jeudi 28 mars 2019

Manu au Club Dorothée



Bientôt fini ! Manu s’apprête à ranger ses crayons couleurs et les PowerPoint de son Grand Débat auquel 9 français sur 10 conviés ont décliné l’invitation, et dont statistiquement furent ou se sont exclus à la fois les jeunes et les pauvres, ce qui entre nous fait du monde. Tandis que les petits pois LREM se sont mis en ordre d’En Marche et pour les européennes et pour les municipales, avec deux ou trois sorties du parc Matignon à prévoir, le Monsieur Loyal des soucis de ses concitoyens termine son road show sur fonds publics en allant rencontrer une cinquantaine de moufflets triés sur le volet en Maine-et-Loire. Et imiter Jacques Martin dans L’école des fans. Laissez venir à moi les petits enfants !

Les plus vieux – dans leur tête – et les plus jeunes. Voilà ce à quoi se réduit la macronerie, auxquels il convient d’ajouter, était-ce besoin de le dire, les plus riches, les plus corrompus et les recalés d’Afflelou croyant encore, eu égard à l’absence de lunettes sur leurs yeux malades, que le printemps peut encore se penser deux ans après l’élection de la créature de nos amis les Rothschild.

Donc un public d’enfants, entourant le gentil chef des tireurs de flashballs, lesquels ont pu s’exprimer le plus naturellement du monde sur les méchancetés qui les entourent et auxquelles par quelques formules bien pensées notre sensible roitelet, aussi empathique que feu Jean-Luc Delarue, et aussi crédible que Cyril Hanouna face aux victimes de la mondialisation, a répondu sur l’air d’une chanson douce que me chantait ma maman.

“ La personne à qui ça arrive, il faut premièrement qu’elle n’ait jamais honte et qu’elle le dise”, a-t-il lancé avant d’insister sur la responsabilité des personnes qui entourent le harcelé. “Quand on voit ce genre de choses, il faut le dénoncer. Il faut aider celui qui est seul, que vous voyiez le harcèlement dans la cour de récréation, hors de l’école ou sur les réseaux sociaux. Il faut le dire à vos parents, à vos enseignants, c’est essentiel.” 

Manu répondait d’une salve à une ribambelle de bambins se plaignant de harcèlement scolaire – un enjeu MAJEUR de ce quinquennat pour Minions - et de harcèlement sur les réseaux, une toute petite fille lui confiant en hésitant qu’un méchant garçon lui avait demandé une … photo d’elle sur Instagram. La petiote n’ayant pas précisé de quel type de photo il s’agissait.

On se croirait revenus aux beaux jours de la flamboyante campagne du si mal élu, pendant laquelle, sillonnant les terroirs, il s’en allait tel Casimir enfiler les gloubiboulga face à des foules extatiques. Bloqué sur le plan de la maturité au tout début de l’adolescence, ce freluquet pour lequel le concernant tout interdit est par essence impossible vu que tout est du – il n’a jamais eu qu’à se baisser pour être distingué par les puissants auxquels depuis toujours il s’identifie – n’est jamais autant à son aise que face à un parterre d’enfants aussi sages que lui, lesquels comme lui font peu la différence entre leurs rêves et la réalité. L’ennui c’est que Manu est censé avoir quarante ans passés, et que face à des adultes pas acquis à sa cause, à part pérorer, Sa Majesté Empereur des Moucherons ne sait guère y faire.

Décidément ce pouvoir, tout du moins certains membres du gouvernement comme son chef, sait admirablement utiliser les schtroumpfs en se faisant filmer en gros plan, et en prenant une voix toute mielleuse, tels avant Macron notre sémillante Marlene et ce cher Castener. Ces as de la matraque et de l’intolérance sirupeuse se muent en acteurs de Disney Chanel et se font plus niais que Shirley Temple et Mickey Rooney réunis. On ne saurait leur faire remarquer qu’avant eux tous les plus sanguinaires dictateurs, d’Hitler à Staline, tâtaient eux aussi pour leur image de la charmante tête blonde aux moments dits critiques. Commencer un Débat national pour naïfs face à de vieilles édiles serviles et l’achever chez Guignol avec Dorothée et Chantal Goya, ça s’appelle une promenade de santé.

Il existe donc des parents pour qui l’utilisation de leur progéniture afin de mettre en scène ceux qui sans hésiter ont décidé à la fois l’inoculation de 11 vaccins on ne peut plus toxiques et l’inclusion de l’éducation sexuelle au plus jeune âge ne pose aucun problème de conscience. Mon fils, la chair de ma chair, face au Roi avec ses petits copains et ses petites copines, tous assis en demi cercle dans un simulacre de démocratie participative – vite, montrer la séquence aux voisins !

Ce jeune cénacle, en tout cas, aura été pour notre altesse o combien contestée une véritable cure de jouvence. Sourires mignons, clins d’yeux, petits mots susurrés – ont-ils été payés ces enfants ? -, et distribution de bonbons à la fin – quel soulagement après ces mois de violences que cette assemblée paisible ! Les petits choux, nous dit-on, auront été charmés par leur hôte, lequel une fois n’est pas coutume arborait une tête de Joseph Ange Gardien. La guimauve de Macaron, en dessous de dix ans, vu que les taxes, les impôts et les allocs on est pas encore en âge de, ça se digère fort bien !





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