lundi 5 mars 2018

50 ans de cinéma SF - Le jour d’après



Science fiction, non, quoique … Anticipation OUI ! Roland Zemmechis, habitué aux blockbusters catastrophes pachydermiques – Indépendance Day ou 2012 – surprend avec ce Jour daprès étonnement posé, une des rares réussites de ce cinéma catastrophe de type Apocalypse pour bientôt.

Ici le climat – les thèses sont au nombre de deux.

Lofficielle, celle que semble défendre le film, le réchauffement climatique, la couche dozone, les obsessions de ce cher Bill Gates etc. Ce que montre le film va à lopposé du réchauffement, vu que lhémisphère nord et notamment New York, revient à lère glacière.

Donc lautre thèse, celle des complotistes, le fameux projet HAARP de la CIA et des autres grandes puissances, basé sur larme climatique, la dérégulation par ondes du climat. Créant – comme dans le film … dont lhabillage scientifique fait quelque peu sourire, mais on est dans une super production – des tsunami, ouragans, tornades, glaciations – tiens, tiens – et tutti quanti.

Le but de la manœuvre quand cest dirigé sur un pays est d obtenir ce qu’on veut sans faire la guerre. Sur l ensemble du globe cest la guerre des 1% contre tous les peuples, dépopulation et consorts, pendant que lElite elle se marre.

Donc tout est sans dessus dessous, les survivants se baladent dans un NYC désert et tachent de survivre, on trouve meme un bateau russe échoué, image dune grande poésie, que fait-il donc bien la ce bateau, mystère …

Fiction certes, mais crédible, ce qui fait la force du film. A force de jouer aux apprentis sorciers lhomme moderne surpuissant peut soit volontairement soit involontairement – on ne joue pas à Dieu avec le climat et la nature sans que celle ci et celui là … - flirter avec la ligne de lextinction des espèces, humaine comprise.

Le happy end obligatoire des superprods hollywoodiennes exige que ca se finisse pas trop mal, bon, ya quand meme eu quelques centaines de millions de mort, poor Paris, eh oui comme dans les prophéties en deux coups de cuillère rasée de chez rasée avec limage cent fois vue de la Tour Eiffel qui surnage groggy du chaos. Et puis cette bonne vieille statue de la pseudo Liberté, elle aussi elle fait peine à voir, on se demande vers quoi son bras se tend avec la Nueva York en mode Reine des Neiges …

Le jour daprès a ce mérite insigne que de nous faire partager une vision possible à défaut d être réelle dun conditionnel futur, et de le faire avec des images puissantes, de celles qui restent gravées. Un désert de glace, une petite file indienne qui survit et avance pas à pas, comme des flocons sur une mer sans horizon. Un peu de poésie dans ce futur de brutes. 


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