lundi 5 mars 2018

50 ans de cinéma SF - Avatar



Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.

Dernier film de fiction à ce jour de James Cameron, Avatar fit dès sa sortie l’objet d un véritable culte auquel je ne parvins jamais à me lier, tant à mon sens le scénario et les dialogues de ce bijou visuel constituaient une régression par rapport aux grandes œuvres du cinéaste, les deux Terminator, Abyss ou Titanic. Cette plongée dans l’irréel au travers d un voyage sur la planète Pandora avec une civilisation en communion avec Dame Nature me parlait en profondeur, quête spirituelle oblige, mais de façon trop adolescente, trop caricaturale sans doute dans sa critique quelque peu lourde de l’impérialisme US et sa dévotion à l’écologie baignant dans le New Age.

Il n’empêche que sur le fond le film – dont d’après certains on risque d attendre éternellement les 4 suites … - touche juste, et réveille en chacun de ses spectateurs leur propre avatar rêvant de revenir à Pandora, d’en extrader les envahisseurs et de redevenir purs en tournant le dos à ce monde avide de matérialisme et de violences.

L exploitation d’autres planètes pour préserver l’équilibre de celle qu’on habite, où on est tout en haut et qu’on a soi-même massacrée, est le propre de nos Elites, celles qui veulent mettre la main sur ce paradis qu’est Pandora. C’est aussi le plan des faucons de Washington au proche et au moyen Orient. C’est ce qu’ils ont fait et continuent de faire en Amérique Latine. Les habitants de Pandora, ce pourrait être les habitants de la Forêt Amazonie. Et Pandora c’est quelque part aussi chez nous, non seulement sur le globe mais en nous mêmes …

Il est amusant de noter que notre air est de leur fait a eux les puissants devenu irrespirable en bien des endroits, et que de facto l’air pur de Pandora ne peut être respiré par une créature humaine. Et que ce soit la technologie qui permette – contre tout ce que nous observons des nouvelles technos, de ce à quoi elles sont utilisées par qui on sait- le retour à la source, à la nature.

On peut donc en déduire, ce que suggère le film, que l’avatar est l’être intérieur et l’être une enveloppe humaine remplie d’illusions déposées par d’autres, par ceux qui manigancent. Assez logique dans un monde, le notre, ou tout est inversé …

Quête spirituelle donc, quelque peu naïve, adolescente certes. Mais quête de sens et d’éveil qui explique l’adulation et mérite en tant que telle notre respect.


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