acharnement à leur encontre. On les crut (y compris moi au tout début, qui avais eu quelque difficulté à voir dans leurs premières actions, sinon le fait de se réunir sur des ronds points et de libérer leur parole, du bon pour eux, avant de découvrir ravi les effets positifs engendrés par un certain nombre d’entre eux) au bord de l’épuisement mille fois, mais non. Ceux-là ont compris que ce n’est pas Macron qu’il suffit de destituer, mais bien tout le système qui doit tomber. Système dont Macron n’est qu’une simple marionnette, probablement une de ses toutes dernières cartouches. Et ce sont eux, ces inutiles selon Macron et ses sbires, qui dans un beau sursaut reprennent un à un le drapeau de leur liberté.
Celle des êtres souverains.


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