vendredi 25 août 2017

Prenons de la hauteur ...


Prenons de la hauteur…

Enfant, tout petit, avant de savoir parler et de comprendre tu as assisté sans doute plusieurs fois à des scènes de violence entre tes deux parents. Papa buvait m’as-tu dit, maman était dépassée par la tournure des choses, en dépression  et surement hyper effrayée par rapport à toi qui étais si innocent et devais percevoir une chose assez traumatisante l’âge ou toute la personnalité, le socle de celle-ci, se forge. Car pour un bout de chou le monde, la vie, ce sont dans les deux trois premières années ses parents. C’est LE monde. Si soudain le monde de l’enfant devient hyper violent et sombre alors l’enfant ne sachant s’exprimer a deux choix.

-          Hurler jusqu’à ce que ses parents se calment et s’occupent de lui comme avant

-          Se renfermer dans une bulle hyper protectrice – se sur protéger – pour que cette horreur cesse. En clair FUIR en état de sidération et donc de terreur. Technique de survie.

Tu imagines le choix fait inconsciemment par toi. Cette bulle on la retrouve dans ta vie. Introversion, besoin de sortir de soi via le dancefloor et les pilules- sans la pilule tu es engoncé joues sur un mode social pur  et souhaites je m’en rappelle bien que l’autre te lâche et te laisse trouver ton rythme parce que trouver celui-ci demande du temps et une forme de lâcher prise pas évidente du tout. Une fois le truc gobé tu deviens enfin plus que cool et aimant, et pas qu’un peu.

Avec deux options. Le nounours de l’enfance –  en peluche, un must -. Ou un homme que tu aimes et dans les bras duquel tu te lâches enfin, mais cette fois sur un mode adulte.

Tu as choisi jusqu’ alors de rester en enfance, soit.

Flash back, Juin/2016. Remake du trauma répété a 1 an/1.5 an. Certes j’étais plus que traumatisé – par toi via tes sorties de terrain constantes qui rendaient ton attitude illisible et ton comportement blessant en permanence comme malgré toi. Et aussi bien sur par mes anciennes blessures qui ce soir-là sont sorties pour la plupart. Ma responsabilité porte uniquement sur la partie2. Ni coupable ni victime donc mais un enchaînement destroy involontaire – malgré chacun -  auquel j’avais voulu, remember, mettre un terme peu avant – ce que tu avais refuse.

Réaction normale d’un être subissant ca de son mec. Le calmer, lui dire calme toi tout va bien.
Or ce fut l’inverse, tu fus sidéré, effrayé, tremblant, totalement bloqué, je revois hyper bien la scène. Bulle surprotection 2. Le lendemain idem et a compter de, TOUTES tes réactions, ressentis, actes, propos, choix, obstinations, sidérations de cet hiver avec conséquences/ton pote – choix sur le plan de l’amitié comme de la logique en soi absurdes mais compréhensibles sous ce prisme – s expliquent. Mieux, se justifient. Se pardonnent évidemment.

D ou a peu de semaines du saut dans l’âge adulte, le même choix qui comme un balancier revient. Non pas l’un vs l’autre – les êtres concernés ou un autre des deux, même raisonnement. Mais enfance again/âge adulte. C’est à dire une explosion de la bulle par choix, un J’OSE, un JE QUITTE LA PEUR, je me détends, je refais le film etc… Et je –me- répare et m en donne les moyens pour mon bien. Je me remets en situation d’être fier de moi.

A mon sens compte tenu de l’importance du trauma vécu enfant + remake et conséquences que tu as si mal vécues cet hiver. Impossible à un moment de faire l’économie d’une thérapie même brève. Comme moi en 2016. Histoire d’évacuer le truc vraiment, le truc originel bien sûr et surtout. Notre histoire la mise en exergue et sert a ca notamment pour toi.

Sans cela deux conséquences fâcheuses

Sur le plan perso et amoureux. Ta problématique reste coincée au J’AI DE L’ATTIRANCE POUR UN MEC DE L’AGE DE MON PERE afin de trouver ce qui me manque ET de me venger de lui aussi. Problématiques inconscientes bien entendu. Totalement antinomiques. En clair comme tu le fis avec moi tu tends vers un but, me conquérir, tu y parviens puis après un Eden court tu créés les conditions d’un échec évident, refuses d’être quitté – je te dis je te quitte et l’enfant s’écroule en pleurs -, puis quitte dans des formes qui après te laissent un gout amer. Fonctionnement signifiant vie affective égale succession d’échecs.

Sur le plan du travail. Incapacité à faire face à la pression, à la violence, a la perversité et complexité des relations interentreprises avec hiérarchies, collègues, productivité  requise etc… Là aussi, tu te mets en danger à terme, forcément, vu la violence exprimée ou souterraine dans ce monde-là. Qui est très exigeant voire dur quand il paie convenablement et fait face à des objectifs capitalistiques débiles.

Ta méthode actuelle, la stratégie de fuite sous toutes ses formes, est donc dangereuse, c’est le chemin le pire, on ne peut échapper a sa vérité. Honte, regrets, remords, tout ceci est inutile, ce qui est fait est fait, ce qui fut vécu doit servir, sinon a quoi bon avoir vécu des choses si fortes pour n en rien faire, c’est l’assurance d’un remake plus tard …Froussard oui en effet, sacrément. Je dirais plus gentiment pas outillé, pas prêt, pas élevé dans ce sens-là mais a l’oppose, donc dur pour toi, dur de te remettre en cause, dur de tirer de l’expérience positive, comme si les épreuves glissaient sur toi, que ta bulle servait en fait à présent contrairement à tout enfant de poison et non de protection. Je me mets à ta place, pas simple. Mais va falloir un jour OSER. Pour ne plus être enchainé a ton passé et pouvoir apprendre à voler. La légèreté que tu souhaites est à ce prix et à ton âge on sait bien peu de choses …

Je te souhaite forcément bonne chance et te redis ma confiance. C’est à ta portée et le moment est le bon.




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