mardi 6 mars 2018

50 ans de cinéma SF - Prometheus



Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.

Prométhée ou le mythe paien du Titan voleur de feu. Pour ce 1er volet prequel à la saga Alien, son créateur originel Ridley Scott s'en va débusquer tel un fouilleur des secrets galactiques dans la mythologie les origines, c est-a-dire la genèse, la notre, non seulement celle de l'humanité, mais celle de l'ensemble des civilisations peuplant l'univers. Et envoie après un prologue ou Prométhée se dresse tel un géant en quête de sens face au précipice un équipage composé de scientiques et d'androides au berceau meme, sur cette étrange planète ou se terre dans les sous sols de grottes labyrinthiques le nid de cette Mère Alien. La ou le Mal couve et est couvé.

La compagnie détentrice des fonds et tireuse de ficelles de l'équipage les envoie depuis notre planète Terre directement dans le cœur du Loup en pleine conscience. Ses secrets sont partagés par l'humanoide David, lequel la représente et se tient à distance tant des visiteurs sacrificiels que de la Bête. Il s'agit bien pour les puissants qui nous gouvernent d'épouser le mythe paien de la connaissance et de ramener sur terre le feu. Afin de s'en saisir et de faire mettre un genou à terre à ce Dieu qu'ils défient jusqu faire prendre à l'ensemble de sa création un risque inimaginable, celui de l'extinction pure et simple. Car si la Bête est sous quelque forme que ce soit, vivante ou sous la forme de son ADN, ramenée sur Terre, alors nous savons qu'elle aura raison de tout être vivant et donc de tous les humains.


Jouer avec le feu jusqu s y consumer. Tel est l'aventure de la connaissance, cette connaissance issue de l'arbre de la genèse que l'homme Dieu sortant de la machine se donne pour but. Flirter avec la Bete jusqu s y confondre, aller directement dans son nid, tacher de l'apprivoiser, elle la sauvage, elle qui n'entend qu'une et une seule chose, tuer, massacrer, éviscérer, car Alien c est ca, un passager sourd fait de métal et de dents prêtes à jaillir pour transpercer la cage thoracique, baver de l'acide et bruler l'enveloppe charnelle sous un déluge de souffrances. Rien, dans cette Bête, qui puisse être dompté. Et c est bel et bien cela, cette quête avide de destruction sans possibilité de résistance qui attire les financeurs assoiffés de cette étrange lumière. Une lumière proprement luciférienne.

Evidemment que ce brulot hautement symbolique et si apre à décrypter pour les profanes ne plut pas, tant s en faut, aux éxégèses un tant soit peu limités dans leur savoir que la saga précédente. Ridley Scott et son scénariste, celui de la série Lost, ne s'adresse pas tant au grand public qu une infime minorité de ses spectateurs, ceux qui possèdent à la fois une culture mythologique, historique et géostratégique et une connaissance pointue de ce qui actuellement se joue et se noue à notre insu.

Dans ce nouveau chef d'œuvre paranoiaque, son meilleur film depuis l'immense Blade runner, loin de reprendre une franchise, il catapulte en un opéra d'ombres et de fureurs sa proposition initiale sortie en 1979 et la replace au cœur de l'histoire de toutes les civilisations.

Juste avant le point de bascule …



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire