mardi 6 mars 2018

50 ans de cinéma SF - Interstellar



La planète Terre se meurt par trop de pollution et de gaspillage des ressources naturelles. Cooper est un ancien de la Nasa. Veuf et soucieux de l'environnement, il essaie de mener une vie normale auprès de ses enfants à la campagne. Pendant ce temps, les autorités ont découvert un tunnel cosmique qui permettrait de trouver une nouvelle planète, susceptible d'accueillir les humains. Cooper doit laisser sa famille et prendre les commandes d'une navette. Dans ce voyage périlleux en dehors de la galaxie, il est accompagné par deux autres explorateurs, Brand et Doyle. Conscients de l'importance de leur mission, ils ne sont pas sûrs de rentrer vivants...

« N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit », disent ces vers solennels de Dylan Thomas qui invitent à « s’enrager contre la mort de la lumière ». Et sont comme le phare de Cooper et de son équipage dans cette quête de l'espace et du temps pétrie d'émotion. Cette mission de cinq années guidée par l'optimisme – il s agit bien suite à la destruction de la Terre en tant que planète habitable – de trouver dans les recoins de la Galaxie une nouvelle habitation pour les humains afin de poursuivre ailleurs la VIE.

Quête humaniste ou les personnages de l'opéra du cinéaste de Memento et de Inception incarnent une aventure aux frontières de la technologie et de la spiritualité. Et ou l'émotion, les émotions, surnagent et s'exposent sur un écran immense.

Lyrique, le film s'en va convoquer Newton et Einstein, invite à croire en nos rêves et à se transcender par amour de l'humanité et amour tout court. L'œuvre est donc en ce sens une aventure qui puise son inspiration dans la ou les foi.s. En l'humain, en son cœur, en son intelligence, en son intégrité. Il s'agit de sauver, se sauver, se dé-chainer, se désenclaver. Partir au plus loin et au plus profond pour se retrouver et se réinventer, et le faire avec cœur et avec foi, en appréhendant courageusement les épreuves, en le faisant humblement telle la petite créature de son créateur tout puissant.

Les personnages d'Interstellar sont le contraire de nos puissants, ils demeurent modestes et en même temps font montre d'un stupéfiant courage, ils appréhendent l'inconnu tels des enfants émerveillés capables aussi de trembler devant le danger. Ils vont au charbon et leurs imaginaires leur font davantage que les prouesses technologiques ouvrir des portes qui sont aussi des portes intérieures, les dernières scènes du film, stupéfiantes, l'attestent.

Film sur la foi retrouvée et sur la salvation, Interstellar marque en profondeur tout en faisant rêver ses spectateurs. Crois, redeviens enfant, rêve, élève-toi suggère et sussure Dolan. Tu verras – nous serons tous sauvés.


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