vendredi 29 septembre 2017

Brigitte Macron : du savoir-vivre, messieurs-dames, trop demander ?


Macron, je ne vous la fais pas. Mais sa femme … Est-ce utile ces sarcasmes misogynes à n’en plus finir, cette vulgarité, cet étalage public d’irrespect et de mauvaises éducations auquel tout un bon peuple certes sur les nerfs s’adonne ? En quoi est-ce que cela grandit ? Et surtout, mais qu’a-t-elle bien fait pour mériter ça ? L a-t-on entendue parler politique, tenir des propos discourtois, se montrer tel un paon dans nos lucarnes à tout bout de champ ? A-t-elle quelque politique ambition ? Et que savons-nous vraiment de ses idées ? Rien.
Attaquer les personnes, non. Qualifier des comportements, dénoncer des politiques, manifester ca d’accord, c’est le jeu. Mais ayons au moins le savoir-vivre minimum pour respecter les personnes, surtout si elles n’ont pas de rôle aux manettes et se taisent, ce qui est le cas de Brigitte Macron.
Alors oui, ses robes, ses tenues, le décolleté truc, franchement, à tant gloser et ricaner sur ces futilités vous vous mettez au niveau de Gala. J’ai lu quelque part que Macron était dans la vie un homme introverti faisant peu part de ses émotions, contrairement à son épouse qui elle semble être une bonne vivante, ce que je sens en effet en regardant d’un œil distrait les photos et films officiels. J’ai également lu que son talon d’Achille à lui c’était les railleries au sujet de son épouse. Qu’on ne compte pas sur moi pour me mêler à cette meute j’ai horreur de ça, j’ai eu une éducation impeccable et je ne confonds pas tout, je n’ai rien d’un barbare de quelque couleur que ce soit, ni racaille ni voyou col blanc.
Pour moi le combat n’est pas politique mais bien au-dessus, la politique c’est une discipline subalterne et totalement truquée, j’ai toujours dans mon job œuvré (collabore dans le cadre de contrats sans être rattaché donc dépendant de …) pour les boss et fui les seconds couteaux, pas toutes les manettes donc pas intéressant, pas assez pour moi, de toute façon tout est déjà écrit d’avance alors tous ces théâtres d’ombres je m’en lasse vite, zéro rebondissement, du sitcom et du jeu de rôles et de dupes, chiant.
Je vous le dis tout de go, leur vie privée ne m’intéresse pas, ce n’est pas le champ d’observation et encore moins d’attaque que je choisis, il y a tant à dire sur le essentiel que perdre encre et salive la dessus ne parait stupide et parfois indigne. Donc respect aux individus quels qu’ils soient, je puis parler avec mon ennemi, aller souper chez lui, dire mes désaccords et même plaisanter avec lui autour d’une bonne table avant de reprendre ma route.
Lui, le numéro 8, je perçois aussi les qualités de l’homme, évidemment, qui n’en a pas : de la fraicheur, de la vivacité d’esprit, de l’humour, un cote assez fluide dans les échanges, de l’élégance évidemment dans son monde, et puis un regard qui passe du froid au quelque peu candide parfois. Le mec pas fini, entre post ado en homme à costard qui marche vite avec la veste sur l’épaule. Et puis (je me reconnais à cet âge précis qui est le sien) un vertigineux besoin de séduire qui est comme une limite car jamais il ne peut lâcher prise. Avec moi toutes ses manip échoueraient les unes après les autres, mais vu le tempérament je me garderais bien de l’attaquer frontalement, je titillerais histoire de poser la différence de maturité et de ne pas le laisser dérouler un numéro que je vois arriver avec vingt minutes d’avance (si je n’ai pas interviewé mille Macron dans ma carrière…). Je lui ferais le coup après l’avoir laissé faire son numéro au début que je faisais à ces postulants Financial Controller et lui dirais : bien, Manu tu as réussi brillamment la 1ere phase de l’échange qui est celle de la séduction, maintenant passons en mode authenticité. Je le regarderais avec un sourire discret sans un mot et laisserais le truc venir… Possible qu’il n’en sorte rien, allez savoir, les surprises parfois …
Le mépris est l’arme des faibles, l’empathie et la compréhension des êtres une martingale. Tout être n’est jamais blanc ou noir, chacun avons deux anges sur deux épaules, et nous ne sommes pas juges, au mieux spectateurs ou acteurs d’un jeu en forme de trompe l’œil. Perdons cette sale habitude de dénigrer, de ricaner, encore plus d’injurier. La politique menée par Monsieur, pour laquelle il est un Fondé de pouvoir et rien de plus OUI, attaquons-la, désossons-la, allons dénicher le sens des choses sous les plates formules, et ôter le vernis à 26 000 euros sous le masque de celui que malicieusement je qualifie de Jupiparterre ou de Poulbot 1er, ou encore de Rote Child. Il n y a dans ces rosses traits d’humour vachard aucun irrespect, je n’aime pas l’irrespect, la mauvaise éducation, la beauf attitude, le coté franchouillard qui crache sur un poste de tv allumé en permanence. Si le couple vous énerve au point de perdre nerfs et savoir vivre alors allez faire un tour dehors.
Si vous voulez qu’on parle individus c’est à dire les personnes Macron (parce que ce sont avant tout des personnes faut-il rappeler cette évidence), de leurs prénoms Brigitte et Emmanuel alors je dirais ceci. Je ne les connais pas. Comme recruteur à haut niveau de cadres je reconnais en lui uj financier de haut de bilan c’est- à dire un technicien - de haut vol mais seulement un technicien -froid comme la lame, maitrisant le verbe mais sujet à des emportements car à l’intérieur pas complètement adulte, il faut aller dans son sens, ne pas le contredire sinon il explose, voilà ce que je vois. Quant à elle une femme posée, qui tient son homme, maitrise sa vie et qui sait se tenir et qui s’assume et qui tient face aux moqueries avec une forme de détachement qui m’est sympathique. Quant au couple eh bien ma foi il faut être aveugle pour ne pas voir qu’entre eux il y a de l’amour, un respect de lui envers elle, une envie de protection et d’apprentissage d elle vis-à-vis de lui. Ce qui ma foi me va et en même temps ne m’intéresse guère et les regarde eux.
Il va de notre honneur que de savoir respecter nos adversaires y compris si eux ne nous respectent pas ou donnent clairement par leurs propos ce sentiment, ce qui est clairement son cas a lui et jamais à elle. Etre ordurier ou mal élevé, mettre ses pieds sur la table, beugler, invectiver, bref faire preuve de violence avec les mots c’est participer à ce qu’on dénonce, et c’est se mettre au niveau de la division – c’est à dire exactement là ou l’Elite et ses serviteurs a envie de nous mettre.  Souvenons-nous de cette pauvre Marine Le Pen comme elle fut nulle à force d’agressivité (aucune maitrise de soi, argumentation absente, attaques permanentes infantiles : jamais elle ne fut aussi mauvaise, à croire qu’elle le fit exprès), par opposition on lui trouva des qualités qu’il n’avait peut-être pas à ce point comme on le voit depuis son intronisation.
Alors redevenons civilisés, et avec le sourire comme Nadine de Rothschild (eh oui je l’ai placée - parce qu’elle était fort drôle la Baronne, moi elle m’a toujours éclaté avec ses aphorismes et ses gloussements et ce petit œil qui frise et cette voix qui montait haut dans les aigus) : reprenons tous les manuels de savoir-vivre de notre chère Baronne.

Avant de lâcher nos pavés … entourés d’un mouchoir en dentelle cela va de soi.


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