mercredi 2 mai 2018

1er mai, que fait la Préfecture de Police de Paris




1er mai, un brin de muguet, le joli mois de mai …

Comme chaque mai, nos syndicats, la plupart, nos travailleurs, disons un paquet, se préparent. Banderoles, cotillons, revendications, capuchons pour la pluie éventuelle, fanions … Dans les rues du centre de Paris, vers la Bastille et ailleurs, les forces de l'ordre se mettent progressivement en place, comme chaque année, bien veiller à ce que … en ce joli mois de mai.

Le cortège se lance et slance, les slogans de la CGT se font entendre, sont repris par les militants. Aux fenêtres des appartements parisiens, certains bourgeois, certains adeptes du monarque en place, observent ces hordes, de gueux ou de bonnes gens c'est selon. Les rangs sont serrés, ca sent parfois la merguez, ca fait bon enfant ca bloque certes la circulation, pratique pour aller faire ses courses au Carrefour Express, mais bon, c'est la coutume, une fois par an. Et puis c'est toujours mieux que la Fete à Jeanne d'Arc avec Marine et Jean-Marie !

20 000 manifestants annonce la Police, 55 000 retorque la CGT …

Depuis la place de la Bastille et d'ailleurs, sous l'œil, comment aurait-il pu en etre autrement, des policiers sur le terrain, sortent de dessous terre des types en noir avec des sacs à dos, qui communiquent entre eux et prennent le chemin de la manifestation qui a commencé vers 15 heures. Ils s'y rendent à pied, sans se cacher, se passent des coups de fil, on peut les voir, ils ne sont pas par paquets de cent, plus dispersés que ca bien sur, mais le théatre des opérations étant sous surveillance maximale, impossible qu'ils passent inapercus.

D'autant que ces black blocks – la police nous sortira d'un chapeau le chiffre de 1200 qu'elle n'aura pas commencé je suppose à calculer à compter de l'incendie du Mac Do – avaient prévenu le coup de force à venir, nos forces de l'ordre, leur hiérarchie surtout, était prévenue. En dépit de, les gentils casseurs – 1200, une paille, plus de un vingtième des manifestants d'après les chiffres officiels – sont laissés librement aller et venir et prendre comme sur un champ de bataille leur position.

Jusqu'au TOP DEPART.

Partie vers 15h, la manifestation a très rapidement changé de tournure, bloquée par la présence de quelque 1 200 « black blocs » recensés par la préfecture de police, sur les 14 500 personnes venues hors cortège syndical. 

Face aux affrontements et dégradations, les forces de l'ordre ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et au moyen de deux lanceurs d'eau. De nombreuses dégradations ont été commises sur le trajet, dont un restaurant McDonald's saccagé et plusieurs véhicules brûlés. Rassemblés autour de banderoles comme « Premiers de cordée, premiers guillotinés », les militants encagoulés criaient « Tout le monde déteste la pólice » ou encore, « Paris, debout, soulève-toi ».

Des banderoles sorties d'on ne sait ou au passage …

Le secrétaire national du syndicat Unsa Police, David Michaux, dénonce des « failles » dans la gestion de la manifestation.

« Les consignes, pour la plupart du temps, étaient d'intervenir rapidement dès lors qu'il y aurait des mouvements. Là, le problème c'est que l'ordre n'est pas venu tout de suite. Il a fallu attendre le feu du McDonald's pour que l'on commence à avoir des consignes», déplore le syndicaliste interrogé par France Info. Des individus cagoulés ont en effet saccagé un restaurant McDonald's près du pont d'Austerlitz.

« Les " black blocks " avaient déjà annoncé depuis longtemps qu'ils voulaient entrer en confrontation avec les forces de l'ordre », explique-t-il, rappelant en outre que la stratégie de gestion des débordements ce 1er mai a été décidée par la préfecture de Paris, et non par les CRS.

Donc la Préfecture de Police … de Paris. Stratège gribouille censé protéger une manifestation, les citoyens, les voitures et commerces, et qui à en croire ce syndicat policier est dans le viseur. Des coupables qui annoncent leur forfait d'avance, que l'on laisse pénétrer les lieux et commettre un incendie avant de faire le métier de base d'une hiérarchie policière à savoir donner une consigne appropriée.

Vers qui se tourne t-on, de quoi parle t-on ce jour, réclame t-on la tête du Prefét de Police … que nenni. On parle d'anarchistes, de … zadistes – ah bon … -, de milices d extrême droite – la novlangue Mélenchon. Bref on fait peur au petit peuple de France, on tance les extrêmes comme souvent, on sort les discours rétrogrades, on se moque de cette pauvre CGT qui a vu sa fête quelque peu gachée. D'Autralie Macron condamne, Collomb fronce les sourcils etc …

On omet de dire l'essentiel. L'Etat a gravement failli sur une mission régalienne. Compte-tenu de ce qui précède la question de l'intentionalité à dessein n'est pas déplacée. Car les corps intermédiaires, les revendications des travailleurs, la contestation sociale, tout ca une nouvelle fois est passé sous le tapis.

Un joli mois de mai qui commence bien …


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