dimanche 15 juillet 2018

La fausse mort de Schengen



Le ministre des affaires étrangères espagnol annonce la mort de Schengen probable du fait que trois pays européens, la France, l'Allemagne et l'Italie, c'est-a-dire pas les moindres, ont rétabli du fait de la crise migratoire la surveillance de leurs frontières.

En apparence, il y a donc les accueillants à bras ouverts qui tels l'Espagne laissent un Aquarius rentrer dans ses ports et les autres. Parmi les autres, dans les faits, il n'y a plus les droite dure à la Orban contre les généreux à la Macron ou Merkel, mais bien ceux qui surveillent ou referment les frontières ou limitent de plus en plus les entrées.

La question migratoire devient donc une ligne de clivage brute ou actes et discours ne vont pas nécessairement dans le même sens. Accueillir mille migrants dont on ne sait que faire n'est en rien généreux, financer sur place, c'est-à-dire dans les pays d'origine de quoi leur faire passer l'envie d'un voyage risqué vers un El Dorado en trompe l'œil le serait. Ce n'est évidemment pas l'avis d'un Bernard Kouchner, ce qui avalise ce qui précède.

La déferlante migratoire financée par ce bon Monsieur Soros apparaît bien comme la question européenne la plus cruciale, car elle porte à la fois sur la culture de chaque peuple, le devenir de chaque nation, la capacité pour l'Union Européenne de demeurer à peu près debout sur ses deux jambes. Et aussi l'humanisme le vrai, pas celui des grands discours décalés de la réalité qui contraignent des associations et des européens ayant du cœur à tenter sans succès de colmater les brèches avec du sparadrap.

Une armée, des frontières et une monnaie, les trois piliers d'une nation, nous l'indiquent, les nations en Europe n'existent plus. L'OTAN a commencé à casser le premier pilier, Schengen a fendu le second à la base et l'euro a détruit le troisième. On peut donc dire sans faire preuve de pessimisme que le concept de nation en Europe est hors-sol, ce n'est plus qu’une idée,  un souvenir, et ce quelles que soient les orientations politiques prises par tel ou tel de ses membres. La résistance hongroise est à comprendre au travers de ce prisme, ou l'idée de nationalisme est remise sur le dessus par Orban, lequel Orban, contrairement à toutes les âneries qu’on lit ici ou là n est en rien d extrême droite – sa politique économique pro libre échange le plaçant au contraire au centre-droit de l'échiquier, c'est-à-dire exactement là ou est Macron, question migratoire mise de coté.

Quoique … Car le monarque de l'Elysée, dans les discours, milite pour davantage de migrants mais dans les faits depuis son élection – et c'est tant mieux, sauf que ca ne durera guère – se montre extrêmement pingre. L'Aquarius il avait dit non, le bateau suivant son Altesse a daigné accepter quelques petites dizaines, à installer loin de ses fenêtres d'ailleurs.

Le retour sur investissement de Soros est une donnée non négociable, le tireur de ficelles c'est lui. Nos marionnettes financées par les élites – Orban et Macron donc, ainsi que Merkel, le ministre de l'intérieur italien tonitruant, les Le Pen, bref tous sans exception – orchestrent de faux désaccord et cachent leurs cartes. Les vagues sont financées pour créer une invasion progressive et donc diluer les identités culturelles. Tout en préparant les conditions d'une future guerre civile. Tel est le plan, le reste n'étant hélas que de l'écume … 


2 commentaires:

  1. Ce tableau est très réaliste.
    Malheureusement... dois-je ajouter.

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  2. Bonsoir Christophe décalage obligé pour une Europe debout sur ses deux jambes voyons son président chancelent lui sur ces deux jambes pathétiques tout est dit, nous sommes dans le purin.

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