vendredi 6 avril 2018

La boursoufflure Macron



«Ce que me dit Macron me passe au-dessus, Macron est un pantin de la politique de Trump contre le Venezuela»
 «Il est en train de détruire la France. Macron a été mis à la tête de la France pour faire office de tueur à gages, Macron est un tueur à gages de l'oligarchie financière chargé de détruire les droits sociaux du peuple français», a ajouté Nicolas Maduro. «Nous aurons des élections, nous aurons des résultats et il y aura un président légitime du Venezuela et je me fous de ce que dit Macron ».

En lexique de joueur de tennis ca s'appelle avoir un sacré revers ! Et une parole couillue ! Voilà, bien parlé, Nicolas Maduro, c'est très bien de remettre le débutant de l'Elysée – dix mois seulement d'expérience politique, jamais élu que Président dans une campagne ou tous les moyens financiers, médiatiques, des services secrets et autres cabinets noirs ont tout fait pour l'élire à la place des francais, lesquels rappelons-le ne lui avaient au premier tour accordé que 10% du corps électoral c'est-à-dire rien du tout.

Sauf que depuis son sacre devant l'épouvantail FN, le coquelet au CV fort parlant – grands corps d Etat, soutien et courte échelle d'Attali, deux ans grassement payés chez Rothschild, un an et demie conseiller économique de Hollande puis Monsieur Bercy avec la pathétique politique de l'offre et les funestes lois travail, un bien beau bilan ! – se prend pour un grand professionnel. S'en va donner des lecons de morale à la terre entière. Humilier un dirigeant africain dans son propre pays. Faire le kéké devant Poutine à Versailles – la galerie des Glaces lui sied bien. Se pousser des coudes ici et la pour être sur la photo. Faire le médiateur entre Erdogan et les kurdes, lequel Erdogan lui a presque raccroché au nez. Jouer au grand défenseur de la planète. Faire une interview ridicule avec Delahousse. Expulser du russe parce que ca fait mode. Débarquer avec son lit de camp et un service de presse dans un Saint Martin dévasté. Recevoir tous les lundi à l'Elysée à diner des cohortes de courtisans. Faire des selfies ici et la. Jouer a Pierre et le Loup. Se maquiller pour 26 000 euros. Dépenser un bras pour Madame son Epouse tout en augmentant la CSG pour les retraités. Mettre une kipa mais refuser tout signe religieux à l'enterrement de Johnny.

Tout ca en dix mois ! Et c'est loin d'être fini !

Dieu sait si j'exécrais Sarkozy et Hollande, mais je leur reconnais par comparaison a minima d'être des pros de la politique politicienne. Macron, lui, est un parfait débutant qui aligne les énormités et les aneries et étale son ego à tout bout de champs devant un parterre de vieilles badernes médiatiques en pamoison 24 heures sur 24. Un souffle de prétention, d'inculture – pour un gars qui se vante d avoir été l'élève de Paul Ricoeur, on se dit qu'il n'a appris la véritable histoire que pour mieux apprendre à la travestir – et de morgue. Donneur de lecons à la petite semaine, ce coquelet dressé sur ses petites pattes lisant les petites fiches Powerpoint écrites par la Maison Mère Banque d'Affaires internationale et brieffé au plus près par son épouse ancienne professeur de théatre semble en être au 1er volume des exercices de cas pratiques de l'école jésuistique. Tout inverser, toujours emberlificoter, dire blanc puis noir, penser printemps en quatre saisons sur un air de Vivaldi, lacher ci et là quelques remarques empruntes de mépris pour ce petit peuple qu'il exècre, et se mirer dans le miroir du vide qui l'habite en poussant quelques trémolos.

Son ancien employeur le baron David de Rothschild, homme fort distingué, nous avait dressé le portrait du personnage ainsi que la raison de l'avoir directement nommé associé lors d'un entretien ou, dit-il, il fut absolument subjugué. Le métier de banquier d'affaires consiste à admirablement enrober la promesse de vente et de ne pas hésiter à dire à l'autre ce qu'il a envie d'entendre tout en se gardant bien de montrer ses cartes. Tel est dans le monde des affaires du haut de bilan le secret de la réussite, et le jeune Emmanuel à ce jeu de dupes était à 33 ans déjà un expert.

Reconnaissons-lui ce talent ou plutot cette compétence en un monde ou mentir est la clef et ou les tireurs de ficelles sont bien entendu les Rothschild et leurs pairs. Et ajoutons qu'en géopolitique et en diplomatie le jeu n'est absolument pas le même, on ment certes jusqu'au moment ou la realpolitik exige qu'on mette cartes sur tables. Ce que le petit débutant ne sait évidemment pas faire tant la déformation – je dirais la programmation mentale – fut profonde.

Nous avons à la tête de l'Etat un poulbot en 1ere année d essai pour un CDD de 5 ans élu avec 10% du corps électoral, qui prend ses ordres à l'étranger, pond du discours ou plutot le joue tout en disant blanc un jour, gris le lendemain et noir le surlendemain. Qui s'en va tous les deux jours faire son intéressant sur les tréteaux avec ses costards griffés et ses coups de becs – parce qu'il a un sale caractère en plus, supporte difficilement la contradiction l'enfant roi ! Nous la joue storytelling, je dors quatre heures, je travaille beaucoup, je ceci, moi moi cela. Se fait cirer les mocassins à glands par toute une presse soumise pour ne pas dire vendue – sans parler de la télé. Se prend de temps à autre une bonne mandale bien méritée par tel ou tel de ses homologues.

Comme le dit si bien Maduro dépèce tel un serial killer notre pays et nos droits sociaux.

Et par dessus le marché se compare à Jupiter en personne dont il serait j'imagine sorti de la cuisse !

Pareille boursoufflure de l'ego laisse, plus que pantois, hilare. La France Macron est devenue une sorte de Benny Hill à l'Elysée avec le monarque dans le role du petit papy rigolo dont Benny Hill – nous – tapotait la tete avec ironie. Parce que voyez, cet être ridicule, parfaitement ridicule qui se dit nous représenter et nous tue à petits feux, cette marionnette de l'oligarchie effectivement castée pour ses dons de prestidigitateur, nous apparaît à nous francais, êtres intelligents et adultes, comme un guignol d'opérette tout juste bon à se prendre des coups de batons sur la tete par Gnaffron.


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